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Un ingénieur de qualité
Injuste ou pas, ce garçon a un autre avantage de par le métier qu’il exerce en tant que directeur d’une division du MIT (Massachussetts Institute of Technology) spécialisée dans la mécanique. De la sorte, il se trouve à la tête des technologies des prothèses. Son travail sur ce site contribue à améliorer les conditions de vie de millions de gens, depuis les victimes d’accidents vasculaires cérébraux jusqu’aux amputés. Dans cette recherche, il tire des avantages évidents pour lui-même puisque du fait de son activité, il a le loisir et les moyens d’élaborer pour lui-même les membres les plus performants. C’est à ce moment que le journaliste du New York Times intervint pour demander à des sociologues médicaux, spécialité dont j’ignore l’existence en France, les inconvénients des produits mis à la disposition des handicapés. Cette liste devint fort longue à mesure qu’elle se déroulait devant moi. Au premier rang de ces imperfections, se situent le prix élevé, la maladresse des gestes ainsi exécutés, inadaptés, inefficaces. Ce n’est pas autre chose qu’une paire de mâchoires montée sur une tige qui permet de prendre et de relâcher des objets qui se trouvent au sol ou sur une étagère. Une des difficultés de fabrication de ces dispositifs est qu’il ne sont pas fabriqués par leurs auteurs mais par des ingénieurs qui se concentrent plus sur les problèmes de la fonctionnalité à l’exclusion de tout autre avantage y compris celui de l’aspect extérieur, de la sensation qu’on éprouve à leur contact et du désir, bien naturel de vouloir s’en servir. Une autre difficulté dans cette histoire provient du fait que le nombre des inventeurs qui se consacrent à de tels projets est trop petit pour avoir des chances raisonnables de réussir à concevoir l’objet idéal.
Invention et handicap
L’auteur d’un livre récent sur ce sujet, Graham Pullin, vient de publier un ouvrage qui répond à ces questions sous le titre de « Quand l’invention rencontre le handicap ». C’est à ce moment que l’auteur en question se demande ce qui pourrait arriver si des handicapés et de ingénieurs confiaient la tâche d’imaginer une prothèse à des entreprises comme Apple, avec le risque inhérent que, comme cela se passe malheureusement trop souvent, les spécialistes chargés de la recherche et du développement de tels produits n’ont pas consacré assez de temps aux usagers éventuels pour pouvoir étudier chez eux quels sont leurs désirs, leurs besoins et leurs gratifications. Un exemple parmi tant d’autres est celui des méthodes de conception d’un appareil destiné à lancer un ordinateur capable de guider par la voix des aveugles. Lors de la mise au point de l’appareil, les inventeurs ont particulièrement étudié l’influence de la rapidité d’élocution des intervenants sur les capacités de reproduction du son en vue d’améliorer les performances de l’engin. Ils se sont aperçus finalement que ce travail était susceptible d’améliorer ses performances qu’il soit utilisé dans le cadre d’une aide aux aveugles ou simplement indépendamment de cette fonction. Si l’on considère les modalités de changement imposées aux chaises roulantes qui sont restées rigoureusement identiques depuis 1930, jusqu’aux années 1970, il faut se souvenir qu’un changement radical dans le concept n’est intervenu qu’à partir du moment où une association américaine de vétérans de la guerre est intervenue pour imposer un concept fondamentalement différent, basé sur des objectifs plus sportifs.
Sports et esthétique
A l’appui de ces inventions partiellement à but esthétique, on fait allusion au design de plus en plus varié et diversifié des lunettes dont certaines sont portées par des gens qui n’en ont pas besoin et qui les mettent sans verres optiques, uniquement dans le but d’impressionner leur entourage. Cette éventualité vaut aussi pour les prothèses auditives qui ne sont pas nécessairement portées comme objets cachés mais au contraire de façon ostentatoire comme l’est le qualificatif qui a servi à désigner certains objets religieux. Tout le monde n’a pas envie de cacher sa surdité qui pour certaines personnes est un objet d’identification et par conséquent ne requiert aucune manœuvre pour en déguiser l’apparence. A l’appui de cette hypothèse il faut se tourner vers une athlète américaine du nom de Aimée Mullins qui a été amputée des deux jambes. Son stock d’objets prothétiques se range dans ceux qui ressemblent à des lames de course qui ressemblent à celles devenues célèbres par Cheetah le fameux léopard qui a reçu sa gloire et sa célébrité par l’intermédiaire de la magie du cinéma. Une des histoires qu’elle se plaisait à raconter concerne la réflexion d’un de ses amis qui, la voyant arriver avec ses longues jambes fines, lui dit simplement qu’il n’était pas honnête de porter un tel accoutrement.
Faut-il aussi parler d’éthique dans le jeu dérisoire et tragi-comique des prothèses portées de façon plus ou moins élégante ou astucieuse par les handicapés échappés d’accidents dramatiques en temps de guerre comme en temps de paix ?
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. On s’est donc aperçu que les personnes qui avaient adopté, bien malgré eux, ce type d’existence, vivaient nettement moins longtemps que leurs concitoyens bénéficiant des avantages que confèrent les divers modes de protection privée ou publique fournis par la société pour offrir à chacun les moyens de mener une vie décente, l’assurance de voir les besoins élémentaires de l’existence et de l’existant satisfaits par la possibilité de jouir d’une demeure répondant aux normes minimales de la propreté, de l’hygiène, des températures, d’une alimentations suffisante même si, à coups de clameurs, on préfère actuellement insister sur la nécessité absolue de ressembler aux squelettes des mannequins plutôt qu’aux nus bien repus à l’instar des portraits et scènes de Rubens. D’où peut provenir la différence de longévité significative entre les personnes relativement bien nanties et les déficients en tous genres qui sont obligés de vivre en exclus, dehors et non dans les conditions normales d’un citadin du 21è siècle, correctement nourri, vêtu, et logé ? Ce que cette enquête montre c’est bien l’influence catastrophique du genre de vie sur le ressenti intellectuel, affectif et physiologique où les manques, les déficits, l’angoisse et le stress, la vulnérabilité jouent un rôle décisif auquel on ne s’attendait pas. Il s’agit d’un véritable cri d’alarme poussé par les épidémiologistes et statisticiens dont les responsables politiques, administratifs, associatifs feraient bien de tenir compte sous peine de revenir à l’âge de pierre, sinon à celui des cavernes, spécialement celle de Platon qui pose plus de questions qu’elle n’en résout. Faut-il se méfier des vacances, cette période bénie entre toutes qui annonce toutes les joies, les plaisirs de la détente, des retrouvailles avec un corps délabré qui se ride et rougit au soleil au risque de se parsemer de tâches indélébiles, parfois précurseurs de formes malignes, prônes à se transformer en mélanomes, ces formes de cancer dont la diffusion est rapide et les métastases redoutables. Sur la route des départs tant attendus et justement parce qu’ils le sont tellement et si intensément, les obstacles ne manquent pas de dresser sur les routes parsemées de policiers et gendarmes qui, de l’air et du sol surveillent les moindres écarts des engins à 4 roues pour vous les reprocher des semaines plus tard sous forme d’un permis de conduire rogné jusqu’à la désespérance et lacunaire jusqu’à la destruction puis l’anéantissement. Heureusement, le Pape est là qui se tient au courant des événements du monde, tout en passant ce temps de repos dans la nature entre musique et livres, comme titre « L’Osservatore Romano » du 15 juillet. Le pape est arrivé hier aux Combes, dans la Vallée d’Aoste, où il séjourne, pour la troisième fois et jusqu’au 29 juillet, au chalet des Salésiens, à l’abri des arbres d’un parc boisé où les habitants sont très hospitaliers et spécialement envers le pape : ils feraient n’importe quoi pour lui. Sa présence est un cadeau », a insisté l’évêque, qui fait partie de la famille spirituelle du bienheureux Charles de Foucauld. Est-ce que pour autant le Père de l’Eglise devenu son chef sera en mesure de protéger les enfants des assauts des petites bêtes que sont microbes et virus et qui pénètrent par tous les moyens dans les orifices supérieurs de la sphère ORL pour y déposer les prémisses d’une épidémie de grippe A crainte et redoutée au point de déclencher chez les responsables de la santé une contre-offensive faite de millions de vaccinations destinées à prévenir une endémie voire un épidémie capable de fragiliser les défenses des plus faibles et des plus vénérables. On avait autrefois, pendant la guerre d’Algérie, appelée par euphémisme les évènements d’Algérie vacciné les soldats du contingent contre l’épidémie d’hépatite qui se répandait en trombe dans l’armée dans le but et l’espoir de les protéger contre l’extension de la maladie. Le résultat en fut paradoxal dans la mesure où cette dernière explosa au lieu d’être éradiquée tout simplement parce que les aiguilles chargées d’injecter le liquide protecteur restaient souillées lorsqu’elles passèrent d’un sujet à l’autre. Cette triste fin marqua aussi la fin d’une prévention et le début d’une série de comas hépatiques qui tuèrent les jeunes recrues en quelques jours. Ceux qui réchappèrent de cette aventure eurent le droit de séjourner quelques jours dans un camp de repos de la côte méditerranéenne appelé Djidjelli. Un si joli nom pour une station aussi meurtrière.
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Des opinions
La doctrine chrétienne, les diverses philosophies, les dogmes et croyances de toute espèce ont coupé peu à peu la communication régulière du monde d’en bas avec son prototype divin et, par là même, avec les normes unanimement reconnues. Ainsi, l’homme est rentré en lui-même, le surnaturel, transporté dans un domaine purement intérieur, a cessé d’être un réservoir de forces vitales et de lois pour devenir une image, un regret ou un désir maladif, plus près de la superstition que de la vérité. Don Quichotte prend conscience de cette rupture qui, l’ordre ancien étant tombé dans l’oubli, passe tout à fait inaperçue autour de lui puisque l’absence de normes est devenue normale, mais le trouble au point de lui rendre l’existence impossible. C’est là le tourment de sa vie, et l’une des premières raisons, sinon la seule, qui motivent sa sortie. En sortant, en effet, Don Quichotte ne vise à rien de moins qu’à redonner une norme au monde anarchique de son époque, qui souffre sans le savoir moins de la faillite des modèles spirituels contemporains que de leur évanouissement, si l’on peut dire, dans une transcendance où ils sont devenus inaccessibles. Identifié avec le livre qui incarne à ses yeux l’ordre parfait, un ordre non point statique, mais agissant, capable de régulariser et de féconder le réel, il entend mettre fin à la séparation des choses visibles d’avec l’invisible qui est la maladie secrète de ce qu’il appelle l’Âge de fer. Ainsi, la littérature renouera les liens rompus entre le quotidien et le divin, autrement dit elle assumera par les moyens qui lui sont propres la tâche qui incombait jadis à la mythologie. Cet avis de Marthe Robert trouvera un autre écho, sans doute plus puissant, chez Michel Foucault qui a su profiter de l’occasion offerte par Cervantès pour mythifier son héros de toujours, le fou, chambre d’écho, d’écoute des malheurs du monde. Le fou, entendu non pas comme malade mais comme déviance constituée et entretenue, comme fonction culturelle indispensable, est devenu, dans l’expérience occidentale, l’homme des ressemblances sauvages. Ce personnage, tel qu’il est dessiné dans les romans ou le théâtre de l’époque baroque, et tel qu’il s’est institué peu à peu jusqu’à la psychiatrie du dix-neuvième siècle, c’est celui qui s’est aliéné dans l’analogie. Il prend les choses pour ce qu’elles ne sont pas, et les gens les uns pour les autres ; il ignore ses amis, reconnaît les étrangers ; il croit démasquer et il impose un masque.
Un roi ou des horipeaux ?
Il inverse toutes les valeurs et les proportions, parce qu’il croit à chaque instant déchiffrer des signes : pour lui les oripeaux font un roi. La polyphonie orchestrée par le narrateur dans Don Quichotte, visiblement commandée aussi par la jubilation de raconter et d’entendre des histoires, répète l’idéalisme de notre chevalier en lui donnant des issues contradictoires : si le désir d’absolu de Chrysostome ne peut s’étancher que dans la mort, les amours contrariées de Lucinde et Cardenio connaissent, elles, une conclusion heureuse, mais au prix d’un dénouement que l’on jugera peut-être improbable. Faut-il voir ici autant d’exemples de la correction infligée à la vie par le roman ? Ici encore, Don Quichotte nous laissera dans l’aporie : les livres - et particulièrement les romans - s’apprêtent-ils à constituer au XVIIème siècle les nouveaux repères de conduite dans un monde désenchanté ? Sont-ils devenus au contraire les hérauts mensongers d’une cohérence disparue ? En tout cas, la question posée par Cervantes inaugure pour longtemps un enjeu crucial. Les références christiques s’imposent évidemment, comme pour L’Idiot de Dostoïevski, d’autant que l’ascèse du personnage est souvent soulignée dans ses formes les plus âpres : « Je ne prétends pas, et l’idée ne m’a même pas traversé l’esprit, que l’état de chevalier errant soit aussi saint que celui du religieux cloîtré ; mais je peux inférer des maux que j’endure que cet état est sans aucun doute plus dur et plus difficile, qu’on y est plus affamé, plus assoiffé, plus misérable, plus déguenillé, plus pouilleux. Ces vertus stoïques qui font supporter en effet à Don Quichotte bien des coups et des humiliations lui paraissent les voies nécessaires dont il importe de ne pas démériter.
Humiliations
La présence de Sancho lui est certes indispensable pour en témoigner, mais, seul aussi, dans l’ascèse rêveuse de la sierra Morena et sous l’autorité magistrale du Livre qu’il invoque sans cesse, le héros souhaite d’abord ne pas démériter à ses propres yeux, comme le proclame cette belle déclaration du livre II : « Chevalier je suis, et chevalier je mourrai, s’il plaît au Très-Haut. Les uns suivent le large chemin de l’orgueilleuse ambition ; d’autres celui de l’hypocrisie trompeuse ; et quelques-uns enfin, celui de la religion sincère. Quant à moi, poussé par mon étoile, je marche dans l’étroit sentier de la chevalerie errante ; méprisant, pour exercer cette profession, la fortune mais non point l’honneur, j’ai vengé des injures, redressé des torts, châtié des insolences, vaincu des géants, affronté des monstres et des fantômes. Je suis amoureux, uniquement parce qu’il est indispensable que les chevaliers errants le soient et l’étant, je ne suis pas des amoureux déréglés, mais des amoureux continents et platoniques. Mes intentions sont toujours dirigées à bonne fin, c’est-à -dire à faire du bien à tous, à ne faire de mal à personne. Si celui qui pense ainsi, qui agit ainsi, qui s’efforce de mettre tout cela en pratique, mérite qu’on l’appelle nigaud, je m’en rapporte à Vos Grandeurs, duc et duchesse. » Aborder l’éthique est-ce s’ériger en permanence comme redresseur de torts ? Comment sortir d’une impasse qui risque de conduire à l’aporie ? Sommes-nous placés devant l’alternative de nous taire et celle de suivre, pas à pas, les pensées et jugements des leaders de cette catégorie de la philosophie dans laquelle se sont engouffrés avec enthousiasme les « experts » du passé ? Est-ce le moment de « mettre sur la table » les controverses, contradictions, disputes commencées par Aristote et poursuivies avec joie par ses successeurs inconnus et plus connus comme Maimonide, ou Spinoza ?
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Dans quoi sont tombés les Pays Bas ?
En Hollande, c’est le retour d’une extrême droite remise sur pied dans la foulée des problèmes migratoires et qui, refusant cette situation, se bat de façon désespérée contre toutes les évidences liées aux problèmes humains, sociétaux, ethniques qui suivent les mouvements de pays pauvres en direction des contrées plus riches. Plus au sud, dans une Italie appauvrie, placée sous la coupe d’un séducteur pour films de catégorie B tournés près de Rome dans les studios vieillissants de Cinecittà , les forces manquent pour reconstruire sur des fondations politiques solides une structure administrative saine, débarrassée enfin des miasmes de la corruption. Si l’Allemagne, sous la conduite d’une chancelière intelligente, mesurée, réfléchie conduit ses affaires avec générosité et équilibre, la France reste en proie à un désintéressement pour l’Europe qui se mesure à l’aune de l’exceptionnel taux d’abstentions que tout le monde attend et craint.
Unité ?
Au lieu d’ébaucher une construction de l’unité européenne telle que l’avaient envisagé les hommes de foi qui ont cru en elle, on assiste à des débats sinon des combats de coqs comme n’a pas hésité à les appeler les joutes oratoires de quelques célébrités nationales et européennes qui se battent comme des chiffonniers à force de coups bas délivrés sans hésitation, ni mesure ni a fortiori d’élégance. Le spectacle d’une telle violence verbale fait honte à une culture qui se veut encore le joyau du monde dit civilisé même si cette appellation rencontre de moins en moins d’adeptes à force d’être bafouée par des comportements grossiers et indignes. La stratégie propre à l’éthique de la discussion, consistant à acquérir les contenus d’une morale universelle est féconde précisément parce que la discussion représente une forme de communication plus exigeante et dépassant les formes concrètes de la vie, une forme de communication dans laquelle les présuppositions de l’agir orienté vers l’intercompréhension sont généralisées, abstraites et décloisonnées, c’est-à -dire qu’elles sont étendues à une communauté de communication idéale comprenant tous les sujets capables de parler et d’agir. Voilà ce que pense et écrit Jürgen Habermas dans « l’Ethique de la Discussion » Paris, Champs, Flammarion, 1992.
Questionnement éthique :
Peut-on parler d’un déontologisme c’est à dire d’une doctrine selon laquelle la moralité et l’éthique consistent à agir comme il se doit, sans considération de l’utile ou du bien si l’on se rapporte à des situations aussi inextricables que l’agonie du marxisme, la dissolution de l’occident, les problèmes posés par l’aspect religieux et traditionaliste de l’Islam auquel le Président Obama vient de se référer pour proposer des solutions acceptables pour le plus grand nombre ?
Est-il raisonnable de considérer que la cadre déontologique adopté par la théorie de la Justice de Rawls ne se rapporte ni à une fine dominante ni à un bien suprême mais à une perspective téléologique dans laquelle la justice se trouverait définie à partir du bien et de la fin dominante de l’homme ?
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Cette organisation est la troisième force chez Air France derrière le SNPL et SPAF. Le syndicat déplore que, dans l’attente du remplacement de tous les pitots défectueux, la direction n’"ait pas pris la décision d’immobiliser les A330 et A340 non encore équipés de nouveaux modèles de pitots" et dont le remplacement complet n’est prévu que "dans les prochaines semaines". La pitot est un tube fixé sur le long de la carlingue, à l’avant d’un avion. Cette sonde sert à calculer la vitesse de l’avion. Depuis la veille du week-end, elle est devenue un élément sensible de l’enquête sur la disparition du vol Air France 447 entre Rio et Paris dans la nuit du 30 mai au 1er juin. Cette sonde dont le dysfonctionnement est avéré par le rapport Acars (messages automatiques envoyés par l’avion à la maintenance d’Air France à Roissy) pourrait avoir un rôle dans l’enchaînement des événements qui ont causé la perte de l’avion. Air France a reconnu dans un communiqué que, depuis mai 2008, "des incidents de pertes d’information anémométrique en vol en croisière" sur des A340 et des A330 avaient été constatés. Interrogée sur l’avancée de la procédure de remplacement des pitots (trois par avions), la direction d’Air France a précisé, lundi soir, que la compagnie exploitait actuellement quinze A330 et dix-neuf A340. Sur cette flotte, a-t-elle ajouté, tous les avions disposent d’au moins un pitot de dernière génération et neuf avions en "ont au moins deux ou trois".
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De louables préoccupations
D’une certaine manière, il fait siennes aussi les préoccupations des responsables actuels de l’avenir de notre jeunesse, inquiets de voir partir une fraction notable de cette catégorie d’hommes en devenir qui n’ont pour tous horizons que la fermeture, le bouchon d’un avenir sans issue, sans joie et sans perspectives. Devant cette situation, il évoque évidemment, comme tout le monde, la « concertation », le « changement de cap », une loi d’orientation puisque dans cette république, dès qu’un grain de sel se manifeste pour enrayer le fonctionnement huilé de l’état, on invente une nouvelle loi susceptible de résoudre tous les problèmes dans une vision optimiste ce qui satisfait tout le monde, y compris pour commencer, les auteurs de ces textes, tout au moins aussi longtemps que dure leur pénible rédaction. Pour soutenir et hâter cette construction et exercer sur la société la pression nécessaire à la réalisation de ces projets, on n’hésite pas à employer les grands moyens, autrement dit à charger le plateau de la balance avec des poids qui s’appellent dette à rembourser aux jeunes pour se débarrasser de la culpabilité des plus anciens, orientation, insertion professionnelle, logement, autonomie.
Difficile à lire ?
La difficulté de lecture d’une tel projet provient du fait que personne ne sait si ces termes sont placés là pour donner du contenu à un contenant vide ou si suffisamment de matériaux ont été mis sur la table pour permettre la réalisation ou au moins une partie de cette dernière dans le but de faciliter l’entrée dans la vie d’une fraction de la population en devenir pour lui permettre de réaliser ses aspirations, à condition qu’il y en ait réellement. Est-il certain que ce sont les crédits injectés dans le projet et le système qui vont permettre à coup sûr sa réalisation et le sauvetage d’une jeunesse qui doute, qui a perdu confiance en elle-même et qui semble manquer d’autonomie même si ce terme est évoqué à trop de reprises pour rassurer la génération des parents qui s’interrogent avec angoisse sur le sort de leurs descendance ? Est-ce que le montage financier d’une telle opération dite d’envergure suffit à assurer sa réalisation et à en garantir le succès ?
Des termes savants
Même si l’on y ajoute les termes plus techniques, plus contraignants et donc plus rassurants de « service public d’orientation territorialisé" est-ce que cette débauche de mesures a la moindre chance de sortir de l’ornière ceux qui s’y sont enfoncés, faute d’avoir reçu les clés pour ouvrir la serrure et mobiliser le levier qui soulèverait la trappe qui enfermait jusqu’ici les êtres désarmés, grouillant sous elle. Pour faciliter leur échappée, leur jaillissement, on propose d’accompagner, de développer, d’ouvrir des pistes sans faire allusion au danger du « hors piste » pour finir sur la notion de "Sénat des jeunes" dont on se demande bien ce que ce salon de vieillards – même souvent très actifs et intelligents – vient faire dans cette galère. A nous d’en découvrir les secrets et le parcours.
Questionnement éthique :
1. Est-ce que l’autonomie proposée aux jeunes a la moindre chance de se faufiler parmi eux si aucune préparation à cette capacité n’a fait l’objet d’un travail soutenu, d’exercices réguliers, d’expériences didactiques conduisant à l’apprentissage, à la formation adéquate des esprits et des conduites ?
2. Est-ce que le déblocage de multiples sources de budgétisation suffit à transformer la dépendance et le suivi passif en actions autonomes, en initiatives percutantes, en créations enrichissantes ?
3. N’y a-t-il pas dans le monde des exemples d’éducation qui conduisent rapidement à l’autonomie comme par exemple le fait de choisir son programme d’études, de s’orienter ver telle ou telle matière d’étude quitte à se tromper pour revenir en arrière et choisir, après une expérience décevante une autre voie ?
4. Doit-on donner aux jeunes gens sur le point de faire leur entrée dans la vie les moyens de réaliser leurs désirs, leurs ambitions ou leurs rêves ou doivent-ils s’atteler à cette tâche par leurs propres moyens pour avoir un jour la satisfaction d’avoir choisi et construit leur vie par leurs propres efforts ?
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Cette déclaration, signée dès vendredi, autorisait la Secrétaire d’État à la Santé de court-circuiter les règles fédérales de manière à ce que les responsables administratifs de la Santé soient immédiatement en mesure de réagir le plus rapidement possible au déclenchement de la pandémie qui vient déjà de tuer plus de mille personnes aux Etats-Unis. L’objectif de ces décisions est de lever les obstacles et blocages sur les chemins de la thérapeutique et de la prévention dans la perspective de faciliter l’accès des traitements pour les personnes atteintes et de fournir immédiatement les produits nécessaires à cette action. Ces dispositions équivalent à diminuer la quantité des obstacles qui se dressent sur les chemins des organisations « Medicaid » et « Medicare » de même que la réglementation générale pour les entreprises privées. En tant que nation, nous avons préparé toutes les mesures nécessaires à combattre efficacement cette pandémie à tous les niveaux de l’Etat, a ajouté le Président. Et d’ajouter que la pandémie ne cesse de se développer, que le taux de contamination s’accélère dans de multiples régions du pays ce qui risque, à terme de surcharger les moyens et ressources pour limiter les conséquences de cette épidémie. En raison des délais de fabrication des vaccins, le gouvernement a remballé ses prévisions optimistes initiales concernant ses premières estimations sur la livraison et la disponibilité vers la mi-octobre de 120 millions de doses de vaccins. Jusqu’à mercredi, 11 millions de doses seulement ont été prêtes à être expédiées aux départements de la santé, aux cabinets médicaux et à d’autres fournisseurs selon les affirmations des officiels des Centres de Contrôle des maladies et de la Prévention. Ce n’est que maintenant que le gouvernement ose espérer disposer enfin de 50 millions de doses de vaccins, nombre qui pourrait atteindre 150 millions vers le mois de décembre. Le virus de la grippe doit être incubé dans des Å“ufs de poulet et le résultat de cette opération n’a pas été aussi élevé qu’on avait osé l’espérer auparavant. Le virus porcin s’est répandu dans des proportions plus grandes que celles qui avaient été recensés puis espérées, tentent d’expliquer les experts en la matière. Ces derniers précisent qu’une centaine d’enfants sont déjà décédés de la grippe dans 46 états qui comptent parmi les plus touchés. Cette statistique s’applique à l’échelle mondiale dans laquelle 5.000 personnes ont déjà été touchées mortellement cette année d’après les informations reçues de la part de l’OMS. Comme un certains nombre de pays ont renoncé à tenir une comptabilité précise des dégâts subis par l’extension de cette maladie, il est plus que probable que ces chiffres ont été sous-estimés.
October 24, 2009
Obama Declares Swine Flu a National Emergency
Questionnement éthique :
1. Cette affaire de grippe plonge le monde de la santé dans la confusion la plus totale en raison de l’imprécision et de l’imprédictabilité des réactions des populations aux risques imputables à la pandémie.
2. Beaucoup de personnes expriment de la réticence à se soumettre à une vaccination avec un nouveau produit dont les résultats et les effets secondaires sont encore mal connus à l’instar du Pr. Montagnier qui refusera de se faire vacciner.
3. Les quantités de vaccins disponibles sont encore trop faibles pour en faire profiter la totalité de la population. A partir de ce moment se pose la question éthique du choix des catégories de gens qui seraient prioritaires par rapport à toutes celles qui devront encore attendre avant de bénéficier de cette protection.
4. Le problème se complique en raison des conflits d’intérêt qui ne manqueront pas de se produire entre les appétits financiers de laboratoires et les revendications des différentes catégories de personnels de la santé, de l’industrie pharmaceutique, de la médecine qui n’ont pas toutes les mêmes perspectives face à cette pandémie dont on ne connait ni la durée, ni la gravité, ni les capacités d’extension ni la résistance immunitaire des gens en particulier chez les plus fragiles comme les âges extrêmes de la vie.
By THE ASSOCIATED PRESS
Filed at 12:26 p.m. ET
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. Malgré cet accueil, certaines d’elles ont esquissé un geste et ont au moins fait un pas en direction des relations à entretenir entre l’administration et les industriels. Les réactions des professionnels de la médecine ont été complètement différentes. Si certains d’entre eux ont approuvé plusieurs des mesures proposées, aucune promesse n’a été réellement faite pour réduire les futures dépenses de santé. C’est en sens contraire que les promesses ont été dirigées dans la mesure où on s’attachait à la promesse faite qu’aucune réduction des revenus des médecins n’aurait lieu. C’est en fonction de cette attitude qu’il est légitime de se poser la question de l’attitude des instances de la médecine face à une la question de l’éthique. C’est qu’en effet, les médecins ont juré de placer l’intérêt du patient bien avant les leurs, au premier chef les intérêts financiers. Aucune des entreprises impliquées dans l’industrie médicale ou pharmaceutique n’a pris une telle initiative. Dans quelle mesure les médecins peuvent-ils se permettre en fonction de leurs seuls intérêts financiers se permettre d’adopter une telle attitude ? Ils ne sauraient adopter une telle attitude d’exigence d’une immunité contre les pertes de profits à condition que ces derniers échappent à leur contrôle. C’est dans cette mesure que l’Association Médicale Américaine est en mesure d’exiger une diminution des couts relatifs à la réforme des lois sur les pratiques frauduleuses dont les frais élevés sont liés plus au système juridique que médical. Malheureusement, cette position de simples témoins des médecins qui ne seraient que des témoins neutres de ce qui se passe réellement dans leur domaine n’est guère tenable. Ce que nous savons en revanche sur les énormes variations des frais médicaux à travers les Etats-Unis c’est que près d’un tiers des couts de la médecins peuvent facilement être épargnés sans priver en quoi que ce soit les patients pour peu que les médecins exerçant dans les zones riches se chargent de rédiger des ordonnances semblables à celles établies dans les zones à bas revenus. De même leur politique de santé consiste à éviter de recourir à ou de recommander des mesures dont le prix est élevé mais au sujet desquelles plane un doute sur la réalité de leur efficacité. Cette attitude signifie que les médecins n’ont pas besoin de faire de gros efforts pour contrôler le cout de leurs actes si seulement, ils voulaient suivre les guides mis à leur disposition pour réduire le cout de leurs prescriptions. Ils doivent reconnaître à haute et intelligible voix que le cout élevé de la médecine est une des pierres d’achoppement au passage à une médecine réformée capable d’étendre la couverture médicale à la grande majorité des Américains qui en manquent actuellement. Une profession qui a affirmé qu’elle plaçait le malade au premier rang de ses préoccupations, qu’elle se conduirait en véritables professionnels plutôt qu’en simples commerçants ne peut se permettre de se comporter comme simple observateur vaguement neutre dans une attitude indifférente ou bienveillante, tendant seulement à réduire les chances de couvrir les frais de santé pour leurs patients. Faut-il vraiment que la médecine soit obligée de renverser son approche des négociations politiques face au projet de réforme de la santé ? N’est-il pas temps de proposer à chaque spécialité médicale de s’engager à réunir un ensemble de spécialistes capables de proposer des solutions ? Cette élite pourrait inclure des membres ayant une expérience et une expertise particulières dans les domaines de la statistique, de la santé publique, de l’épidémiologie et des règles de la médecine basée sur les faits cliniques. Ces médecins pourraient définir et choisir au moins cinq tests de diagnostics de et traitements parmi ceux qui sont les plus souvent prescrits mais aussi les plus chers et dont on a démontré qu’ils ne rendaient pas des services inestimables ni qu’ils conféraient un bénéfice majeur aux patients qui avaient eu besoin de cette aide. En d’autres termes, cette liste pourrait facilement mettre en évidence les prescriptions les plus couteuses dont le bénéfice pour l’ensemble de la population est négligeable. Parmi elles, on peut relever l’arthroscopie des genoux, les tomographies, qui non seulement sont couteuses mais ajoutent à cet inconvénient, celui du cout exagéré et des risques de radiation. A partir de là , il ne sera pas difficile d’exercer une pression sur les diverses sociétés médicales pour les contraindre à adopter des mesures semblables, toutes applicables aux autres spécialités qui pourraient s’inspirer de ces exemples. Ces mesures ne doivent pas empêcher de montrer que nous sommes à l’affut de toute économie capable de montrer aux sceptiques que nous nous occupons davantage de protéger l’intérêt des patients que d’organiser un rationnement de l’usage de la médecine. Les controverses ne seront pas absentes des débats sur les économies à réaliser pour les soins aux malades. Les premiers médecins à s’engager sur les fronts des débats risquent d’être les généralistes dont la disparition est en cours à cause des énormes différences de revenus entre leurs émoluments et ceux d’autres spécialités. Raison de plus pour faire un large appel à l’éthique en montrant la volonté tenace des médecins d’examiner les résultats obtenus dans chaque spécialité à la lumière des faits les plus patents et les plus significatifs. Un tel engagement pour montrer l’intégrité de la profession ne saurait être évité. La plus grande réfutation des arguments contre la réforme est susceptible de provenir des arguments selon lesquels tous les efforts pour maintenir un contrôle rigoureux des dépenses médicales seraient de recruter les médecins eux-mêmes plutôt que le gouvernement pour prendre la tête d’une croisade contre le gâchis. Mark Twain a dit « Agis toujours selon le bon droit. Une telle attitude a toutes les chances d’en gratifier certains et d’étonner les autres ». Actuellement, une véritable réforme du système de santé pourrait être menacée par un retour en arrière du à la recherche d’intérêts particuliers ou de chamailleries sans intérêt. Si les médecins parviennent à pénétrer assez profondément dans le sous-sol moral de leur pratique, nous serions en mesure d’étonner les autres avec suffisamment de force pour bouleverser la totalité du contenu du débat sur la réforme pour le plus grand bien de tous.
Medicine’s Ethical Responsibility for Health Care Reform — The Top Five List
Posted by NEJM • December 23rd, 2009 • Printer-friendly
Howard Brody, M.D., Ph.D.
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Batailles des arts
On s’est bien battu à propos de Stravinski et su Sacre, on a célébré la bataille d’Hernani, fallait-il, que pendant ce 19è siècle finissant, on ouvre la bataille de Freud, venu un peu plus tard sur le devant de la scène, entre Charcot et l’hystérie, la Salpetrière et le bon papa Freud, navigant de l’un à l’autre pour imposer sa stature à des collègues antisémites. Ils ne voulaient pas de cet intrus, venu de Galicie ou de Pologne à l’assaut de l’Université de Vienne pour y faire la loi, y décrocher un titre et se promener entre un site médical de premier plan et son chaud cabinet où s’allongeait la bonne société juive viennoise qui avait du mal à s’adapter aux conventions, à la richesse et à l’éducation de la bourgeoisie qui régnait sur la capitale de l’empire austro-hongrois. On croyait que les querelles avaient pris fin, qu’elles étaient d’un autre temps, d’une autre époque. Ces choses ne se terminent jamais complètement. On comprend que les batailles littéraires, médicales, littéraires alimentent les conversations et les prises de position radicales traduites par injures, accusations et mensonges.
Médecine, philosophie, neurosciences
Qu’elles soient liées à une philosophie médicale, neuroscientifiques de la fin des années 1900 laisse rêveur. Cette allusion nous ramène instantanément à Freud qui était passé maitre dans l’analyse de la signification des rêves dont il extrayait les signifiants et signifiés indispensables à une entrée en trombe dans l’empire de l’inconscient. On ne peut qu’être surpris de la passion avec laquelle vient de s’ouvrir une nouvelle bataille du sens au moment où l’imagerie omniprésente remplace la parole déclinante. C’est en effet par la montée irrépressible de l’imagerie médicale à l’aide de machines complexes et fort couteuses, que la compréhension des circuits neuronaux, des réseaux entre axones et dendrites s’est améliorée, approchant par ces techniques de fort près le moment où la lumière serait faite sur les mécanismes de la pensée plus que de ses causes. Laissons ces rêves, réels ceux-là à l’imagination et à l’inconscience des bénéficiaires que la République a choisi dans sa magnanimité. Pour un pas en avant aussi théâtral que celui des astronautes débarquant sur la lune en dansant, fous et ivres de joie mais aussi d’un orgueil surhumain au moment où ils avaient abandonné leur statut d’hommes lunaires ou lunatiques pour endosser l’uniforme de scientifiques, d’explorateurs du cosmos et de danseurs de l’espace.
Confrontation tardive
Dans la confrontation sans concession et sans pardon entre un philosophe imbu de sa personne et un « client » de la psychanalyse, le courant passe si peu qu’aucune production énergétique n’en jaillit ce qui laisse à nos pauvres humains peu de place à l’illusion, aux rêves (encore eux décidément) et à l’intrusion de l’inconscient dans le champ des choses de l’esprit. Ils auraient pu y faire une brillante carrière si d’emblée on n’avait pas tari ses sources sous le prétexte des parades trop fréquentes de la raison, de la logique et de la critique. Cette dernière garde – quoiqu’il en ait été – toute sa place dans les polémiques, cet art autrefois salué par les homonymes consacrés au théâtre, à la littérature, à la peinture et maintenant au cinéma, les lecteurs et spectateurs béats d’admiration, de louanges et d’encensement. Quand on s’attaque à un sujet aussi controversé et toujours ardemment attaqué et vulnérable en même temps qu’une technique de cure qui appelle le mot, on ne saurait être surpris qu’il en déclenche d’autres, durs, méchants, ardents, souvent blessants, parfois mortels. Le combat a changé d’armes, d’obus et de cible.
Du verbe à l’image
La parole a disparu au profit de la représentation imagée, le terrain des escarmouches et des affrontements s’en transformé en champs électromagnétique, le verbe s’est enfui pour faire entrer les pixels. Ce qui est resté c’est l’affrontement sauvage sous le masque du sourire esquissé, du baises-main, simulé et de la concurrence qu’aucune règle ne vient objectiver ni rasséréner. Sans doute, y a-t-il quelque raison à déplorer la violence des propos, les tonalités haineuses hors de propos dans un contexte qui devrait être celui de l’échange au profit du traitement d’un patient et non du débat sur la pertinence d’une philosophie ou d’une structure immatérielle sinon virtuelle qui s’appelle l’inconscient. Peut-être y a-t-il quelques poissons nobles à pécher dans les propos sur l’homme qui « n’est qu’un animal » animal toujours plus petit que « la grandeur de l’homme » où, quand et à qui que cette qualification ait été dérobée. Lui n’a pas besoin de psychanalyse mais d’amour, de caresses et non de verbiage. De même, n’y a-t-il pas d’inconvénient majeur à admettre ou à contester le « paganisme des thèses de l’extrême droite française ». Le bilan du monothéisme est-il établi ? Si oui, quel en est le résultat ? Au moins, les interrogations sont-elles salutaires, si la disputé reste dans l’impasse, une sorte d’aporie laissée à son propre compte…celui des sommes versées par les pauvres à d’autres pauvres. « Dans ce métier, Monsieur, on ne devient jamais riche ».
Questionnement éthique :
1. Est-il éthique envers les malades cherchant un secours dans la psychanalyse de se perdre en vaines querelles pour satisfaire un ego surdimensionné ?
2. Pourquoi y a-t-il autant d’écoles et de clans dans la psychanalyse ?
3. Est ce que cette technique de traitement de troubles névrotiques mineurs mérite d’être poursuivie au prix d’un tarif onéreux, d’un traitement de longue durée et de résultats aléatoires ?
4. Peut-on attendre de meilleurs résultats de la part de la pharmacologie ?
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Les copains de Maimonide
La place la plus importante est réservée aux philosophes arabes comme Al-Farabi, que Maimonide tenait en haute estime. On trouve dans la pensée de Maimonide et des philosophes arabes les échos des discussions sur le problème de l’au-delà et de la survie de l’âme individuelle après la mort, les remarques à propos de Platoniciens et des Aristotéliciens sur la structure de la cité et de la société. Les théories sur la physique céleste et l’astronomie ptolémaïque recoupent les pensées d’Averroès. Le patrimoine hispano-mauresque est la référence privilégiée de la création littéraire judéo-maghrébine. Spirituellement tous se réclament de glorieux âge d’or andalou et en revendiquent l’héritage. La solidarité scellée entre l’Espagne et l’extrême Maghreb par des échanges culturels constants et féconds et le souvenir gardé obstinément de cette période de faste intellectuel et de prospérité matérielle sont la raison fondamentale de cette prédilection des lettres marocaines pour ce chainon de la tradition juive. Les grands moments de l’itinéraire mystique du judaïsme maghrébin sont marqués du sceau de la création des kabbalistes émigrés et de leurs disciples jusqu’à la diffusion des doctrines des écoles de Safed et de Tibériade.
Un roi respecté
Il faut souligner la fidélité vouée à la mémoire de SM Mohammed V par tous les juifs marocains restés sur place ou dispersés, à l’époque douloureuse où le fascisme de Vichy voulait imposer ses lois scélérates et le statut des juifs dans le royaume chérifien, tandis que sous le règne de SM le roi Hassan II, la communauté juive, en dépit d’une diminution nette, vit une ère de tranquillité et de prospérité. Le judaïsme maghrébin et marocain a cultivé avec son environnement dans l’intimité du langage et l’analogie des structures mentales une dose non négligeable de symbiotisme, voire de synchrétisme religieux, une solidarité au niveau d’une mémoire et d’une conscience développées au plan de l’imaginaire social, des manifestations de la vie quotidienne et des moments privilégiés de l’existence, au plan du paysage culturel quand on pose un regard sur les apports multiples des civilisations hébraïque, berbère, arabe, castillane, sur la production littéraire, sur tout un espace de convergence, un lieu de compromis, un univers où toutes ces sociétés maghrébines ont puisé la même substance. L’idéal de haute culture prôné par un philosophe du 12è siècle ne pouvait s’adresser qu’à une petite élite, seule en mesure de se consacrer toute la vie durant à l’étude.
Un sacré programme
A trois ans, on commence l’enseignement de la lecture avec les voyelles, les syllabes, les lettres, puis à 4 ans les premiers livres de la Torah sous forme de cantilation et traduction en arabe. A 6 ans, le Pentateuque est repris dans sa traduction araméenne qui est une initiation à la langue du Talmud. Suivent les prophètes, puis les hagiographes toujours avec la traduction araméenne et arabe. A partir de 13 ans, une partie de son horaire sera consacrée au Talmud dans le texte babylonien. Ensuite, on préconise l’étude du « Mishneh Torah, oeuvre majeure de Maimonide et élément indispensable à une éducation morale considérée comme fondamentale. Au terme de cette formation, il ne reste plus au jeune homme qu’à se marier pour convoiter moins la beauté et la fortune que la vertu, dans le choix de l’épouse.
Approche de l’utilitarisme
L’utilitarisme est une doctrine éthique qui prescrit d’agir ou de ne pas agir, de manière à maximiser le bien-être du plus grand nombre des êtres sensibles. Elle véhicule l’idée que la valeur morale d’une action est déterminée uniquement par sa contribution à l’utilité générale. Elle est donc une forme de conséquentialisme, ce qui signifie que la valeur morale d’une action est déterminée par l’ensemble de ses conséquences. On peut résumer le cÅ“ur de la doctrine utilitariste par la phrase : "Agis toujours de manière à ce qu’il en résulte la plus grande quantité de bonheur" (principe du bonheur maximum). Il s’agit donc d’une morale eudémoniste, qui, à l’opposé de l’égoïsme, insiste sur le fait qu’il faut considérer le bien-être de tous et non le bien-être du seul agent acteur. La notion d’utilité n’a pas chez les utilitaristes le sens qu’on lui attribue couramment. Ce qui est « utile » désigne ce qui contribue à maximiser le bien-être d’une population. C’est en ce sens particulier qu’on peut parler du calcul de l’utilité d’un acte, ou qu’on peut comparer les utilités de différentes actions ou règles. La pensée utilitariste consiste à peser le pour et le contre d’une décision et comparer cette dernière aux avantages et désavantages de la décision inverse. C’est Jeremy Bentham qui introduisit le vocable en 1781 et qui tira de ce principe les implications théoriques et pratiques les plus abouties. Le principe éthique à partir duquel il jugeait les comportements individuels ou publics était l’utilité sociale. Pour reprendre la formule bien connue, « le plus grand bonheur du plus grand nombre ». Cette notion n’est-elle pas présente à chaque coin de phrase chez Maimonide plusieurs siècles avant l’élaboration de ce concept, loin d’être épuisé an notre début de 21è siècle.
Questionnement éthique :
1.Cet écrit fait-il référence directe ou indirecte au mal, au diabolique ?
2.De quel ordre est ce mal : physique, moral, métaphysique ?
3.Le texte en précise-t-il le pourquoi ?
4.Le mal est-il lié à un drame de la création, avec un tragique où le divin devient diabolique, avec une transgression libre de l’homme dans une création parfaite ?
5.L’auteur fait-il référence à une théodicée ?
6.Comment sa théologie tient-elle compte du mal ? Est-ce qu’elle préserve la bonté de l’homme malgré la faute d’Adam ?
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Des incendies ?
Lorsque l’incendie éclate, que le feu prend dans l’entrepôt, les loups sortent du bois pressentant que la nourriture va manquer et dévorent brebis et poules offertes à l’holocauste du bouc émissaire. Est-ce que cette séquence d’évènements est de nature à nettoyer d’autres garages de la malfaçon et de la honte est une question qui reste en suspens. En certains lieux, les écuries tendent à devenir de plus en plus sales au point de ne plus pouvoir y entrer car elles n’avaient plus été nettoyées depuis des années. Qui d’autre qu’Héraclès pouvait les nettoyer en moins d’une journée ce qui n’avait jamais été fait auparavant. Faut-il détourner le Tibre de son lit pour débarrasser Rome des immondices qui s’accumulent au Sénat, au sein du gouvernement, du côté des Professeurs – Docteurs - Ingénieurs qui ont acquis depuis les l’époque des Romains une solide réputation de bâtisseurs, en tout cas plus solide que les pauvres maisons, oeuvres d’art et églises qui se sont écroulés comme châteaux de cartes sous les vibrations amorties de la terre. Seulement parce que la cité n’avait pas été construite avec le soins suffisant et sans doute l’investissement nécessaire pour les faire tenir debout quand parviennent au centre les oscillations venues d’ailleurs. Faudra-t-il détourner la Seine, la Marne ou les deux, les faire se lever de leur lit, tôt le matin avant que ne commencent dans les chambres républicaines débats, discussions, promenades accompagnés de café et de croissants au beurre pour rappeler aux députés ou sénateurs absents la nécessité d’appuyer sur les sonnettes du vote plutôt que rester à l’écoute des sornettes ?
Scandales ?
Sous les ruines de la capitale des Abruzzes, promise désormais aux bulldozers, les premiers scandales apparaissent. En visite dans la région, le président de la République avait invité les Italiens à un "examen de conscience" qui risque d’être douloureux. De nombreux immeubles de construction récente se sont effondrés comme des châteaux de cartes durant les trente secondes pendant lesquelles la terre a tremblé alors que certains vieux palais de la Renaissance ne présentent que des lézardes. Les structures des deux immeubles qui se sont effondrés en totalité ou partiellement ont été construites en un béton armé présentant une quantité anormalement petite de fer. Les normes de construction prévoient que les piliers de ciment armé qui doivent contenir au moins 16 tiges de fer, n’auraient pas été respectées dans les deux cas. L’enquête rigoureuse et la prison promise aux responsables risque fort de ne pas avoir lieu ou d’être incomplète en raison de la disparition de toute trace des plans de construction au cours du sinistre. Du sable de mer qui s’érode plus facilement et permet de garantir aux constructeurs des marges bénéficiaires importantes a été utilisé dans certains cas pour la fabrication du ciment. Les piliers de soutènement de certaines habitations n’avaient pas les dimensions requises par la loi ce qui ne fait qu’accentuer le nombre et l’importance des soupçons d’irrégularités s’ajoutant aux défaillances qui se seraient produites dans la prise en compte des alertes motivées par les nombreuses secousses qui se sont produites dans les mois précédents.
Secousses prémonitoires
Des témoignages parviennent tous les jours qui confirment les prévisions des événements par des secousses sismiques depuis trois mois. Même si les chercheurs disent que l’on ne peut pas prévoir les séismes, ces phénomènes avant-coureurs survenant dans une zone d’activité sismique reconnue auraient du alerter les services de protection, d’autant plus que tout le monde sait que les bâtiments ne sont pas construits de façon à résister aux tremblements de terre. Une loi mal ou pas appliquée. Alors qu’en Italie 20 millions de personnes vivent dans des zones à risque sismique, la législation sur les constructions dans ces territoires y est peu ou pas appliquée. Décidée en 1974, actualisée en 1996, elle était loin d’être respectée dans les Abruzzes malgré un tremblement de terre en 2005 qui avait provoqué la mort de 30 personnes dont 27 enfants dans l’effondrement de leur école. Sous la pression du lobby des constructeurs, qui prétendent ne pas être techniquement prêts à respecter ces nouvelles normes, leur mise en application a été l’objet d’un report à l’automne 2008 par Silvio Berlusconi. La législation ne devrait entrer en vigueur qu’en juin 2010.
Questionnement éthique :
1. Est-ce que le Principe de précaution peut être assimilable à une morale universelle ?
2. N’est-il limité qu’à une honnête gestion des ressources ?
3. Est-ce que les séismes légers constatés quelques semaines avant le tremblement de terre pouvaient et devaient être considérés comme des avertissements à prendre en considération au titre du principe du principe de précaution, de même que les informations émises au sujet de l’augmentation des émanations de radon ?
4. Est-ce que la société du risque dans laquelle nous sommes entrés comporte de fortes différences entre les individus qui la composent ?
5. Est-ce que la situation particulière des Abruzzes où les séismes sont fréquents incite à considérer cette région à haut risque et dans cette perspective à investir massivement pour protéger la population, l’habitat et les oeuvres d’art sur le long terme ?
6. En vertu de la résolution du Conseil de l’Europe à Nice en 2000, la politique de précaution est l’affaire des Etats. Dans cette perspective, peut-on considérer que le gouvernement italien actuel a rempli sa mission d’information et de protection des citoyens en laissant construire des édifices et de bâtiments ne répondant pas aux normes de sécurité actuellement en vigueur ?
7. Est-ce que Kant a eu raison de proclamer que le meilleur état serait celui qui fonctionnerait bien même avec des démons à savoir celui qui fonctionne selon les lois de la liberté ?
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De Gaulle
Pendant longtemps, ce fut de Gaulle qui portait ainsi le poids de tout un peuple aux aguets dans l’espoir de retrouver quelque sauveur sorti de l’histoire pour reprendre pied sur un sol labouré par les bombes, les guerres, les déchirements incessants d’une nation en proie au doute, au désespoir, à la fatalité, aux défaites successives et au remodelage d’un monde dans lequel les valeurs du passé étaient remplacées par progressivement par celles d’une mondialisation qui en effrayait plus d’un. La dernière trouvaille des médias était focalisée sur un personnage qui était loin d’avoir revêtu la stature du Chef de la France Libre et circulait quelques étages en dessous sans avoir l’inspiration, la vue historique, la vision prémonitoire de ce général d’exception, venu de loin rendre l’espoir à un peuple déprimé par un destin contraire. Cette occurrence est suffisamment rare pour ne pas être mise en exergue comme s’il était possible de rendre éligible un personnage qui avait largement fait son temps au service de la nation, de la cité, d’un parti, sinon de lui-même. C’est ainsi que l’on tente de rendre une crédibilité à l’ancien Président de la République qui, croit-on, présente maintenant un visage infiniment plus avantageux, plus sage, plus mesuré que celui de son successeur, perdu parfois dans les arcanes d’une agitation inconstamment contrôlée en raison, sans doute d’une volonté de bien faire ou de trop bien faire.
Une figure
Devant cette figure, quel regard éthique peut-on poser sinon celui de la réflexion approfondie, de l’enquête vigilante, de l’observation rigoureuse avant de se lancer dans des prises de position d’autant plus risquées que le temps ne s’écoule pas de façon cyclique mais linéaire ce qui rend difficile sinon impossible le fantasme de l’éternel retour, même si ce dernier s’applique moins à l’amour qu’à l’organisation politique. Le mythe de l’éternité se déroule partout, sous toutes les latitudes, tous les régimes politiques, toutes les organisations humaines. Le maitre mot se pare des pierres précieuses du durer, de l’immortalité, de l’éternité, de la constance du souvenir ou de l’incrustation dans les mémoires, individuelles et collectives. C’est ainsi que si certains peuvent s’y réfugier pendant longtemps, uniquement par le truchement d’une conservation puis d’une translation vers les sites de stockage d’une référence historique, d’autres, corps ou âmes ou les deux, sont entreposés par les conservateurs des traditions et de la politique dans les frigorifiques destinés à protéger les structures anatomiques de la dégradation, comme pour les sauver de la disparition et pour éviter que la poussière dans laquelle il est prévu qu’ils retombent ne se fragmente encore davantage pour l’éparpiller en particules, en atomes sinon en éléments de l’infiniment petit.
Hommes politiques dans le froid
N’était-ce pas le cas hier du Caudillo en Espagne, n’est-ce pas le cas de Sharon en Israël aujourd’hui dont on ne sait pendant combien de temps il restera dans un 3è état de la nature, ni vivant, ni mort, dans l’attente d’une transformation en une structure simple ou complexe, en tout cas inconnue et probablement stable. On souhaite en tout cas que ces éléments aient la bonne idée de se rassembler à nouveau comme pour continuer leur chemin à un moment où tout le monde attend les effets du réchauffement climatique, donc la fabrication de frigidaires de la nouvelle génération alors que, contrairement aux prophéties et aux attentes, le temps serait plutôt frais en Europe. Glaciers préservés ou inondations ?
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Et que voit-on dans cette Europe appelée Union Européenne, que d’aucuns voudraient voir rassemblée autour de la Mer de toutes les cultures, de tous le mythes, de toutes les aventures ? Alors que la "feria de Séville" bat son plein, que les touristes se précipitent dans cette région enchantée, parfumée à l’orange, aucun journal étranger, - autrement dit de langue différente de l’espagnol - n’est disponible pour le pauvre européen qui a décidé de quitter son pays pour s’évader vers les odeurs subtiles et fortes à la fois, les durs accents du flamenco, le rythme à triolets des mains claquées, les robes soulevées d’une extrême pudeur pourtant, jamais au-dessus des genoux malgré les déhanchements provocateurs et le bruit assourdissant les talons qui claquent sur le sol qui amplifie les rythmes. Un monde muet qui reste sur place, faute de pouvoir communiquer alors qu’il se flatte d’être celui des échanges d’information, des émissions et des réceptions, vers des lieux situés à moins de 2000 km à vol d’oiseau. Une impression de désolation, de désert malgré les clameurs des politiques qui veulent unifier, rassembler, au milieu des gémissements d’une population prise au piège de ses propres contradictions, d’un capitalisme qui vit peut-être ses dernières heures dans l’attente d’une rénovation qui pourrait le conduire vers un monde nouveau dans lequel l’éthique trouverait enfin la place qu’elle n’aurait jamais du quitter depuis que Aristote, Maimonide, Spinoza en ont disséqué les processus, érigé les fondations et fouillé dans les profondeurs du sol les racines, les débuts des jeunes pousses et les arborescences qui cherchent à nous envelopper. L’éthique jaillit de partout depuis que le monde s’est aperçu de son absence, depuis que dieu s’est retiré d’un univers désenchanté pour laisser l’homme seul face à une nature condamnée à l’abandon, au péril, à un retour possible au chaos jusqu’à ce qu’il ait réussi dans l’angoisse et la solitude à reconstruire un ensemble qui tienne debout, qui s’élève jusqu’au ciel dans l’attente qu’une bombe venue de n’importe où jette à terre l’édifice patiemment élaboré par les compagnons disposés à rebâtir comme un Sisyphe qui aurait repris courage, confiance et endurance.
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Evaluation
Cette fois, c’est en toute objectivité, en faisant appel à une mesure simple, une évaluation naturelle de la qualité de vie menée dans le cadre des SDF que l’on peut juger de la dégradation des conditions de vie, d’une vie raccourcie dans le temps du fait des circonstances d’ordre physique qui hypothèquent l’avenir des exclus de la cité. On s’est donc aperçu que les personnes qui avaient adopté, bien malgré eux ce type d’existence, vivaient nettement moins longtemps que leurs concitoyens bénéficiant des avantages que confèrent les divers modes de protection privée ou publique fournis par la société pour offrir à chacun les moyens de mener une vie décente, l’assurance de voir les besoins élémentaires de l’existence et de l’existant satisfaits par la possibilité de jouir d’une demeure répondant aux normes minimales de la propreté, de l’hygiène, des températures, d’une alimentations suffisante même si, à coups de clameurs, on préfère actuellement insister sur la nécessité absolue de ressembler aux squelettes des mannequins plutôt qu’aux nus de Rubens.
Enquête
D’où peut provenir la différence de longévité significative entre les relativement bien nantis et les déficients en tous genres qui sont obligés de vivre en exclus dehors et non dans les conditions normales d’un citadin du 21è siècle, correctement nourri, vêtu, et logé ? Ce que cette enquête montre c’est bien l’influence catastrophique du genre de vie sur le ressenti intellectuel, affectif et physiologique où les manques, les déficits, l’angoisse et le stress, la vulnérabilité jouent un rôle décisif auquel on ne s’attendait pas. Il s’agit d’un véritable cri d’alarme poussé par les épidémiologistes et statisticiens dont les responsables politiques, administratifs, associatifs feraient bien de tenir compte sous peine de revenir à l’âge de pierre, sinon à celui des cavernes ou de la caverne de Platon qui pose plus de questions qu’il n’en résout.
Questionnement éthique :
Selon une vision qui se développe d’Aristote à Hegel, la sphère économico-sociale repose sur la lutte contre les forces désordonnées de la nature, sur l’organisation méthodique du travail et la rationalisation des rapports entre production, circulation et consommation. L’autonomie croissante de l’économie, due à la constitution d’un marché international des méthodes de travail renforce le caractère abstrait de ce fonctionnement. La société moderne avec cette lutte contre la nature jointe au primat donné au calcul et à l’efficacité, tend à devenir le nouveau sacré. Le risque inhérent à ce type d’organisation se définissant uniquement en termes économiques est de voir apparaître au grand jour une société définie par la lutte et la compétition dans laquelle la notion de justice risque d’être chaque jour bafouée. Le travail rationnel, au lieu de servir d’éducateur à la raison, devient insensé ou irraisonnable et ses conséquences humainement insensées, sinon déraisonnables et contraires à la finalité de l’homme perçue
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Une sorte d’Eric Woerth en quelque sorte mâtiné de Marylin Monroe qui avait fait les beaux jours des médias à l’époque où elle s’était accrochée au cou de Mister President, le toujours regretté John Fitgerald Kennedy. De son périple américain, elle avait rapporté aussi un excellent accent qui a du lui servir à présenter la version anglaise de la chansonnette, dans sa version originale qui, pour l’occasion, ne collait pas tout à fait à un personnage dont on peut dire que la maitrise de la langue anglaise n’est pas le fort. On ne sait plus sur quel pied danser après cette exhibition adressée à un Président français qui n’est pas anglophone et qui de la sorte est mis en demeure de se référer à une icône américaine. Comme il n’est pas insensible au charme féminin, et pour peu qu’on se permette de faire appel à l’anachronisme, il n’est pas illicite d’imaginer qu’il aurait pu succomber au charme de la si fragile star américaine. Lié rapporte ainsi cette rencontre virtuelle dans laquelle aucun des deux protagonistes n’était présent. La pauvre Marylin avait depuis longtemps disparu après son suicide et le principal destinataire de cette offrande posthume avait préféré éviter sa présence corporelle pour ne laisser à l’attention de ses admirateurs que son image potentielle, ce qui permettait à ses admirateurs d’imaginer la noblesse de son âme et la beauté de son corps sans avoir à les comparer au modèle véritable. Aux Etats-Unis, dans les années cinquante, la rencontre
d’un golden boy richissime et charmeur et d’une jeune Vénus avait toutes les chances de ne jamais passer à la postérité. Mais le fils de milliardaires est devenu président des Etats-Unis et la starlette une star. Ces rencontres frivoles, dictées par le plaisir de la chair et de la vanité, s’inscrivent dans les coulisses de la grande politique. Le désir devient otage du pouvoir : l’innocence des caresses, les senteurs des parfums échangés laissent des empreintes dans les mémoires de certains témoins, qui se révèlent encombrants.Ces traces sont vite l’enjeu d’une sourde lutte entre pouvoir légal et pouvoirs occultes. John Fitzgerald Kennedy ne savait pas ce que fidélité du corps pouvait bien vouloir dire, Norma Jean Baker recherchait un amour total. Sensible et intelligente, elle est l’héroïne d’une liaison dangereuse qui débouche sur une mort prématurée. Un véritable thriller se joue dans les soirées de Hollywood. Faites maintenant travailler votre imagination, reportez-vous quelques dizaines d’années en arrière, fermez les yeux et laissez-vous aller à rêver à l’histoire d’amour entre une princesse hollywoodienne et un jeune premier de la politique, président, à l’époque du plus grand état du monde. Convoquez des magnats de Hollywood engagez un metteur en scène comme Cecile B. de Mille et projetez devant vos yeux innocents les images imaginées sur un couple explosif par ces fabricants de pellicule. Faites un pas de plus et transformez un président américain en président français et Marylin en Christine. Facile de rêver ?
Questionnement éthique :
1. Dans ce scénario, y a-t-il eu référence à des normes extérieures, à des repères, précis, des valeurs, une expérience éthique antérieure ou comparable, à une doctrine, à un corpus normatif tel que morale, droit, déontologie, à une appartenance philosophique, religieuse, professionnelle ou culturelle ?
2. Comment repérer au mieux les principes présidant à l’agir, les normes éthiques et les valeurs morales des agents principaux ?
3. Comment disséquer le conglomérat d’évidences, de mythes, de symboles, de valeurs et de pratiques qui supportent et règlent la vie individuelle et collective des acteurs en cause ?
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03/07/2010 - 02:44
par
xzqpqqfog
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Hiroshima
Mais on ne savait pas ce qui se passait, et il y avait des bombardements tout le temps. Ce n’est que plus tard, quand les gens entendirent parler de cette nouvelle arme, qu’ils dirent : mais oui, nous y étions, nous l’avons vu. Je pense que les Américains ont eu entièrement raison de larguer ces deux bombes. Ça a permis d’en finir rapidement avec la guerre, et de sauver d’innombrables vies. Les Japonais ne se seraient jamais rendus, ils auraient assassiné énormément de gens. J’ai été très déçu par l’Angleterre, et ça continue. C’est un pays tourné vers le passé. L’Europe regarde vers l’avenir, tandis que les Anglais sont très déprimés. Depuis la guerre, nous n’avons plus confiance en nous. C’est pourquoi nous nous accrochons à cette idiotie de monarchie. Il n’y a même pas de cuisine décente dans ce pays. Je soutiens d’ailleurs totalement la résistance française, dans ce domaine comme dans tous les autres, à l’hégémonie américaine. Je suis seulement désolé que les Français aient fini par accepter de construire Euro Disney. Au début, on disait que ce parc serait un Tchernobyl culturel. Moi, je disais : non, pas un Tchernobyl, un Stalingrad culturel ! Malheureusement, Euro Disney a vu le jour. Mais les Français ont encore les McDo dans le collimateur, et ils ont raison, parce que nos petits-enfants finiront par ne plus manger que des hamburgers, et ce serait une honte. Je suis allé avec David Cronenberg à la présentation de « Crash ». J’ai beaucoup aimé le Festival. Les Français ont adoré le film, il semble que seuls les Américains n’y aient rien compris. Ils sont trop puritains, vous savez. Ils n’aiment pas l’ambiguïté. Ils veulent les bons d’un côté, les méchants de l’autre. Moi, je suis toujours entre les deux. Je me souviens qu’un jour nous étions au dernier étage du Carlton. Trois journalistes américains sont arrivés, et ils ont dit : « pourquoi tu joues dans cette merde ? »Â
Multinationales
La seule obsession des grandes multinationales, c’est de stimuler l’appétit de consommation du public pour ses produits et ses services. Jusqu’à présent, les sociétés y sont parvenues en introduisant l’idée de compétition sociale : il faut avoir une plus belle voiture que celle du voisin. Mon idée est que, dans l’avenir, les grandes compagnies vont explorer les domaines de la psychopathie pour continuer à nourrir cet appétit de consommation. Ils vont aller chercher du côté des fantasmes et des perversions. Prenons l’exemple de Hollywood : la domination de la violence est évidente. Ce ne sont que des films sur des serial killers. C’est une manière à la fois d’entretenir et de libérer les pulsions du spectateur. Or je suis sûr que les grandes sociétés, Coca-Cola ou McDonald’s, vont commencer aussi, pour maintenir l’intérêt du consommateur, à exploiter ce terrain-là . Si vous faites une campagne de publicité avec une jolie fille en bikini, ça n’intéresse personne. Ce que les gens veulent voir, sur l’affiche, c’est une fille nue, cruellement enchaînée, à côté de la dernière Volkswagen. J’essaie de montrer ce que nous sommes et ce à quoi nous allons ressembler dans cinquante ans. L’obsession de la violence automobile, que je décrivais dans « Crash » il y a trente ans, ne s’est pas démentie.  Et pourquoi, selon vous, y a-t-il tous ces films sur la période nazie ? On en voit sans arrêt à la télévision britannique. Des épouses nazies, des docteurs nazis, des militaires nazis. Eh bien, ça fait peur aux gens, mais ça les stimule en même temps. Toute cette grandiloquence, ces uniformes, ces hommes qui marchent. La période nazie a représenté, à mon avis, une flambée de psychopathie paneuropéenne.
Violence de la psychopathie européenne
Les gens ont besoin de violence. Particulièrement dans ces banlieues où ils s’ennuient tellement. Bientôt, ils ne voudront plus voir les nazis sur un écran, mais dans la rue. Tout cela est très préoccupant. C’était en 1972. Je roulais dans une vieille Mercedes le long du Rhin, et j’ai pris une route secondaire. J’ai traversé toutes ces banlieues qui ont été construites après la guerre. Il y avait des maisons cossues, avec leur BMW, leur bateau à moteur rangé sur une remorque. Et pas un mégot dans les rues. Même une feuille d’arbre, en tombant, eût montré trop de liberté. Un monde complètement contrôlé, en tout point conforme. Et je me suis dit en effet que ce serait ça, l’avenir. D’ailleurs on le voit bien aujourd’hui, avec la multiplication de ces communautés autonomes, protégées par des équipes de sécurité parallèles, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. En même temps, il n’y a pas de monde entièrement sain sans le recours à la folie, parce que la folie représente alors la seule liberté. J’ai ma dose d’assassinats tous les jours. Je ne suis pas un homme violent. J’ai élevé mes trois enfants dans cette petite maison. Je n’aime pas la violence. Je mène une vie paisible. Tous ces chateaubriands gaspillés ! C’est une tragédie pour les vaches. Pour les fermiers aussi, bien sûr.
Clairvoyance politique
Ballard à 70 ans est au faîte de son art et parvient à garder, malgré l’âge, une pertinence que beaucoup lui envieraient. On peut même dire qu’avec le temps sa clairvoyance politique et économique s’est affinée et qu’il pressent avec la même vivacité les dérives du présent qu’il le faisait dans "Crash" ou dans "La Forêt de Cristal". Après 1973, donc, la veine "Crash" se poursuit avec un bonheur sans cesse accru dans les ouvres d’anticipation sociale que sont "La Face Cachée du Soleil" et "SuperCannes" évidemment. Ballard a aussi publié deux best sellers autobiographiques "L’Empire du Soleil" et "La Bonté des Femmes" qui ne figurent pas parmi ses ouvrages les plus intéressants. Parmi les textes méconnus, la série de nouvelles "Fièvre Guerrière" permet de mettre à jour sa singularité. Ballard est toujours et partout politique. Il n’hésite pas à se coltiner des sujets énormes et à s’avancer sur le terrain fécond mais toujours délicat de la géopolitique. En 1982, dans "Rapport sur une station spatiale non identifiée", il évoque la découverte par une bande d’astronautes d’une station spatiale perdue aux dimensions infinies qui est saisissante et terrifiante. Ballard, qui aime les sciences, est fasciné par la science-fiction. Il tient dans cette nouvelle le thème qui deviendra plus tard le scénario encensé du film indépendant "Cube". Dans "Fièvre Guerrière", il s’en prend aux manipulations médiatiques et suggère qu’un gouvernement qui maîtriserait l’information pourrait s’en servir pour déclencher des conflits dans n’importe quel coin de la planète en dissimulant ses véritables intentions - sa domination de puissance, par exemple, ou la défense d’intérêts économiques - sous le prétexte de raisons humanitaires.
Extrait de "Le plus grand parc d’attractions du monde" - 1989
"La création d’une Europe unie, si longtemps désirée et si farouchement combattue, eut certaines conséquences inattendues. La réalisation de ce vieux rêve fut l’occasion de célébrations justifiées, d’innombrables fêtes de rue, banquets et discours d’autosatisfaction. Mais l’Europe qui avait donné le jour à la Renaissance et à la Réforme, à la science moderne et à la révolution industrielle avait encore un tour dans son sac. Il va sans dire qu’en 1993 rien ne le laissait prévoir. La suppression de tant d’entraves fiscales et bureaucratiques au commerce permit d’atteindre directement le but d’une Europe enfin dans une fédération politique et culturelle. En 1995, l’année la plus chaude après 1968, la législation nécessaire fut votée par une douzaine de parlements, qui prononcèrent leur propre dissolution et transmirent leur pouvoir à l’Assemblée Européenne de Strasbourg. Ainsi naquit l’Europe nouvelle, royaume visionnaire qui ferait miraculeusement fusionner l’esprit de Charlemagne et de la carte à mémoire, de Michel Ange et du club Med, de Saint Augustin et de Saint Laurent. Epuisés mais satisfaits du résultat, les nouveaux Européens partirent pour les plages de la Méditerranée, leur aire d’accouplement tribale. Un fait encore plus significatif ne tarda pas à émerger. Si la plupart des vacanciers européens s’étaient octroyé un mois de congés supplémentaire, une substantielle minorité d’entre eux avait décidé de ne pas rentrer du tout. Ils restèrent dans leur hôtel ou dans leur appartement, s’allongèrent au bord de leur piscine et se consacrèrent au culte de leur propre épiderme." S’en suit une lutte armée sans merci entre les touristes et les tenants de l’économie de marché. Objectif : remettre tout le monde au travail et encadrer les déviants qui veulent se donner du bon temps. Ballard tient son nouveau cheval de bataille : la société des loisirs, sa critique et les inégalités, ravages, dommages qu’elle va engendrer. Le loisir est le pétrole de demain. Certains en ont, d’autres pas. Ses formes excluent ceux qui n’y participent pas. Sa vision européenne, proche de celle d’Edgar Morin, devrait, après "SuperCannes", servir de bréviaire à toutes les crêpes de plage qui se respectent. Si l’on s’en tient à la ligne de développement de son ouvre, les livres à venir de Ballard devraient tout simplement être des merveilles. Cette prédiction s’est avérée exacte à quelques années près comme le montreront par la suite, les parutions de quelques-unes de ses oeuvres majeures les plus significatives de sa pensée. Il eut heureusement le temps de les écrire et de les publier avant d’être terrassé hier par la mort.
Questionnement éthique :
1. Quelle influence cet auteur cherche-t-il à exercer sur les lecteurs de ses livres ?
2. Utilise-t-il des ressorts psychologiques tels que la peur, la séduction, la neutralisation affective pour convaincre ? Quelle est la stratégie employée dans le texte pour entrainer l’adhésion ?
3. Quels moyens le texte emploie-t-il pour amorcer puis garder le contact avec le lecteur ?
4. Trouve-t-on dans le texte un ensemble narratif attirant, provocant, séduisant, attirant ?
5. Est-ce que le texte reste constamment lié avec la réalité dont il prétend parler ou dont il cherche à s’évader ? Quel est le message informatif ? Est-ce que l’argumentation est assez solide pour paraitre rationnelle ?
6. Quelle place prend l’analyse du réel s’il y en a un ? Quels dont les instruments privilégiés de l’analyse du discours ? sociologie, psychanalyse, analyse scientifique ?
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Contradictions
A ce carrefour, se situe déjà le premier débat puisqu’il comporte le plus grand nombre de contradictions. Quels sont les critères à appliquer pour juger de l’efficacité de l’acte médical et comment les appliquer à un moment où le droit commence à envahir la sphère du sociologique ce qui incite les professionnels impliqués dans le rétablissement des conditions optimales de vie physiologique, morale et physique à mettre sur leur dos les imperméables les plus résistants et les plus étanches et à ouvrir en grand leurs parapluies. Contre qui et contre quoi ? La vindicte et les récriminations des patients, les critiques des institutions professionnelles qui n’ont de cesse de vilipender les « nouveaux médecins », ceux qui seraient un produit d’importation achetés pour une bouchée de pain, à défaut de trouver des praticiens formés non dans des écoles ou facultés situées hors hexagone mais diplômés ailleurs en territoire exotique où pourraient se côtoyer adeptes de la médecine chinoise, indienne, pakistanaise, voire d’inspiration chamane. Il n’est pas certain d’ailleurs que ce mélange de cultures accordées aux guérisseurs des corps et des âmes, voire des esprits et des humeurs, ne produise en fin de compte des résultats surprenants par leur efficacité, la qualité de vie conférée aux blessés de la vie, lorsque la joie domine débats et ébats.
Évaluer ?
Qui oserait procéder à ce que l’on nomme actuellement avec plus ou moins de componction l’évaluation ? Est-ce que le malade est le mieux placé pour juger des qualités intrinsèques du médecin auquel il a confié la prise en charge de sa santé ? A mesure que la science évolue, se diversifie et se complexifie, l’appréciation devient de plus en plus difficile entre la balance des avantages, risques et bénéfices, effets secondaires de telle attitude thérapeutique par rapport à une autre. Nous avons évoqué dans nos précédentes éditions, malheureusement interrompues pour des incidents techniques, l’opinion d’un sage du Moyen Age, Maimonide pour ne pas le nommer, qui a défendu avec toute la force et l’argumentaire de ses convictions, de son regard sur l’homme, une médecine à visée utilitaire, autrement dit, ayant pour objectif la « remise en état de l’individu » pour qu’il soit placé dans la meilleure conditio
n possible pour projeter et accomplir les actes nécessaires à son élévation c’est à dire réussir à maintenir son corps et son âme dans des dispositions telles que l’acquisition des connaissances lui sera facilitée, le domaine d’exploration de sa curiosité amplifié, l’horizon de sa recherche transcendé et la disponibilité de ses aptitudes optimisée au service des autres.
Questionnement éthique :
1. Quel rapport ce texte entretient-il avec les réalités économiques ?
2. Quels liens propose-t-il de nouer entre champ économique et options morales ?
3. Comment le texte assume-t-il son support médiatique ?
4. Quelles sont les valeurs proposées, promues ou éventuellement occultées ?
5. est-ce que ce texte se rapporte à une ou des lois morale, juridique ou scientifique ?
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Peut-être aussi, cette promotion est-elle liée au moins partiellement, à ses séjours en territoire helvétique ce qui lui fournit un alibi pour nouer des relations diplomatiques, sans doute étroites, avec la Confédération qui fait, grâce à cette manoeuvre une excellente affaire puisque, au lieu de lui verser le salaire d’un ambassadeur de haut rang, elle pourrait en dernier ressort bénéficier des largesses dont l’artiste a l’habitude en raison de sa proverbiale générosité démontrée en maintes occasions envers ses compatriotes arméniens dispersés dans le monde depuis le génocide commis à leur égard par les ressortissants d’une nation qui frappe continuellement à la porte pour que l’Europe veuille bien consentir à lui ouvrir la porte pour y entrer. Que sait-il des relations diplomatiques, des arcanes de la politique, des négociations sur l’industrie ou l’agriculture, des manoeuvres haut de gamme de son voisin par procuration, la Russie qui, entre les mains de joueurs d’échec avertis, est capable, avec plus de facilités qu’on ne croit à roquer les tours de la défense, à s’emparer de la reine ou à tuer le roi par échec et mat ? En réalité, a-t-il besoin de maitriser toutes ces connaissances pour diriger la diplomatie d’un pays dont il est originaire par ses parents ? D’autres se chargeront de cette mission sans que le risque soit grand de commettre de bévues tant le nouvel ambassadeur a montré jusqu’ici des signes évidents d’intelligence, sinon de diplomatie, d’habileté et de capacités à se soumettre aux règles de la bienséance, des négociations sinon des affaires au moins pour lui-même. On lui souhaite donc un excellent séjour au bord des lacs, l’acquisition d’une gentille demeure fleurie là où se rassemblent vedettes et célébrités du monde. Il faudra aussi penser à réserver des frais de mission en $ aux Etats-Unis, puisque dans la foulée de ses promotions, il aura aussi pour tâche de représenter l’Arménie au bureau des Nations Unies à Genève. Sans être un grand spécialiste de la géographie politique, on sait depuis un certain temps que cette dernière ville n’est pas si éloignée de New York où se traitent, à côté de Washington, les affaires importantes du monde à défaut de celles des êtres humains.
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Où est l’injustice et de quel côté s’est-elle le plus nettement manifestée ? Contre l’équipe londonienne qui pouvait aligner la totalité de ses joueurs disponibles achetés sur le marché du football à grands renforts de millions, généreusement alloués par le jeune et richissime sponsor russe de cette équipe qui sort son porte-monnaies à mesure qu’un joueur fait défaut pour colmater les brèches labourées par des entraineurs peu compétents ou le second, privé en l’occurrence de plusieurs joueurs majeurs, y compris, en dernier lieu de Henry, dont la seule présence aurait sans doute pu inverser dès le début du match le résultat. Alors que les joueurs du premier club viennent de tous les horizons à grands renforts d’offres mirifiques, ceux du second ont été formés en grande partie au sein du club ce qui fait dire à notre héros national Zinedine Zidane
qu’il y a à Bercelone une culture football dont on reconnaît la caractéristique au style de jeu, dont sont imprégnés tous les sportifs, du plus jeune au plus âgé formés au club par des maitres exceptionnels à commencer par Cruyff, héros national hollandais qui a imprimé son style à plusieurs générations de professionnels. Injustice du moment peut-être, si l’on veut admettre la déception de ces héros d’un moment recrutés selon les choix d’un mécène qui demain placera ses millions ailleurs ou les investira non dans des joueurs dont on oublie de dire qu’il s’agit d’êtres humains et non d’une marchandise que l’on achète et que l’on vend comme des chameaux dans les oasis ou des chevaux de course dans les haras. En réalité, justice tout de même puisque d’un côté il y avait de simples mercenaires alors que de l’autre se présentait une équipe accrochée à son club, à son style de jeu, à ses amitiés et à ses supporteurs. Peut-être, dans ce débat fallait-il poser la question de la justice à l’auteur de sa « Théorie » l’Américain Rawls qui en reste le meilleur et le plus moderne des experts ?
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La voiture abandonnée
Il paraît donc que cette petite communauté a abandonné la voiture pour se déplacer ce qui, en soi, n’a rien d’original puisque ailleurs et même en France des expériences ont déjà été tentées avec succès par le simple fait que dans ces lieux hautement scientifiques puisque destinés à de véritables enquêtes marquées du sceau de l’urbanisme, de la santé publique et de la sociologie, des étudiants dans le cursus universitaire se sont lancé dans un travail de recherche qui, actuellement, en France ne saurait être mené à terme uniquement pour la raison que faute de contrôles et d’examens, les remises de diplômes sont interrompues sinon arrêtées brisant des carrières, retardant des prises d’emploi et gêlant des occasions de promotions. Il semble donc que cette cité du bonheurs soit située près de Freiburg proche de la frontière suisse et française ce qui explique mieux son appellation. Les rues seraient interdites aux voitures à l’exception d’une rue principale dans laquelle circule un tramway . Si on autorise des habitants à acquérir des autos, cette initiative semble absurde puisque l’on ne saurait décemment pas dépenser de l’argent pour acheter une voiture dont on ne peut plus se servir. C’est pour cette raison que les nouveaux habitants qui s’installent dans Vauban, à l’instar du génial bâtisseur qui avait rénové toutes les grandes demeures en France et semble avoir touché une partie de celles situées actuellement en territoire allemand, laissent leur voiture au garage ou plutôt s’en débarrassent définitivement ce qui contribue davantage à leur bonheur et à leur détente que le fait d’être encombré d’un de ces véhicules monstrueux qui ne servent à rien d’autre qu’à polluer et dont on n’a guère besoin en milieu urbain.
Des restrictions
Le résultat de cette restriction non imposée de voitures dans l’enceinte d’une forteresse qui porte un nom célèbre dans l’histoire est que non seulement les habitants y vivent mieux, à l’abri des soucis de la vie courante, qu’ils sont déculpabilisés du poids de consommer des produits délétères pour la santé et pour notre globe mais qu’ils s’y adonnent à l’exercice quotidien dont on dit maintenant qu’il est le moyen le plus naturel, le plus efficace, le plus simple pour activer les fonctions de l’organisme, se prémunir contre la dépression et ne pas succomber à l’obésité, ce fléau des temps modernes, du à la surconsommation alimentaire, à la sédentarité et à un mauvais choix des aliments. C’est dans cette optique que le gouvernement français préconise à toute heure du jour et de la nuit de consommer les 5 fruits ou légumes journaliers qui de ce fait ont reçu une certaine sacralisation. Elle aurait tout aussi bien pu bénéficier des talents du Marquis de Vauban, ce génie touche à tout, expert en urbanisme, en architecture, en hydraulique et même en finances puisqu’il se mêla de résoudre les injustices sociales par un programme de réformes sociales et d’alléger les difficultés économiques de son temps. Ces deux objectifs auraient certainement attiré l’attention des responsables politiques actuels qui se seraient emparé de l’individu pour l’engager à réformer toujours plus puisque aussi bien le maitre mot actuel consiste à évoquer davantage le nombre des réformes que leur qualité, leur validité et surtout leur contenu et leur impact sur la qualité de vie des membres de la nation. Donner de l’air aux banlieues serait
la clé de la protection des villes contre le réchauffement climatique transmis par les émissions de gaz à effet de serre.
Aménager les banlieues
L’aménagement des villes de banlieue pourrait bien devenir la solution idéale aux difficultés rencontrées pour les rendre plus denses, plus compactes, plus accessibles au public et plus propices à aborder les magasins à pied, en quelques pas, à portée de promenade. Tout tient en définitive à la volonté des administrations municipales de promouvoir les moyens de transport public si pauvres aux Etats-Unis qui croyaient jusqu’à hier encore pouvoir se passer de ces derniers pour continuer à s’engouffrer dans les voitures cossues du passé mesurant plus de 5 mètres et encore adaptées à l’obésité généralisée de la population. Cette culture doit rapidement avoir une fin et se retirer des traditions de la vie courante pour éviter que les projets, planifications, concepts d’une vie future ne reposent comme par le passé sur la sacralisation d’un mode de transport suranné, ne serait-ce que si l’on prend en compte l’état désastreux de l’industrie automobile incapable de faire face à une reconversion intelligente, adaptée aux circonstances et exigences nouvelles créées par l’épuisement de ressources d’un côté et les rejets toxiques de l’autre. A Vauban qui porte bien son nom, les familles achètent ou louent en commun de grandes voitures pour aller au ski ou chez Ikea. Vauban, qui porte bien son nom puisque la région qui l’entoure a fait partie de la zone d’occupation française en Allemagne, a su profiter de cette expérience car les rues y sont étroites, creusées entre des rangées de baraquements militaires construits pour remplacer les vieux immeubles détruits et maintenant relayés par de petits bâtiments de 5 étages pour réduire les pertes de chaleur et rentabiliser la production d’énergie. Les gens qui s’y installent se comportent comme des cobayes et votent pour les verts, dans l’idée que la qualité de vie s’y améliorera, les voitures seront abandonnées à leur triste sort et les enfants élevés à l’écart de ces monstres bruyants et malodorants. De beaux projets, d’intéressantes perspectives.
Jusqu’où pourront-elles s’étendre ?
Questionnement éthique :
1. Croyant ou non, comment peut-on interpréter le sens de la coexistence de deux cités telles que les proposées Augustin ?
2. Etes-vous d’accord ou opposé à l’idée de deux cités rivales entre elles, l’une la Cité de Dieu poussée jusqu’à l’oubli de soi-même et l’autre, la cité humaine trop humaine avec l’amour de soi poussé jusqu’à l’oubli de Dieu ?
3. Est-il d’actualité et pertinent de faire allusion, à l’occasion du voyage du Pape en Terre dite Sainte de s’interroger sur les entrelacements et différences du spirituel et du temporel ?
4. Comment interpréter ce que d’aucuns appellent une "impatience eschatologique" qui les pousse à déchiffrer la bible en fonction de l’annonce d’une ère messianique déjà là , déjà arrivée au point de déclencher un processus par lequel l’espérance ou l’attente se mue en certitude risquant de faire le lit des pires fanatismes ?
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