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Et les souris ?

Bataille de chats dans la Cour de l’Elysée.

Elles font de beaux rêves...

vendredi 25 juin 2010, par Picospin

Cette hypothèse optimiste et rassurante n’a pus se produire en raison du calendrier surchargé de M. Sarkozy qui avait d’autres chats à fouetter. S’il l’avait fait, personne ne s’en serait plaint lorsqu’on sait que les chats ressemblent curieusement à des footballeurs internationaux et les fouets à un entraineur peu préoccupé des résultats qu’il vient d’obtenir avec ses chats qui continuent à grands renforts de miaulements, de réclamer leur pitance en se pourléchant les babines.

Une belle fourrure

Leur fourrure est épaisse, leur maintien parfois élégant mais rarement indigne. Parfois, la nuit, on les voit se battre en sortant des griffes acérées et en mordillant la main qui se tend vers eux pour les caresser mais qu’ils refusent obstinément de considérer. Faute de plats alléchants, au lendemain d’une épopée négative et calamiteuse, ils se contentent de manger les croquettes qu’on leur sert sur un plateau d’argent pour les empêcher de prendre du poids et les affuter pour leur permettre de courir après un ballon « bizarre » selon les rapports mais en tout cas insaisissable. Pour ne pas les laisser seuls au milieu de leurs larmes, regrets et sentiments de culpabilité, le bon papa Sarkozy les reçoit dans son château pour les consoler, leur dire combien il pense à eux et les assurer de son soutien ferme et fidèle malgré les petites facéties dont ils se sont rendu coupables à l’occasion d’un jeu de ballon qu’ils avaient pris au sérieux mais pas suffisamment pour se mesurer à des concurrents solides, trop batailleurs et souvent méchants sous les yeux complaisants d’arbitres plus préoccupés de leur carrière de chef des chats que de celle de réussir leur concours de beauté devant le gratin mondial réuni pour la première fois dans une lointaine contrée où déjà il fait froid et il pleut ce qui ankylose les articulations, noue les muscles et embrume les idées et les volontés.

Miaulements sarcastiques

D’où les manifestations bien compréhensibles de miaulements prolongés qui ont empêché de dormir les gentilles marraines de guerre venues les réconforter de leurs caresses et de leurs bisous. Ils avaient bien mérité ces faveurs soulignant l’estime dans laquelle on les tenait. Du coup, ils se mirent sur le dos, continuèrent de ronronner tout en s’approchant des oreilles de leur chef de chats pour lui signifier qu’ils ne méritaient pas d’être traités ainsi et qu’il ferait bien de s’efforcer de rendre la prime de lapin aux carottes et de thon rouge qu’on leur avait promis s’ils tenaient tête à leurs adversaires au moins pendant les premières minutes d’une bataille de chats qui devait se tenir en un lieu encore inconnu et gardé secret pour ne pas attirer tous les chats du quartier. A cette fête qui n’en était pas une tant les appétits étaient aiguisés, les tensions insupportables et les revendications exacerbées, vinrent se joindre plus tard les souris attirées par tant de bruit, d’agitation stérile et d’échos de clameurs exagérées et inutiles. Deux d’entre elles voulaient absolument venir au secours de leurs traditionnels ennemis sinon rivaux.

Une situation complexe

Malgré cette situation complexe et ces attachements troublants, les espèces parvinrent à s’entendre et au bout de quelques heures à s’aimer. On avait rarement vu une telle situation sauf dans le monde irréel des dessins animés qui montrent toujours le monde comme il devrait être et non comme il est réellement. Tant d’anomalies et de comportements bizarres finirent par intriguer enfin le Président des chats qui finit par demander conseil à ses sujets pour leur extorquer le secret de cette union, de cette amitié insolite. « Nous ne sommes pas comme les autres » lui fut-il répondu. Ce n’est pas parce que nous aimons de temps en temps chanter notre hymne national, le « MIAOU » que nous possédons une âme guerrière. Nous préférons de loin vivre en paix, non celle des braves comme on nous le dit souvent, mais une tranquillité réelle qui nous dispense de nous rassembler la nuit dans les greniers et les caves en compagnie de gens peu recommandables qui font commerce de poudres qui nous font éternuer et de plus nous envoient souvent dans des paradis artificiels d’où nous nous réveillons avec la gueule de bois. Après ces voyages dans l’inconnu, chats et souris d’un commun accord se mirent d’accord pour penser que la drogue permet aux hommes de se transcender pour rejoindre l’idéal auquel ils aspirent.

Les fumées de l’opium

Un des chats les plus en vue s’appelait Charles. L’opium lui était plus familier, sous la forme du laudanum prescrit pour apaiser les douleurs d’estomac de quelques-uns. L’accoutumance les avait amenés à augmenter progressivement les doses, sans que l’on pût parler de réelle intoxication à la substance. La nuit venue, chats et souris désormais réconciliés se rassemblèrent pour un barbecue géant au cours duquel furent évoqués les actes héroïques de leurs frères les chiens. Peu savaient qu’ils étaient capables de grands exploits. On ignore cependant qu’il existe des histoires incroyables à propos de chats tout aussi surprenants. Celui qui sauve son "maître", qui prédit la mort, qui parcourt des kilomètres pour regagner son domicile...

Mystère

Le chat, plus que jamais, se révèle être l’un des animaux les plus mystérieux et fascinants que l’on connaisse. Ainsi rassurés sur leur sort, leur valeur et leur intégrité, ils s’endormirent en ronronnant très fort jusqu’au lendemain matin avant de se blottir dans la couche de leur maitre. Rassuré par le caractère paisible des chats dont il entendit parler pour la première fois malgré son âge déjà avancé, il crut bon de faire de même, de laisser son gouvernement aux mains des hommes et les chats à celles des astucieuses souris qui n’en demandaient pas tant pour être heureuses et poursuivre leur chemin dans cette vie parfois difficile et si souvent pleine de promesses et d’espoir.