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Où aller, que faire ?

Astrologie et poussières d’étoiles pour conduire les hommes vers leur destin

Star dust ou poussière d’étoiles

samedi 20 août 2011, par Picospin

Ce recours au mystère, aux voies inconnues venues du ciel, des astres sinon du cosmos les aide ou les détermine même pour procéder à tel diktat, conclure tel traité, déclarer telle guerre au grand dam de tous ceux qui subissent ensuite les conséquences de ces inspirations mystiques, de ces oukases incompréhensibles parce parvenues et répercutées par des voies mystérieuses, inconnues par les peuples et inextricable pour tous ceux qui utilisent leur cerveau pour réfléchir et penser.

Ces deux facultés étant limitées et abscondes aux raisonnements les plus logiques, on comprend qu’elles aient quelque difficulté et présentent des obstacles à franchir des haies parsemées de piquants, susceptibles de blesser les ventres des coursiers emportant avec eux les symboles de la justice, de la charité sinon de la bonté. A un moment où reviennent sur le tapis ou sur la table sans tapis les grandes questions de la vie et de la mort, de l’euthanasie et du management de la fin de la première, n’est-il pas vain d’interroger les astres pour tenter d’extraire de leur ébullition intérieure allant jusqu’à la fusion et des phénomènes physico-chimiques qui en sont la conséquence les informations susceptibles de nous guider sur le chemin de la connaissance. Eventuellement, un autre chemin pourrait nous amener au pied d’un autre arbre de la connaissance, celui qui nous aiderait à déceler les mécanismes des relations entre la position des étoiles et des planètes et le comportement de l’homme, cet être venu d’on ne sait où et allant vers une destination aussi inconnue. Cet itinéraire à découvrir dépend-il en quoi que ce soit de l’intervention des astres chauds, autant de soleils crachant leurs flammes vers le cosmos et des astres froids, ces planètes que nous connaissons si bien que nous en négligeons leur entretien, tâche qu’on nous reproche de ne pas accomplir correctement par des écologistes indignés de constater l’état de délabrement dans lequel nous laissons l’immense poubelle terrestre et maritime autrefois confiée à l’homme pour en prendre soin. C’est à partir d’un autre principe que se feraient les relations difficiles, parfois contradictoires et hostiles entre les rayons cosmiques et le taux de couverture nuageuse d’une ou de plusieurs planètes et ce rayonnement cosmique impliqué justement ou à tort dans l’évolution du climat comme facteur de dérèglement bien plus décisif que les fameuses émission de gaz à effet de serre. La méthodologie est relativement simple si on se contente d’en citer les éléments essentiels constitués par une chambre de détection contenant une atmosphère très pure soumise à un rayonnement cosmique contrôlé. La théorie prédit que les ions issus du rayonnement cosmique jouent un rôle dans la création des aérosols qui forment la base du développement nuageux. Plus le rayonnement est important, plus il y a de nuages et moins la Terre chauffe du fait de la réflexion vers l’espace de l’énergie solaire par ces nuages. Initialement, avant les rapports du GIEC sur le réchauffement climatique et son origine anthropique, le but de cette théorie était d’expliquer pourquoi au cours du temps – et bien avant tout possible effet de l’homme sur le climat – on observait déjà des variations climatiques importantes. Ces variations semblent corrélées avec la variation de l’activité solaire, donc de la densité du rayonnement cosmique frappant l’atmosphère. Les observations par satellites montrent une corrélation entre niveau de rayonnement cosmique et couverture nuageuse. « CLOUD « a pour but de tester l’existence d’une causalité physique entre les deux phénomènes. Si le phénomène est avéré, se posera immédiatement la question de savoir dans quelle mesure il affecte le climat par rapport aux autres facteurs – et notamment le facteur anthropique nommé par le GIEC et l’écologie politique comme étant de loin le plus important, sinon le seul à éviter pour rentrer dans un débat dans lequel il avait été demandé de rendre les résultats clairs sans interpréter. Ce serait aller directement dans l’arène hautement politique du débat sur le changement climatique. Le rayonnement cosmique est seulement un des nombreux paramètres susceptibles de jouer un rôle dans les variations climatiques qui tout récemment ont pris les figures de catastrophes à la fois pour notre site d’habitation habituel, la planète terre, et les hôtes qui tentent de s’accomoder de ses conditions comme ils peuvent. Le CERN étant une entreprise publique, on peut à juste titre se demander pourquoi les scientifiques concernés ne pourraient pas interpréter les résultats de CLOUD afin de les situer dans le débat public sur le changement climatique ! Si le GIEC ne s’en prive pas, le CERN lui, semble craindre l’orage au cas où ses résultats n’iraient pas dans le sens du politiquement correct ? A ce stade, nous sommes loin de l’étude des influences célestes sur les comportement des hommes et de leurs partenaires animaliers associés pour le meilleur et le pire sur notre existence terrestre, transformée depuis peu par la sémantique en « planétaire ». Est-il trop tôt ou anachronique de parler déjà des influences respectives entre évènements terrestres, célestes ou issus des profondeurs de notre globe en fusion recouvert de sa croute épaisse pour nous en protéger ? On attend d’autres arguments avant de se lancer dans l’hypothèse que l’homme tue sous l’influence des nuages du ciel, qu’il détruit sa propre maison pour tenter d’en déménager et qu’il s’est donné pour mission de remplacer les décors de son habitat par du plastique pour laisser le souvenir indélébile d’un matériau indestructible.

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