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Comment se comporter envers le handicap ?

A-t-on fait tout ce qu’il était possible de réaliser pour compenser le handicap ?

Du principe de l’égalité des chances

vendredi 28 mars 2008, par Picospin

Le handicap est la limitation des possibilités d’interaction d’un individu provoquée par une déficience provenant d’une incapacité permanente qui mène à un handicap moral, intellectuel, social ou physique. Il exprime une déficience vis-à-vis d’un environnement, en terme d’accessibilité, d’expression, de compréhension ou d’appréhension

Une notion médico-sociale

Il s’agit donc d’une notion sociale et médicale. La loi du 11 février 2005 portant sur l’égalité des droits et des chances et la participation à la citoyenneté des personnes handicapées donne une nouvelle définition au handicap. Ce dernier constitue une limitation d’activité ou une restriction durable ou définitive de participation à la citoyenneté. Il peut s’agir aussi d’une limitation d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. La secrétaire d’Etat à la Solidarité a promis que le gouvernement fera "une annonce forte" lors de la Conférence Nationale sur le handicap le 10 juin, afin d’obliger les entreprises et les administrations à employer des personnes handicapées. "Aujourd’hui, 23.000 entreprises ne recrutent aucun travailleur handicapé. Elles vont les recruter parce qu’il y aura le 10 juin une annonce forte en direction des administrations et des entreprises". Ces mesures seront présentées "dans le cadre d’un pacte national pour l’emploi des handicapés qui sera présenté lors de la Conférence nationale sur le handicap le 10 juin" et que présidera Nicolas Sarkozy, "250.000 personnes reconnues travailleurs handicapés n’ont toujours pas accès à l’emploi". Le Président Sarkozy a déclaré vouloir "faire du handicap une priorité absolue" de son quinquennat. Il a annoncé une revalorisation de l’allocation adultes handicapés de 5% en 2008 et son intention de faciliter l’accès des handicapés à l’emploi. L’application de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées contribuent à l’effort d’intégration.

Egalité des droits et des chances

Dès l’âge de 3 ans, si leur famille en fait la demande, les enfants handicapés peuvent être scolarisés à l’école maternelle. Chaque école a vocation à accueillir les enfants relevant de son secteur de recrutement. Pour répondre aux besoins particuliers des élèves handicapés, un projet personnalisé de scolarisation organise la scolarité de l’élève, assortie des mesures d’accompagnement décidées par la Commission des droits et de l’autonomie. Elle consiste à scolariser des élèves handicapés dans une classe ordinaire. La scolarisation individuelle est recherchée prioritairement. Qu’elle soit réalisée à temps plein ou partiel, elle passe par une adaptation des conditions d’accueil dans le cadre du projet personnalisé de scolarisation (partie intégrante du plan personnalisé de compensation) permettant de prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de chaque élève handicapé. Les élèves peuvent être accompagnés par un auxiliaire de vie scolaire, qui constitue une des mesures de compensation décidées par la Commission des droits et de l’autonomie. En complément de la scolarité, l’équipe spécialisée d’un service d’éducation spéciale et de soins à domicile peut intervenir. Dans les écoles élémentaires, les classes d’intégration scolaire accueillent des enfants présentant un handicap mental, auditif, visuel ou moteur, pouvant tirer profit d’une intégration en milieu scolaire ordinaire.

Enseignement adapté ou inadapté ?

Les élèves reçoivent un enseignement adapté et partagent certaines activités avec les autres écoliers. En 2006, la majorité des élèves ont bénéficié de périodes d’intégration individuelle dans une autre classe de l’école. Dans le secondaire, lorsque les exigences d’une scolarisation individuelle sont trop grandes, les élèves présentant un handicap peuvent être scolarisés dans les unités pédagogiques d’intégration. Ce dispositif s’adresse à des collégiens qui ne sont pas en mesure de bénéficier d’un enseignement ordinaire. Encadrés par un enseignant spécialisé, ils peuvent recevoir un enseignement adapté qui met en œuvre les objectifs prévus par le projet personnalisé de scolarisation, incluant autant qu’il est possible des plages de participation aux activités de la classe de référence de l’enfant, choisie parmi les classes du collèges qui accueillent des élèves de sa classe d’âge. A la rentrée 2007, 200 UPI sont créées dans les collèges et les lycées. L’implantation de ces unités d’intégration est organisée de façon à ne laisser aucun territoire hors d’accès des élèves, en tenant compte des contraintes raisonnables de transport. Dans les cas où la situation de l’enfant ou de l’adolescent l’exige, c’est l’orientation vers un établissement médico-social qui permet de lui offrir une prise en charge scolaire, éducative et thérapeutique équilibrée. L’évaluation des besoins, à laquelle tout enfant handicapé a droit en application de la loi, est réalisée par une équipe pluridisciplinaire d’évaluation placée auprès de la Commission des droits et de l’autonomie de la Maison départementale des personnes handicapées. A partir de l’école élémentaire, l’intégration scolaire peut être individualisée ou collective.

Un droit fondamental

Le droit à l’éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit fondamental. Les élèves malades ou handicapés ont été pendant longtemps pris en charge par des établissements spécialisés. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus intégrés dans le milieu scolaire ordinaire. Les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés menées par le ministère de l’éducation nationale sont renforcées par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. La loi, applicable depuis le 1er janvier 2006, affirme le droit des élèves handicapés à l’éducation ainsi que la responsabilité du système éducatif comme garant de la continuité du parcours de formation de chacun. Les déficiences sont des problèmes du corps, des écarts par rapport à la situation normale. On distingue les lésions des structures anatomiques et les limitations des fonctions organiques et psychiques. Une déficience peut être objective ou supposée, du fait d’altérations de l’estime de ses propres capacités (la peur de faire). Une déficience peut être la conséquence (le symptôme) d’une maladie, mais n’est pas la maladie elle-même. Par exemple une perte de l’audition peut être la conséquence d’une pathologie (otite, encéphalites, oreillons…) ou d’un traumatisme, d’une anomalie génétique ou bien celle du vieillissement. Si les déficiences ont toujours une cause organique ou psychique, elles recouvrent un domaine plus vaste que la notion de trouble ou de maladie. Cela signifie qu’un individu souffrant d’une déficience ne doit pas forcément être considéré comme un malade. Les situations de vie consistent à mettre en œuvre à la fois des savoir-faire et des savoir-être.

Réaction adéquate ?

Une situation de handicap est constituée par l’ensemble des difficultés rencontrées par un individu pour réagir à une situation de vie en raison de ses déficiences. Pour mesurer ces difficultés on différencie la notion de performance de celle de capacité. La performance mesure la réponse d’un individu à une situation de vie dans son environnement réel, alors que la capacité mesure l’aptitude d’un individu à répondre à cette même situation dans un environnement normalisé. C’est une expression assez large regroupant les maladies et les blessures mais aussi les troubles psychiques, les anomalies congénitales ou génétiques, voire les effets de l’âge, de la grossesse, ou du mode de vie (alcool, surpoids). Ils peuvent entraîner des déficiences ou se surajouter à leurs effets. Une déficience motrice sur les possibilités de déplacement pourra être aggravée par une surcharge pondérale. Cet effort s’est traduit par la mise en place de la Caisse nationale de la solidarité pour l’autonomie. Celle-ci gère les sommes récoltées du fait de la suppression du jour férié de la Pentecôte. Une partie destinée aux personnes handicapées, est redistribuée aux conseils généraux. Une autre sert également à organiser la réponse de la société au défi du vieillissement de la population.

Questionnement éthique :

1. Comment procéder à l’intégration des enfants handicapés psycho moteurs dans le système scolaire ?

2. Vaut-il mieux prévoir des classes spéciales pour les handicapés ou les intégrer directement dans des classes de niveau normal ?

3. Faut-il proposer pour l’enseignement des enseignants spécialisés pour la formation des handicapés ou peut-on confier ces derniers aux enseignants issus d’une formation normale ?

4. Qui doit et peut s’occuper de l’accompagnement des handicapés quand ils vieillissent et qu’ils sont censés entrer dans la vie active ?

5. Comment doivent être gérés les fonds nécessaires à l’éducation des handicapés et d’où doivent-ils provenir ? Du secteur privé, du mécénat, des fonds publics ?

APEISUD92

Notre association, membre de l’Unapei, a décidé de s’associer au mouvement inter-associatif et apolitique « Ni pauvre, ni soumis ». Les 54 associations qu’il regroupe souhaitent que nos dirigeants prennent en compte la situation de toutes les personnes handicapées qui, aujourd’hui, ne peuvent travailler en raison