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Risques, danger ou précaution ?

Appel ou Rappel de véhicules suspects de malfaçon ?

Une firme aux abois. Pourquoi ?

vendredi 26 février 2010, par Picospin

L’exemple le plus récent et le plus spectaculaire, le plus médiatisé est celui qui frappe actuellement la marque japonaise Toyota, leader mondial encore incontesté l’année dernière, loué mondialement pour sa fiabilité et la qualité de sa construction.

Comme cette dernière est réalisée dans différents sites dans le monde du fait des fameuses « délocalisations » qui font couler tellement d’encre dans les journaux, consomment tellement de pixels dans l’imagerie et utilisent des litres de salive à la radio et à la télévision, on est en droit de se demander comment cette marque s’y est prise pour obtenir de chacun des sites que la finition soit aussi parfaite et égale en tous points de la planète. Si l’on réfléchit aux conséquences prévisibles des rappels demandés par la firme sous la pression constante de la concurrence qui rassemble les firmes américaines en premier lieu puis des firmes françaises associées au montage des véhicules nippons, on ne manquera pas de remarquer que ces rappels si fréquemment intervenus dans l’industrie automobile mériteraient d’être mieux expliquées aux consommateurs en général et à la clientèle en particulier. Pour des propriétaires qui ont acquis un véhicule déjà âgé de plusieurs années, le risque de survenue d’un accident s’est écoulé depuis le moment de l’achat, qu’il s’agisse d’un produit neuf ou d’occasion, circonstance qui risquait de mettre en danger d’accident plus ou moins grave les propriétaires des Toyota incriminées. Si l’on se réfère au délai de vérification de l’automobile, très élevé en raison du nombre excessif de voitures à contrôler, on s’aperçoit qu’un temps « mort » dans toute l’acception du terme peut intervenir au cas où une véritable malfaçon pourrait être découverte et réparée. A partir de ce raisonnement on peut scinder la question en deux alternatives : ou bien il existe un véritable danger immédiat dont le degré peut varier entre un minime accrochage des plus bénins ou bien ce danger est réel et peut se transformer instantanément en accident grave voire mortel aussi bien pour les passagers du véhicule incriminé que pour les voitures circulant en même temps que lui sur la même route ou des routes voisines reliées par des croisements. En d’autres termes, on pourrait écrire que la situation est suffisamment grave pour qu’immédiatement, la voiture présumée coupable soit instantanément retirée de la circulation pour éviter tout risque d’accident ou bien le défaut de fabrication est mineur, cas auquel si aucun risque n’est attendu, le rappel pourrait se limiter et ne pas s’étendre à toute la flotte présumée coupable. Sous quelles influences et avec quels attendus sont imposées de telles mesures ? Est-ce le travail des lobbies et de la concurrence féroce entre constructeurs, est-ce un effet de publicité déguisée ou est-ce pour montrer gratuitement – mais pas pour tout le monde – que le rappel des objets éventuellement défectueux est une simple opération commerciale, montée pour montrer au public le sérieux des marques, la vigilance de ses équipes de mise au point et la grande qualité des opérations de contrôle. Rappelons que pour Toyota le problème consistait à vérifier puis à remplacer le fonctionnement des freins ou des accélérateurs dans lesquels la forme et le fonctionnement des pédales de freins et d’accélérateurs avaient été incriminées. Si tel est le cas, il ne fallait pas attendre des mois ou des années pour rappeler les véhicules et modèles présumés défaillants mais il fallait organiser cette opération immédiatement sous peine de voir des milliers d’accidents graves dus à l’absence de tout freinage efficace. En ce cas, fallait-il aussi que les autorités nationales et/ou internationales chargées de la sécurité interdisent dans l’heure tout déplacement motorisé de toute voiture et de tous les modèles de la marque. Comme on ne connaît pas ou pas encore le bilan des éventuels incidents ou accidents survenus, tout jugement définitif devrait être évité avant d’être en possession de détails complets au sujet de la mésaventure survenue aussi bien au constructeur japonais et à ses clients.