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Que faire d’un ou de deux Papes ?

Astuces ou béatifications ?

Les béatifier ?

dimanche 20 décembre 2009, par Picospin

Associer un Pape de la stature de Jean-Paul II à celle de Pie XII relève d’une excellente manœuvre de promotion et de communication. Elle permet à l’autorité de l’Eglise de promouvoir un Pape contesté pour son attitude pendant la guerre pour ses prises de position en faveur de l’Axe dès lors qu’il est associé dans les honneurs à un autre Pape, plus Polonais qu’italien et qui s’est rendu célèbre et crédible pour son combat contre l’emprise communiste dans son pays d’origine, la Pologne dont on connaît l’hostilité atavique contre le grand frère de l’Est et l’attachement charnel, désespéré, religieux au catholicisme.

Une hostilité séculaire

Ce dernier a alimenté pendant les longues années de l’occupation soviétique l’énergie du combat contre le double aspect communiste et nationaliste de la Russie devenue soudainement URSS. Il se décompose en une hostilité viscérale contre un ennemi qui n’a cessé de l’écraser pour le mépriser et découper son territoire en morceaux, et une inimitié proche de l’animosité, de l’aversion, sinon de la phobie contre un voisin agressif et redouté qui se situait de l’autre côté de la frontière avec le catholicisme. Là, se situe le domaine de la confession orthodoxe qui ne s’est pas installée qu’en Russie mais a trouvé des sites favorables à son expansion dans des pays limitrophes comme la Bulgarie. Les Églises orthodoxes sont nées dans l’antique zone de culture grecque, dans la zone orientale du bassin de la Méditerranée. Ce groupe d’Églises partage une compréhension, un enseignement et des offices d’une grande similitude avec un fort sentiment de se considérer les unes les autres comme les parties d’une seule Église.

Orthodoxie

La Bible et la Liturgie sont lues dans les langues nationales actuelles ou anciennes. L’Église orthodoxe se comprend comme l’Église chrétienne « des origines », dont toutes les autres Églises sont membres, y compris la catholique romaine. Une Église orthodoxe conçoit aussi tous les chrétiens résidant dans son territoire canonique, comme partie intégrante de sa patrie spirituelle. Elle voit donc avec plus ou moins de surprise les nombreuses confessions évangéliques, ouvrir sur son propre secteur des Églises parallèles. Cette surprise fonctionne aussi pour l’évangélisation catholique s’insérant en milieu orthodoxe. Les Églises orthodoxes qui sont membres du Conseil œcuménique des Églises, qu’elles ont rejoint en 1961 , entretiennent aussi un dialogue œcuménique avec l’Église catholique et la Communion anglicane. Elles n’en sont pas pour autant prêtes à accepter, même devant une décision votée à la majorité, des valeurs et pratiques non traditionnelles, comme la présidence d’une Pasteurine lors d’une célébration commune, l’hospitalité eucharistique, l’évolution de la langue liturgique, le libéralisme théologique.

Un seul paquet pour deux béatifiés

En faisant de la béatification de deux Papes un « package » prêt à être servi à la foule et dégusté par elle, Benoit XVI est sur le pont de réussir un coup de maitre. Il paraissait difficile et intellectuellement ardu et osé de proposer à la béatification un Pape fort contesté qui n’a jamais caché ses sympathies pour l’Allemagne nazie, faisait partie en tant qu’Italien des nations incluses dans les puissances de l’Axe et dont le mutisme chronique ne permettait que difficilement de révéler une opinion et une prise de position claire ou clarifiée dans le conflit qui opposait les puissances du Mal, autrement dit celles de l’alliance contre nature entre Italie, Allemagne et Japon à celles dites de la liberté qui comprenaient au premier chef le Royaume Uni, les Etats-Unis, le Canada, la majorité des pays envahis à la suite de la défaite de la France et sur lesquels l’Aigle germanique étendit progressivement ses ailes d’une telle envergure qu’elles en masquaient les rayons du soleil.

Habileté et ruse

Il est sans doute fort habile de s’écarter pour laisser passer en premier le Pape polonais dont les actions étaient suffisamment claires en faveur de son pays catholique et contre le démon que représentait la Sainte Russie devenue subitement République socialiste après une révolution sanglante, - même si elle le fut moins que le modèle français, - pour emporter la victoire d’une béatification plus acceptable et acceptée que celle d’un Souverain Pontife soupçonné de collusion avec l’autre diable que représente l’hitlérisme de l’Allemagne et le fascisme de Mussolini. On passera sous silence le problème de la béatification pour des miracles accomplis comme la guérison d’une maladie de Parkinson dont la raideur, l’immobilité et les tremblements auraient disparu de façon inexplicable aux yeux de la science médicale. Benoît XVI, devra autoriser la « Congrégation pour les causes des saints » à promulguer le décret reconnaissant le miracle attribué au pape polonais qui deviendra ainsi « bienheureux ». Ce statut est réclamé par de nombreux partisans du défunt Souverain Pontife, qui réclamaient et imploraient sa canonisation immédiatement et sans attendre à l’occasion de ses funérailles en 2007.

Un accès aux honneurs

Il devenait plus facile de faire glisser un de ses prédécesseurs plus complexes et plus contestés dans la lumière, sous les projecteurs de la canonisation et l’ombre portée que cette dernière ne manquerait pas de projeter sur « l’enfant terrible » de la 2è guerre mondiale dont certaines facéties pronazies et antisémites faisaient plus difficilement passer l’accès à l’honorariat. Du même coup, ce dernier conféré au plus haut représentant de l’Eglise catholique, a une chance d’entrainer la totalité de cette dernière aussi bien réellement que symboliquement dans une exonération radicale des fautes, péchés, sinon crimes que certains lui imputent, même si par ailleurs, certains adeptes de cette religion ont participé activement à des actes de bravoure pour sauver de la mort, des chambres à gaz et des camps de la mort des Juifs promis à la fosse commune.

Messages

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