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Est-ce que le sport célèbre bien l’amitié ?

Banderole

Quels sentiments derrière les banderoles ?

mardi 1er avril 2008, par Picospin

Une banderole est apparue soudainement sous la tribune du stade où devait se dérouler cet évènement. On pouvait penser qu’elle voulait accueillir les invités à cette joyeuse fête, invités qui en plus sont venus du Nord pour apporter leur sympathie et leur amitié aux hôtes de ces lieux. Il n’en fut rien puisque au lieu des messages de sympathie que l’on attendait, ce que l’on pouvait lire n’étaient que des phrases qui exprimaient la haine, le mépris, l’hostilité et ne pouvaient que déclencher la révolte de ceux auxquels elles étaient destinées.

Un jeu ou un procès ?

C’est ainsi qu’a commencé ce long week-end au cours duquel on a parlé davantage de loi, répression, protection, punition que de prouesses sportives. Le parquet de Bobigny a ouvert lundi une enquête préliminaire pour « provocation à la haine ou à la violence » afin de retrouver les auteurs et porteurs de la banderole stigmatisant les habitants du Nord samedi en finale de la Coupe de la Ligue Paris SG - Lens. Des « supporteurs » du PSG avaient déployé au Stade de France une banderole « Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch’tis », en référence au film à succès de Dany Boon. L’enquête préliminaire est diligentée au titre d’une infraction présumée à l’article L332-6 du Code du sport, qui réprime la « provocation à la haine ou à la violence » lors des manifestations sportives, qu’elle vise les arbitres, les joueurs, « ou toute autre personne ». On a ajouté une précision sur le caractère répréhensible des faits qui sont justiciables d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Les enquêteurs ont pour mission de réunir les éléments matériels, les enregistrements vidéos et photos, afin d’identifier les auteurs de l’infraction. Par retrouver les responsables de cet affichage à l’aide d’une banderole, des morceaux retrouvés de celle-ci ont été confiés à la police technique et scientifique.

Quels responsables ?

Les policiers sont en train de les étudier pour voir si des traces d’ADN peuvent être relevées. La banderole a été divisée en plusieurs morceaux et dissimulée sous les vêtements des supporteurs. Cette astuce va peut-être se retourner contre eux et amener à leur identification et leur arrestation. Des vidéos des tribunes pendant la rencontre sont également étudiées par la police. Interdiction à vie, telle est la sanction infligée aux spectateurs incorrects en Angleterre où une telle infraction va jusqu’à l’interdiction à vie avec pointage au poste de police a l’heure des matchs et confiscation des passeports. En France comme ces mesures snt loin d’être appliquées, d’aucune pensent qu’ile est largement temps de réagir contre ces racistes. L’auteur du film « Bienvenue chez les Ch’tis » trouve « lamentable » cette banderole insultante pour les gens du nord. Le sang de Dany Boon n’a fait qu’un tour. « Je suis révolté », tonne l’auteur du film « Bienvenue chez les Ch’tis » après le déploiement d’une banderole insultante pour les gens du nord par des supporteurs parisiens durant le match PSG-Lens en finale de la Coupe de la Ligue, samedi soir au Stade de France. On pouvait y lire : « Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch’tis » - en référence à son film qui est en train de battre tous les records de fréquentation. « C’est honteux et lamentable », estime l’humoriste dans les colonnes du Parisien, en espérant que « les gens qui ont fait cette banderole vont être punis, poursuivis et condamnés. C’est pas les Ch’tis qui mettraient une banderole aussi agressive, voire raciste ».

Des réaction en chaîne

Depuis samedi soir, les réactions s’enchaînent, tant de la part des autorités sportives que politiques. La justice a ouvert une enquête et plusieurs plaintes doivent être déposées. Nicolas Sarkozy a annoncé lundi qu’il suivrait « avec une particulière attention » l’évolution de cette enquête préliminaire ouverte à sa demande. Selon un communiqué de l’Élysée, le Président de la République présent samedi soir au Stade de France a demandé au président de la Ligue de football professionnel de faire retirer cette bannière. Le président recevra mardi matin le député-maire de Lens qui a annoncé son intention de porter plainte. Parmi les nombreuses réactions déclenchées par ces évènements, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a exprimé dans un communiqué « son dégoût et sa colère ». Le Mrap estime qu’il y a « une urgence absolue et immédiate à nettoyer le sport de la haine, de l’intolérance, de la violence et du racisme, ce qui exige, au delà des discours, de casser les logiques d’impunité consécutives à l’absence de sanctions effectives proportionnées aux forfaits proférés. Le secrétaire d’Etat aux Sports a lui condamné « les agissements inadmissibles de quelques supporters dont la stupidité a gâché le spectacle d’une belle finale. Il demande dans un communiqué que « l’ensemble des moyens disciplinaires, administratifs et juridiques soient mis en œuvre avec la plus grande fermeté et souhaite faire passer de 3 mois à un an, la durée d’interdiction de stade.

Les autorités s’en mêlent

Roselyne Bachelot, s’est pour sa part prononcée contre une annulation de la finale de la Coupe de la Ligue, parce que ça reviendrait effectivement à remettre les clés des matches entre les plus mauvais des supporteurs qui pourraient à tout moment tromper le cours du match ou fausser son résultat. Le député PS de Paris Christophe Caresche a demandé lundi la saisine de la Commission nationale de prévention des violences dans les stades pour envisager la dissolution des clubs de supporteurs éventuellement impliqués dans cette affaire. Le président lensois a mis en cause les responsables du Stade de France en se demandant comment on pouvait faire entrer une banderole de 25 mètres dans un stade sans être contrôlé. Des gens ont laissé leur vie dans les mines. C’est un viol », a-t-il ajouté. Le porte-parole de la tribune Boulogne, qui abrite au Parc des Princes les supporteurs qui ont déployé la bannière en question s’est désolidarisé d’un fait qu’il juge isolé.

Questionnement éthique ou enquête policière ?

Au moment où j’allais rédiger l’habituel paragraphe intitulé "Questionnement éthique", je me suis demandé si tel devait bien être son titre. Peut-être, dans ce cas pouvait-on le remplacer par questionnement policier ou problème juridique ou interrogation sur les moeurs d’une époque ? C’est à ce moment que je me suis rendu compte qu’aucun débat éthique ne pouvait être organisé autour d’un fait, d’évènements dont les motivations, le déroulement, les causes ne sont pas totalement éclaircies. Ne convient-il pas avant toute opinion, tout jugement de poser une interrogation sur les prérequis. A ce titre, on est en droit de s’interroger sur l’origine des auteurs de cette bannière, leurs motivations, la cible visée par cette manifestation s’agissant d’une rencontre de sport qui pouvait décider de l’avenir d’un club français important, sinon le plus important puisqu’il est celui de Paris. Les rencontres qui s’y jouent ont un considérable impact financier d’autant plus que le club représentant la capitale était menacé de relégation dans la division inférieure, ce qui lui assurait une descente directe aux enfers. Les enjeux de ces matchs sont considérables. De telles conséquences sont à prendre en considération avant d’émettre le moindre jugement éthique et la moindre opinion, sans se poser les questions indispensables préliminaires : quelqu’un ou un groupe de pression a-t-il intérêt à intervenir dans ce débat entre sportifs professionnels ? Qui a intérêt à fausser un résultat ? Quelles sont les motivations des intervenants engagés dans cette compétition ? La suspicion est d’autant plus justifiée que les arbitres sont intervenus en même temps que la banderole pour intervenir dans le cours et le résultat du jeu ce qui a suscité la colère des responsables de l’équipe adverse. Quels sont les véritables enjeux sociétaux, politiques, sportifs, individuels ou collectifs ? Aussi longtemps que des réponses appropriées ne pourront être apportées à ces question, toute suspension du jugement éthique sera la bienvenue et restera la réaction la plus saine, la plus équilibrée, la plus juste, la plus morale.

Messages

  • je suis franchement dégoûtée.je suis native de valenciennes et ne suis ni pédophile ni (con) sanguine.je me demande bien en cas de conflit avec une autre nation si ces gens ne viendrait pas nous tuer a notre porte !!! elle est belle la france ou va t’on.je sais c’est classique de parler comme ça.. mais cela me révolte.en angleterre 3000 hooligans décimés au stade de france 80 branleurs sous video surveillance qu’on ne peut pas arrêter.une fois de plus on se fout de ma gueule ou alors cela rapporte ou alors on a encore peur des emeutes.mais merde qui c’est le chef en france ....

  • J’ai commandé deux tequila et au moment où le barman a remis la j’ai senti une main descendre mon pantalon, prenez ma bite et Kerry douce voix a chuchoté dans film x mon oreille. sntlq23sp