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A propos de foi, de conversion et de convictions

Aristote et Augustin au chevet du temps ...

...et de bien d’autres choses

samedi 1er janvier 2011, par Picospin

Pour comprendre le déroulement de cette histoire, il faut se figurer un temps sans temps, une époque où les repaires temporels étaient fort distendus, allant jusqu’à l’anachronisme.

Quelles représentations du temps et de l’univers ?

Cette situation n’était pas pour déplaire aux savants et chercheurs qui se préoccupaient du cosmos en particulier sous l’angle de vision où l’avaient envisagé les génies d’une autre époque. Ils s’appelaient Einstein, Tycho Brahé, Galilée, et autres intelligences de ce niveau. Ils n’étaient en rien gênés par les rencontres du chronos, même quand elles étaient explosives et que quelques retombées un peu lourdes atteignaient de pauvres savants qui n’avaient pas tous le niveau requis pour résoudre de difficiles énigmes mettant en situation puis en jeu des professeurs honorifiques, invités à des rencontres hautement scientifiques où ils représentaient les dignitaires, recteurs et présidents, responsables de facultés auxquels on confiait toujours la tâche complexe de remettre de l’ordre dans les choses de l’esprit et le mouvement des planètes. Celles-ci commencèrent à cette époque encore lointaine à donner des signes de fatigue dans la mesure où elles ne respectaient pas toujours les horaires prévus. Cette dérégulation n’était plus depuis longtemps l’apanage des astres puisque aussi bien elle survenait aussi dans le fonctionnement des trains et de avions sur la planète dite « Europe » à la suite de l’installation d’une certaine anarchie dans le climat. Cette dernière serait la conséquence de ce que les Terriens baptisent du terme de réchauffement climatique. Pour les uns il serait inéluctable et attendu avec une certaine angoisse, sinon terreur en raison des troubles que cette nouvelle contingence serait susceptible d’apporter dans la vie des animaux et de hominidés. On se lançait alors dans des explications oiseuses, pas toujours faciles à comprendre pour des êtres dits supérieurs en intelligence et qui ne parvinrent pas toujours à saisir le sens de ce qui se disait et répétait en permanence dans les discours des académiciens et autres représentants des sciences dures, aussi appelées exactes telles que la physique, la chimie, l’astronomie et même la biologie.

Courants froids et chauds

Des courants froids s’écouleraient du grand nord de la Terre à partir d’une fonte des glaces pour activer d’autres flux qui, au lieu de réchauffer comme on pourrait le penser ce qui se trouvait encore au-dessous des 0° Celsius fatidiques, continuerait de refroidir le système contre toute attente et toute prévision. Ils apporteraient ainsi neige, glace et verglas, enfermant les villages, bloquant les circulations des engins motorisés, jetant à terre les bipèdes les plus fragiles qui ne disposaient pas de trop de paires de cannes pour rester en équilibre sur les surfaces glissantes, dépourvues de sel, de trottoirs et chaussées que personne ne cherchait à nettoyer tant la fatigue étaient grande au sein d’une population qui avait vieilli plus vite que ne le laissaient supposer les grandes tables de la longévité, établies par des gouvernement aux abois qui ne savaient à quel saint se vouer même si des conseillers avaient de façon compulsive proposé le nom mille fois coopté de St Augustin.

Circonstances

Comment en est-on arrivé là ? On veut dire, à accepter les entrées dans le cercle des problèmes exposés, les candidatures indépendantes d’un côté d’un Monsieur appuyant ses concepts sur les paradoxes du temps, de l’autre un organisateur réputé de l’organisation intelligible du récit. Leur indépendance s’érige sur une « conception culturelle différente de la nature du temps sans se soucier de fonder sur cette enquête la structure narrative de l’autobiographie spirituelle développée dans les Confessions ». C’est à l’injonction de témoigner d’une conversations qui a eu lieu ou qui aurait pu se produire entre l’initiateur de la philosophie et une figure des plus originales dans la quête de Dieu, que j’ai essayé de répondre pour en transmettre les éléments clés à notre présente puis à notre descendance.

Aristote : je me demande bien comment l’univers dans lequel nous tournons peut continuer à rester aussi imperturbable alors qu’il ne cesse de recevoir des cailloux sur la tête. Une au moins aurait, dit-on, fait disparaître des générations de vivants, parmi les animaux appelés dinosaures. Je ne les regrette pas trop car ils étaient démesurément grands et au demeurant, peu sympathiques, voire agressifs envers certains de leurs congénères. Ils finissaient par les dévorer quand la faim commençait à les tenailler.

Augustin : Peut-on leur en vouloir si l’on suppose que ces animaux n’ont pas d’âme ? S’ils en ont une ils pourraient avoir un début de conscience. Si cette supposition est exacte, ils seraient à même de s’interroger sur l’opportunité ou non de tuer d’autres animaux. On dit que certains philosophes défendent l’idée selon laquelle le simple fait de regarder un visage interdirait qu’on en détruise le propriétaire. Je reste interrogateur sur cette vision du monde et des êtres animés qui nous entourent.

Aristote : moi aussi. Il nous appartient, à partir de nos débats de clarifier une situation qui demeure ambiguë et que je brûle d’impatience de clarifier.

Augustin : Que pensez-vous du fait que la permanence et l’unité de la raison témoignent de sa constance absolue par comparaison aux choses de ce monde, et montrent en conséquence l’immortalité de l’âme ?

Aristote : Mais toi qui veux te connaître, sais-tu si tu existes ?

Augustin : Je le sais.

Aristote : Mais toi qui veux te connaître, sais-tu si tu existes ?

Augustin : Je le sais.

Aristote : D’où le sais-tu ?

Augustin : Je l’ignore. :
AR. As-tu conscience de toi comme d’un être simple ou composé ?

AU : Je l’ignore.

Aristote : Sais-tu si tu es mis en mouvement ?

Augustin : Je l’ignore.

Aristote : Sais-tu si tu penses ?

Augustin : Je le sais.

Aristote : Il est donc vrai que tu penses ?

Augustin : Cela est vrai.

Aristote : D’où le sais-tu ?

Augustin : Je l’ignore.

La conversation continua ainsi jusqu’à la tombée de le nuit. Il faisait déjà chaud en Afrique. Le cigales commencèrent à chanter, à accompagner de leur musique puis à inspirer la conversation. Les question pertinentes d’Aristote commencèrent à gêner Augustin qui avait parfois du mal à rassembler ses idées et à répondre avec raison aux arguments d’Aristote qui, pourtant ne cherchait guère à désarmer son adversaire mais au contraire à alimenter une conversations qui allait bientôt, croyait-il, porter ses fruits. C’est à ce moment que, fatigués par les difficultés d’une rhétorique qu’Augustin maitrisait sans mal en raison de sa longue expérience d’enseignant en rhétorique, les deux complices en débats finirent par s’endormir par une douce nuit parfumée des senteurs du rivage en même temps que du parfum des flots de la mer qui commençait à chatouiller délicieusement leurs narines. C’est à ce moment aussi que nos deux compères si proches par le raisonnement et les sensibilités et pourtant si lointains par les croyances et les certitudes et les doutes s’aperçurent qu’il était temps de changer d’année puisqu’ils tenaient à suivre les indications du calendrier grégorien qui contrôlait leur emploi du temps et scandait les rythmes de leur vie diurne et de leur rêves nocturnes.

Questionnement :

1. Est-ce que les politiques utilisent la rhétorique pour convaincre ou pour gagner des voix ?

2. Quels arguments et quelles techniques sont utilisées pour répondre aux problèmes ou faire croire qu’on maitrise le cours des choses ?

3. Comment imposer une idéologie ? Pour être englobantes, elles doivent avoir réponse à tout.

4. L’idéologie agit-elle par l’exposé de postulats que rien ne remet en question ce qui fait que tout s’explique parfaitement par son intermédiaire.

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