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Est-ce le devoir des enseignants ?

Allégeance à la moralité

Introduction de l’éthique dans la vie professionnelle

vendredi 18 juin 2010, par Picospin

Dans l’enseignement, ces cadres ciblés par des lois qui inondent les institutions plus que ne le firent les déluges sur la Vendée et le Var viennent de susciter des réactions dont chacun jugera de la proportionnalité ou de son caractère disproportionné.

Un diable dans les concours ?

On souhaite en haut lieu faire glisser dans les critères de sélection des concours des données d’ordre éthique sur le comportement passé, présent et les supputations d’avenir des futurs enseignants. En quelque sorte une allégeance à la bonne conduite, à la morale, au bien contre les forces du mal, l’apparition du diable qu’on serait tenté d’introduire dans l’âme des enseignants et des enseignés. Qui pourrait être habilité à délivrer ce certificat de haute moralité, propre à rassurer parents, responsables et acteurs de la vie publique orientée vers les formations, l’éducation et l’enseignement. A l’inverse, qui pourrait être tenté d’agir dans le sens contraire à celui souhaité par les auteurs des arrêtés ? Des « révolutionnaires » des marginaux, des révoltés contre la société, soucieux d’introduire le diable dans les salles de classe, les amphithéâtres, pour qu’il y déploie ses griffes, sa longue queue et crache le feu pour se livrer à un autodafé digne des us et coutumes de l’Inquisition. Le diable, "jeté à travers" ou "expulsé" est l’esprit du mal.

Inquisition et manichéisme

Si dans le Manichéisme, le principe du mal est à égalité avec le principe du Bien, dans la tradition judéo-chrétienne, le mal est insufflé dans le monde par une personne, le Diable. S’il est donc en cela l’esprit du mal, il est aussi le mal : ange déchu, donc d’une créature de Dieu et n’a pas été créé mauvais mais s’est déchu lui-même en se voulant l’égal de Dieu et en le rejetant. Ce faisant il a rejeté le Bien et il est à l’origine du mal : "Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge." A l’origine du mal, esprit du mal dans le monde, il est représenté sous un aspect qui varie entre l’homme et l’animal réel ou imaginaire hideux et repoussant. La religion mésopotamienne représente l’univers comme le champ de bataille de l’affrontement cosmique entre le bien et le mal. L’épopée de Gilgamesh marque la première apparition d’un personnage diabolique, géant qui garde la forêt de cèdres dans laquelle Gilgamesh veut couper le bois qui manque à son peuple. Gilgamesh tue le monstre, n’en retire aucune gloire, est puni par le seigneur du ciel et roi des dieux. Huwawa à l’aspect terrifiant, rugit comme la tempête, crache le feu et dans un souffle de mort représente une force naturelle au sacrée. En Basse Égypte, Seth était un dieu malfaisant, rôle occupé par Horus et Osiris en Haute Égypte. Lors de l’unification de la haute et de la basse Égypte, Horus et Seth devinrent, frères, et furent vénérés comme dieu bifide, puis, le temps aidant, Seth fut considéré comme inférieur à Horus pour finalement personnifier la source de tout mal, le Satan de l’ancienne Égypte. Seth est un serpent, un porc noir ou un homme aux cheveux roux.

Zarathoustra

Zarathoustra bouleverse la mythologie mésopotamienne quand il remplace tous les dieux existant par deux entités, l’une bénéfique, Ahura Mazda, dieu de la lumière apportant l’ordre, l’autre Ahriman ou Angra Mainyu, présidant aux forces destructrices. Il crée la première religion dualiste en opposant deux puissances équivalentes et en projetant une vision du monde en noir et blanc. Incarnation du mal, rival du dieu bienveillant, c’est le personnage qui a le plus influencé le diable chrétien, incarnation du mal, capable de rivaliser avec le dieu bienveillant. Cette interprétation donne au dieu bienveillant le rôle de juge ultime qui laisse les démons tenter l’humanité et intervient en dernier recours pour empêcher la victoire du mal. La notion de Jugement Dernier est une des composantes du christianisme.

Questionnement éthique :

Face à cette diabolisation, se présente le bien selon Platon qui prend les figures de l’espoir, de l’attente et de la raison dont l’individu doit s’approprier pour en faire sa propre vie et la rendre intelligible à ses propres yeux. Pour d’autres philosophes comme Hobbes et plus tard John Rawls, le bien n’est que l’objet de préférences, mais aussi pour d’autres de contraintes d’ordre et de cohérence auxquelles est soumis l’ensemble des biens humains. Ces derniers seraient des réalités qu’il est juste de vouloir car à terme ils rendent heureux. Ces avis résultent moins d’un consensus que d’une maxime subjective de la volonté qui peut être formulée comme impératif de l’action. Tout le monde a deviné qu’une telle opinion ne pouvait provenir que d’un Maitre comme Kant, obsédé par l’idée du souverain bien, fin vers laquelle s’oriente la volonté bonne, qui, associée à l’accord de la vertu et du bonheur devient une finalité morale. Est-ce pour ces finalités que les jurys de tous bords doivent exiger de la part de leurs membres la soumission à ces lois, faute de quoi, on ne deviendra jamais enseignant à un moment où on cherche à en réduire le nombre, laissant la jeunesse sans directives, sans guides, sans horizon et sans avenir ?

Messages

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