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Que faire de nos enfants ?

40 000 demandes d’inscription à l’école ne peuvent être satisfaites.

De dramatiques restrictions

vendredi 13 juin 2008, par Picospin

À la rentrée prochaine, l’enseignement privé devrait connaître une « stabilité, voire une légère hausse de ses effectifs ». À la rentrée 2007-2008, l’enseignement privé a gagné 8 000 élèves inégalement répartis selon les régions : Paris et la région parisienne, les grandes métropoles comme Lyon et Marseille, et plus largement l’ensemble de l’arc méditerranéen font face à un afflux de demandes dans l’enseignement cet enseignement privé.

À la rentrée prochaine, l’enseignement privé devrait connaître une « stabilité, voire une légère hausse de ces effectifs ». À la rentrée 2007-2008, l’enseignement privé a gagné 8 000 élèves inégalement répartis selon les régions : Paris et la région parisienne, les grandes métropoles comme Lyon et Marseille, et plus largement l’ensemble de l’arc méditerranéen font face à un afflux de demandes dans l’enseignement cet enseignement privé. Les responsables de l’enseignement privé catholique estiment entre 30 000 et 40 000 le nombre de demandes d’inscription insatisfaites. « Dans certains établissements parisiens, les inscriptions pour la rentrée 2008 ont même été closes dès octobre 2007 .! », explique-t-on dans les sphères dirigeantes des établissements privés. Or, pour l’année scolaire 2008-2009, en vertu de la règle gouvernementale du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les syndicats d’enseignants estiment à 18 000 le nombre de suppressions de postes. Déjà, en septembre, on prévoit dans l’enseignement privé une suppression de 1 400 postes, compensée pour moitié par des heures supplémentaires. Cette situation devrait occasionner la fermeture de 150 classes. La règle non écrite d’affectation des moyens pour l’enseignement privé est déterminée depuis plus de vingt ans en déduction du secteur public, dont 80 % des moyens à la disposition de ce dernier contre 20 % pour le privé. Depuis quelques années, le gouvernement prend en compte la hausse des effectifs dans le privé. L’exigence budgétaire de réduction du nombre d’enseignants, qui touche aussi bien le secteur public que celui du privé, pourrait trouver une issue dans la réforme de l’enseignement donné au lycée. L’idée du Ministre de l’Education est en effet de réduire le nombre d’heures de cours au lycée. À cet égard, les responsables ont souhaité que les sections permettent de former de vrais spécialistes et de créer, dès la première, quatre modules semestriels.

Questionnement éthique :

1. Est-il raisonnable sinon éthique de limiter l’entrée des élèves dans les classes consacrées à l’enseignement de sorte qu’un certains nombre d’entre eux ne pourront bénéficier d’aucune acquisition de connaissances ?

2. Est-ce que le corpus des matières enseignées doit être limité par une réduction globale du nombre des fonctionnaires et une répartition discutable de leurs attributions aux dépens d’une diminution des connaissances transmissibles sinon transmises ?

3. Puisque le situation du pays ne permet pas de continuer à prendre en charge la totalité de ses besoins, ne serait-il pas raisonnable juste et éthique d’interroger les citoyens sur la priorité qu’ils souhaitent donner à telle ou telle matière, catégorie ou budget ?

4. Que peut proposer l’état aux enfants de la République en remplacement de l’enseignement qu’elle ne pourra leur prodiguer ? Les laisser dans l’ignorance, les envoyer à l’étranger, organiser une autre forme d’enseignement basé sur l’Internet ou l’enseignement par correspondance à condition d’en avoir les moyens ?

5. Est-il pertinent à cette occasion de rallumer la querelle scolaire entre l’enseignement publique laïque et l’enseignement privé de tendance religieuse ?

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Source :
Le Figaro 12.06.2008

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