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Quelle éthique pour la nouvelle Amérique d’Obama ?

A-t-on besoin d’une éthique au sein des institutions gouvernementales aux USA

Où faut-il de l’éthique ?

mardi 16 juin 2009, par Picospin

Tel est le sens de cet article publié dans le grand quotidien américain dont, parait-il, la situation financière est critique au point de faire poser à ses dirigeants des questions sur son avenir commercial.

Malversations

C’est dans cette perspective que vient de paraître un article consacré aux malversations d’une personnalité politique dont les agissements ont interpellé la vigilance du Comité d’Ethique chargé de veiller sur la bonne conduite des membres du Parlement et des membres du gouvernement. Une affaire d’éthique et de méfait attribuée à un Représentant du Congrès aux Etats-Unis a suscité l’intervention de la Présidente de le Chambre des Représentants, Mme Nancy Pelosi. L’enquête suit son cours allègrement, avec une certaine insouciance et dans le plus grand secret sauf en ce qui concerne la récente annonce selon laquelle le comité d’éthique maladroit, irresponsable sinon incapable, s’est trouvé dépourvu de chef au cours de ces derniers mois. Ce handicap flagrant ne peut que difficilement constituer un encouragement et susciter la confiance des contribuables au moment où un démocrate de New York continue de se servir d’un marteau pour veiller sur les manières et les moyens employés par le Comité pour traiter les expériences portant sur l’économie de l’Etat. On accuse M. Rangel, le représentant dont il vient d’être fait mention, d’avoir violé les règlements et traditions de la Chambre au moment où il s’est permis de rédiger une sollicitation officielle en faveur de donations au profit d’un service public du Collège de New York, chantant les louanges des inspirations géniales qu’il démontra eu cours de sa carrière.

Encore le pétrole !

Un directeur d’une compagnie pétrolière qui lui avait rendu service en lui allouant 1 million de $ a vu ce Monsieur apporter une aide substantielle pour exploiter un défaut de paiement d’impôts de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers de $. Ces faits sont naturellement niés par l’accusé qui se contente de ne reconnaitre qu’une dizaine d’erreurs sans conséquence et involontaires au maximum. Cette évolution ne permet cependant pas de répondre à d’autres questions telles que la violation éventuelle de certaines règles éthiques, de cadeaux reçus et de la location d’appartements à Harlem de même que de l’absence de déclaration officielle de revenus provenant d’une de ses villas en République dominicaine. Mme Pelosi a triomphé dans ses attaques en dénonçant avec forte conviction la « culture de corruption » de l’aile républicaine du Congrès où les principes élémentaires de l’éthique sont joyeusement bafoués chaque jour.

Louanges

Elle n’en mérite pas moins des louanges pour être passée en force au travers du nouveau Bureau du Comité d’Ethique et s’être creusé un chemin pour mener une enquête approfondie et transmettre les plaintes aux divers Comités d’Ethique en place. Il reste à voir si le nouveau Comité en place est plus transparent et bénéficie d’une plus grande transparence. Mme Pelosi se doit de soumettre le comportement de M. Rangel aux coups de marteau qui ne manqueront pas de résonner pendant l’interminable enquête éthique. Ce manquement ne pourra qu’être aggravé à moins qu’elle ne pousse le comité à compenser l’absence plus qu’embarrassante d’un véritable conseiller.

The New York Times
April 18, 2009
Editorial
Is the House Swamp Drained Yet ?

Questionnement éthique :

1. Est-ce que le questionnement sur le comportement éthique des responsables de la politique américaine sort renforcé ou diminué du fait des précédents de faillite frauduleuse, de malversations, commises au niveau du secteur bancaire et des entreprises qui ont du être aidées par l’état pour survivre ?

2. Quelles relations peut-on imaginer entre la classe politique et financière en ce qui concerne l’application possible d’une bonne conduite éthique susceptible de rendre toute leur confiance aux citoyens qui ont vu subitement s’écrouler leur capitaux, leurs avoirs, leur réserve pour constituer leur retraite et sauvegarder leur habitat ?

3. Est-ce que la crise actuelle dévoile les véritables comportements moraux des individus, des responsables des grandes entreprises et de ceux de l’état ?

4. Est-ce que de ce fait, la confiance vis-à-vis de l’Amérique et de son système bancaire s’est amoindrie ?

5. Est-ce que cette situation est réversible et si oui en combien de temps ?

6. Est-ce que c’est la notion de justice qui intervient de façon prioritaire dans le débat éthique parce qu’elle serait une sorte de vertu cardinale, au sens platonicien, cadre dans lequel elle commande à toutes les vertus et permet leur harmonisation dans chaque âme qui peut ainsi présider au bonheur de la cité ?