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A quoi sert le sport ?

mercredi 15 août 2012, par Picospin

Qu’attendez-vous de ces fameux jeux avec autant d’impatience, d’enthousiasme, de clameurs, de cris de joie, de rires hystériques et de pleurs à fendre l’âme lorsqu’une circonstance a été malencontreuse et que le prétendu héros a failli, que son image s’est détériorée devant une foule aux abois, désespérée de ne pas assister au sacre du mythique champion, dont on attendait l’exhibition de la force, de la puissance musculaire acquise au prix d’efforts pluriquotidiens, d’un régime alimentaire rigoureux et d’une discipline de vie qui décourage les moins motivés pour hisser au-dessus du lot des hommes et de femmes nantis d’une volonté surhumaine pour faire triompher leur ego et sans doute aussi leur orgueil national, voire nationaliste.

Offrir des médailles ou des barres en chocolat

On dit aussi bien que tel champion a offert une autre médaille à son pays même si ce dernier est maintenant bi-appartenant puisqu’on accole de plus en plus souvent le nom d’un pays à un autre pour en faire une nouvelle entité réunie par un trait d’union comme par exemple un « franco-polonais » ou originaire de l’Ouganda mis spontanément au service de tel ancien empire colonial grâce au service duquel il a pu s’entrainer à sa guise, bénéficier des appuis financiers et de la logistique nécessaire à son épanouissement qu’il rend tant et si bien à son pays bienfaiteur. Lequel profite de la gloire nouvellement acquise du sportif de haut niveau pour la prendre à son compte et la répercuter sur ses habitants, son peuple et les avantages qu’il peut en tirer pour sa réputation, le rayonnement de sa culture, éventuellement de ses finances, de son économie et de l’impact sur les autres nations de ses succès dits sportifs, de ce modèle exhibé au nez et à la barbe des concurrents, des adversaires, sinon des rivaux.

Fierté, orgueil et joie

Quelle est la cause profonde du sentiment de fierté, de joie, d’orgueil de faire partie du même pays que celui qui a donné naissance au héros sportif alors que la responsabilité de ceux qui s’agglutinent pour crier, danser, chanter n’y sont pour rien n’ont revendiqué aucune responsabilité dans le succès éphémère du champion qui a su faire monter son égo à des sommets vertigineux à l’instar du sauteur à la perche qui, à l’occasion de son nième essai est monté bien plus haut que tous ses concurrents moins à la force de ses bras, de ses jambes que surtout de son allant. Cette volonté de vaincre, cette fantastique mobilisation d’un corps et d’une âme se projetant mutuellement dans le ciel a quelque chose de surhumain, de tellement exceptionnel qu’on finit par se demander pour quelle raison un tel sursaut d’énergie n’est pas utilisé plus souvent, dans des circonstances régulières, plus fréquemment que dans l’exceptionnelle circonstance de jeux dits olympiques que les Grecs avaient eu la bonne et opportune idée de créer pour en saupoudrer le calendrier à intervalles réguliers et mesurer les progrès ou reculs effectués par ceux qui ne cessèrent de se surpasser pour couvrir leurs fronts des lauriers de la victoire. Ne pourrait-on disposer de cette fantastique puissance utilisée une fois à l’occasion de grands événement exceptionnels pour en faire l’attitude prescrite pendant toute une vie en faveur de la création, de l’action, du plaisir d’inventer, d’imaginer, d’offrir aux autres les fruits de ses rêves, dans un territoire si peu accessible à la pensée, même si elle est magique, que peu y accèdent facilement et que la plupart s’entrainent durement pour obtenir ce résultat.

Sacrifices ou plaisir ?

Ce dernier ne saurait devenir significatif et opérationnel que dans la mesure où les sacrifices consentis par chacun à la performance se répercutent sur l’amélioration de la santé, des capacités physiques, intellectuelles et spirituelles et au-delà à l’augmentation des performances au prix d’une réduction des efforts, autrement dit dans la mouvance d’une amélioration des rendements. C’est cela la bonne santé des éléments d’une nation où se joignent la modicité des investissements et couts des soin et l’excellence des résultats déjà obtenus et à venir.

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