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Une nouvelle diplomatie

A distance : son influence sur les perceptions dans les relations personnelles et collectives

Les cadres modernes des débats

lundi 20 mars 2017, par Picospin

On ne saurait dire que ces changements intervenus dans le contexte hautement affirmé du populisme aient contribué à assainir une atmosphère épaissie par les conduites plutôt grossières des diplomates ayant égaré tout sens de la politesse, du respect d’autrui et de l’apparent plaisir, sinon honneur de participer à la construction du nouveau monde prêt à l’emploi.

Rencontres

Si les rencontres personnelles soumises aux impératifs de voyages aériens fort couteux devaient s’avérer inutiles, pour quelle raison mobiliser des sources financières qui ne sont pas inépuisables. Tout simplement parce que c’est le peuple qui les prend en charge sur le bien commun des budgets des états. Faut-il admettre que des sommes importantes soient destinées à des personnages grossiers, peu éduqués, voire incompétents dans les domaines où ils représentent les états ?

Réflexions ?

La galerie des pourvoyeurs de réflexions, idées novatrices, conduites des gouvernements s’appauvrit de jour en jour faute d’avoir les moyens de les doter d’un minimum d’éducation. Cette clause avait été respectée pendant longtemps entre les représentations diplomatiques. Leur jeu avait commencé à être troublé par l’arrivée aux sommets des états de personnages issus du peuple. Ils n’avaient pas cru devoir consacrer du temps à acquérir les fondamentaux de la relation diplomatique.

Rôle des peuples

Dans ces conditions, pourquoi appartient-il au peuple de leur fournir les moyens de parcourir le monde, le polluer par le kérosène brulé dans les avions et les nourrir par des repas plantureux préparés par les plus célèbres chefs de cuisine du monde. Sinon de les habiller par des généreux donateurs qui investissent dans leur habillement leur foi dans l’avenir et leur appétit d’influence sur le politique, les finances, les arrangements économiques entre états. Le formatage des politiques disparaît au fur et à mesure que les débats s’enveniment, que le respect se perd dans des réflexions peu amènes dont la stérilité n’a d’égale que leur violence.

Témoins médusés

Tout ceci devant des spectateurs et témoins médusés par tant de haine, de mauvaise éducation, de violence et de rudesse. On ne combat plus avec des armes rhétoriques mais des arguments hors de propos avec les sujets qui méritent débat pour le bien du peuple. Ce dernier est mis de côté depuis longtemps révélant au passage le mépris dans lequel est maintenu un peuple asservi par une foi aveugle dans les capacités, l’honnêteté supposée de gens chargés de leur apporter chaque jour un peu de bonheur.

Serviteurs ou clients ?

C’est du moins ce que promettent les cadres politiques qui s’autoproclament serviteurs de la nation, protecteurs des institutions et du patrimoine. Les promesses suivent leur train, leur exécution aussi. Il ne suffit pas de placer sa main droite sur le cœur situé à gauche dans la poitrine pour que cette figure renvoie nécessairement au dévouement de son prochain. Faut-il pour autant réenchanter le monde avant qu’il ne devienne un champ de ruine et le cimetière des illusions ?

Le curseur des distances

Faut-il varier les distances entre les représentants des institutions pour leur assigner la place juste qui leur permettrait d’assurer sécurité, sérénité et leur apporter les ingrédients nécessaires à satisfaire leur appétit ?