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Bébés toulousains et chats britanniques

vendredi 27 août 2010, par Picospin

De bonnes ou de méchantes langues, bien intentionnées auraient pu dire que les immeubles de 8 étages ne signent pas des demeures fastueuses situées dans les quartiers les plus riches, les plus huppés des villes, des métropoles ou des centres d’affaires du pays.

Les beaux quartiers

Il paraît que ce n’est pas le cas puisque la famille de ce bébé jeté comme un détritus malpropre n’appartenait pas au monde des personnes les plus démunies ni à celui des quartiers les plus sensibles puisque le père est médecin et que le quartier est beau. On a moins de renseignements sur la dame britannique qui s’est débarrassé d’un chat de passage dont dans la poubelle de voisinage dont elle a du ouvrir le couvercle avant d’y précipiter la pauvre bête. Cette opération n’est ni tombée dans l’oreille d’un sourd, ni apparue sur la rétine d’un aveugle, ni n’a été enregistrée par le cerveau détraqué de quelque malade mental en mal de revanche sur la vie, de méchanceté contenue, de colère retenue. On est resté froid et objectif devant cette action dont les motifs et l’interprétation psychique sinon psychanalytique échappe encore aux investigations dont auraient pu être chargés Scotland Yard perché depuis peu dans un immeuble de qualité, élégant, bien placé dans un quartier londonien qui aurait pu être caché aux regards de la population mais qui apparaît fièrement aux yeux des habitants de la capitale, aux touristes, aux promeneurs ou aux lecteurs des romans de Conan Doyle ou autres inventeurs de la littérature policière anglaise si prisée par les lecteurs assidus d’histoires criminelles survenant dans une Angleterre de convention, cosmopolite, traditionaliste et conservatrice.

Un chat libre dans une poubelle verte

La vue de cette pauvre bête jetée inconsidérément dans un container offert par les services de sa Gracieuse Majesté la Reine avait de quoi attirer l’ire et les foudres des diverses associations britanniques, qui plus qu’ailleurs luttent pour le bien-être des animaux et le respect de leur vie. Les protestations ne se sont pas faites attendre lorsqu’on été projetés en boucle les images de ce attentat à la dignité des animaux en général et des mammifères en particulier. Mammifère supérieur si l’on en croit les spécialistes des félins domestiques qui seraient parés de toutes les vertus et d’une grande intelligence d’après les études psychologiques et l’éthologie concernant le comportement du chat si prompt à retrouver son chemin, à organiser la maison de ses hôtes pour y imposer sa volonté, ses préférences, ses habitudes, les horaires de ses sorties solitaires, la composition des menus en fonction du repas ingurgité, le choix des jeux de société qui ne comportent encore ni échecs ni bridge simplement parce que nos compagnons ou compagnes ont autre chose à faire pour le moment que de s’engager dans des parties interminables d’où il est parfois malaisé d’extraire le vainqueur.

Que faire pour tuer le temps d’un chat ?

Après tout, il y a des souris à pourchasser, des mulots à capturer, de minuscules oiseaux tombés du nid à engager dans des jeux souvent suicidaires, toutes activités qui prennent du temps, activent le cerveau et stimulent l’intelligence. L’histoire ne dit pas ce qu’est devenu le bébé, objet de la colère temporaire d’une mère excédée dont l’équilibre fragile pouvait avoir été perturbé par une événement ou une série d’évènements intercurrents comme on le dit si bien en médecine et santé mentale. Ce que l’on sait c’est qu’il est mort après le traumatisme crânien qu’il a du subir après sa chute vertigineuse. On en sait un peu plus sur le chat dont le destin n’a pas encore été soigneusement décrit ni prévu mais qui n’a cessé d’intéresser la presse, les médias en raison de la série extraordinaire de caméras en ligne à l’affut de n’importe quel événement survenant en particulier dans la cité de Londres où, quoiqu’il en fut, il n’est pas bon d’enfermer des chats dans une poubelle même si elle est verte, écologique par excellence et propre à accueillir les malheureux de la terre, fut-ce un félin de compagnie rencontré au hasard au coin d’une rue.