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Ministre des Finances ou de l’Industrie ?

A propos d‘autos

De quoi je me mêle ?

vendredi 11 mars 2011, par Picospin

C’est ainsi qu’interrogée sur une chaine de télévision quelconque notre Madame la Ministre des Finances a expliqué à la France entière à son écoute qu’il fallait non seulement économiser le carburant qui était devenu très cher et venait d’augmenter dans des proportions considérables mais qu’elle se répandait en conseils aux automobilistes pour leur expliquer ce qu’il fallait faire pour réduire leur consommation d’essence.

Brillantes études aux US ?

A ce que l’on sache, elle n’a étudié aux États-Unis ou ailleurs ni l’ingénierie, ni la mécanique automobile, ni les arts et métiers mais est restée confinée strictement au domaine des finances. Cette thématique est déjà suffisamment vaste pour ne pas encore avoir besoin d’en rajouter comme si elle avait envie d’échanger son ministère pour celui de l’industrie ou du travail. La fulgurante progression des sciences et des techniques provoque déjà suffisamment de frustrations même pour les esprits les plus éclairés et les plus ouverts pour qu’il ne soit point nécessaire d’accrocher à sa panoplie d’autres spécialités et de ce fait d’autres savoirs.

Commentaires détaillés

Elle a donc longuement commenté, en s’attardant sur les détails, les façons de diminuer la consommation d’essence en cherchant sur l’internet la station la moins chère, en coupant le moteur dès l’immobilisation du véhicule, en évitant les brusques à coups de conduite, les accélération intempestives comme si elle faisait la promotion d’une nouvelle auto-école apte à distribuer des diplômes suivis de permis de conduire propres à satisfaire une clientèle de jeunes et de seniors qui rêvent de plus en plus au choix des engins du futur dont les performances surpasseront de loin celles des véhicule d’aujourd’hui. Cette sortie hors des frontières « professionnelles » n’est guère propice à une gestion efficace d’un gouvernement au sein duquel on a déjà assisté à ces trocs entre amis, les uns se mêlant des affaires des autres au risque de l’incompétence. Cette dernière n’a pas besoin de ces échanges entre amis et amies. L’hyperactivité engendrée et exigée par la direction du gouvernement est déjà suffisamment prenante et perturbatrice que nul n’est besoin de gérer plusieurs ministères quand on a déjà de grosses difficultés à s’occuper du sien.

Musique sur chaises

On a assisté à ces jeux de chaises musicales à l’occasion de l’intervention musclée du Ministre de l’Industrie qui cherchait à entrer par la grande porte dans le Ministère de l’intérieur, domaine pourtant peu enviable en raison des risques qu’induit sa conduite et des critiques qui pleuvent sur l’exécution de ses tâches délicates et ingrates. De même n’était-il pas opportun de se mêler des affaires maritimes à l’occasion du débarquement inopiné et mal vécu des réfugiés maghrébins sur les côtes italiennes puis françaises. Il s’est avéré que cette entreprise n’était qu’un leurre destiné à affoler les populations et leur faire prendre l’exacte mesure de leur tâche pour renvoyer cette population chez elle. En réalité, elle était fort discrète et peu nombreuse ce qui n’a cessé d’étonner un peuple mal informé et terrorisé par la perspective d’avoir à accueillir le malheur et la misère.

Marseillaise

Heureusement le calme est revenu dans les milieux nationaux sans que de nouvelles "Marseillaise" dussent être chantées au lendemain de celles déjà exécutées par les récents naturalisés français invités par le Premier Ministre à suivre sa cadence et le rythme et les harmonies imposées par sa science de la musique. On sait par ailleurs qu’il est un spécialiste et grand amateur de courses automobiles ce qui lui sied à merveille puisque d’une part il peut et doit se rendre dans sa ville du Mans connue pour son circuit des 24 heures et d’autre part on espère que les vrombissements des engins de course ne luis auront pas détérioré les facultés auditives, indispensables pour conduire un choeur aussi noble que celui des nouveaux Français.

Questionnement éthique :

1. Est-ce qu’un jugement moral doit être nécessairement accompagné d’effets pratiques ?

2. Est-ce que les croyances ont pour vocation de changer les choses ou de les décrire telles qu’elles sont ?

3. Existe-t-il un lien interne entre les jugements moraux et l’action ?

4. Quel est le sens de "faiblesse de la volonté" quand nous ne faisons pas ce que noue jugeons bon de faire ?