Ethique Info

Accueil > Société > Civilisation > Apprentissage de la loi morale

Quelles méthodes ?

Apprentissage de la loi morale

Quelles perspectives ?

samedi 15 janvier 2011, par Picospin

Les sentiments moraux sont indispensables pour garantir la stabilité de la structure de base dans l’exercice de la justice. La première tradition vient de la doctrine empiriste dont se servent essentiellement les utilitaristes qui dans ce domaine font appel à l’apprentissage social capable de conduire à l’apprentissage moral, premier pas d’approche des motivations qui manquent le plus chez les apprentis engagés dans cette formation.

Reconnaitre le juste et l’injuste

Ils se doivent de reconnaître ce qui est juste, simplement pour l’amour du juste et l’opposition à l’injuste. Dans cette classification, les enfants en formation sont aidés par les parents et responsables de l’éducation en fonction de l’approbation ou la désapprobation des conduites de leurs enfants, élèves ou jeunes qui leur sont confiés. C’est grâce à ces outils qu’ils finiront par acquérir le désir de faire ce qui est juste et le dégout de pratiquer les actes injustes. Le premier apparaît tôt dans la vie sans qu’à cette époque précise se forme le raisonnement sur le pourquoi de ces normes. Les préceptes moraux inculqués aux plus jeunes sont acceptés par eux car ils constitueraient le moyen le plus efficace pour dissiper leur angoisse, sans qu’ils aient compris les arguments raisonnés de la moralité. Une telle démarche individuelle n’évolue pas sans risques. L’immaturité des apprenants et les erreurs et fautes des éducateurs peuvent être semés de maladresses, d’applications à contre-courant, de louanges et blâmes, de récompenses et punitions.

Immaturité et irrationalité

Leur irrationalité ne va pas sans poser des problèmes au cours du cycle éducatif. Ces amalgames perturbent le chemin qu’on souhaiterait tout droit des apprentis qui y décèlent chaos, irrationalité et déraison. Ce n’est que sous la contrainte de la correction des mauvaises attitudes que peut être réalisé le progrès moral, à la lumière des principes, seuls capables de les faire reconnaître comme bien fondés. La deuxième tradition est celle du rationalisme qui agit en développant librement les capacités innées intellectuelles et émotionnelles. Nous éprouvons pour les autres une sympathie naturelle et une tendance naturelle à éprouver du plaisir dans la sociabilité et la maitrise de soi. Ces deux éléments fournissent la base affective des sentiments moraux qui sont le résultat de la compréhension intégrale de notre nature sociale. Une société construite sur ces bases ne saurait fonctionner qu’à la condition de considérer tous ses membres sur la base d’une réciprocité mutuellement acceptée.

Réciprocité et contrainte

Sinon, notre nature est heurtée par l’imposition de contraintes moins susceptibles de nuire à l’autre que de le mécontenter. La responsabilité envers les principes de justice augmente notre sensibilité sociale. Elle les confronte à l’augmentation du bien ce qui a pour conséquence de mieux contrôler nos impulsions les plus mesquines. Pour parvenir à ce stade, il est sage d’attendre l’arrivée de la maturité lorsque l’enfant sera entré dans sa maturité après avoir laissé derrière lui les étapes d’une compréhension trop primitive de la moralité. Il est encore ardu de désigner l’un ou l’autre concept de l’exercice de la morale en tant que favori. Peut-être que les deux gardent toute leur valeur.

Association pour le bien commun

Les associer serait la manière idéale de faire appel à des voies diverses sans qu’il soit besoin d’appeler au secours des méthodes rivales cherchant à tout prix à s’éliminer. La complexité du problème justifie le recours à la prudence pour permettre d’associer principes, idéaux, préceptes, tous choisis parmi des éléments intellectuels, pratiques et affectifs. Sans négliger des formes d’apprentissage plus primitives comme le dressage, le conditionnement utilisées sur une échelle extensible jusqu’au raisonnement le plus abstrait.