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Bêtes de légende

lundi 4 juin 2012, par Picospin

C’est ainsi que je me suis trouvé confronté aux éminents scientifiques qui sont attirés par le mystère. Non celui habituel aux détectives, de préférence privés, habituelles vedettes des séries télévisées ou des films policiers à succès remplis de commissaires à l’inspiration géniale, de détecteurs spécialisés dans le décryptage des affaires criminelles les plus opaques, les plus obscures, sinon obscurantistes.

Créatures mythiques ou magiques ?

Cette fois, c’est vers des créatures mythiques, sinon magiques que se tournent les enquêteurs animaliers, ceux qui sont fascinés par les créatures les plus étranges, les moins visibles et celles dont l’existence réelle n’est pas encore confirmée, quitte à ce que l’on impute à une étude trop brève l’absence de reconnaissance véritable de représentants d’espèces disparues, cachées ou à venir. Cette dernière hypothèse est liée à la mode actuelle du darwinisme qui continue de faire des progrès stupéfiants dans la conception d’un monde en perpétuelle évolution. Malgré les commentaires peu amènes sur les Etats-Unis et leur vision sacralisée de l’univers, cette conception prend de plus en plus le pas sur celle du créationnisme dont le plus médiocre défenseur est devenue la Bible avec sa construction d’un univers angélique, d’un paradis terrestre et divin, d’une punition passant par les portes de l’enfer, imaginaire fait sur mesure pour susciter la terreur de l’au-delà, la panique de l’avenir et la crainte du feu. On se souvient que cette dernière avait été servie au peuple pour lui rappeler à travers les incendies allumés au pied des bûchers que le feu était l’élément le plus hostile à la nature de l’humain même si ce dernier se plait à griller par la même méthode les chaires des animaux abattus afin de les rendre comestibles.

Le feu dérobé

On murmure même que c’est par cette technique, encore celle du feu, que l’homme a accédé à la facilité de la digestion, à la comestibilité de nutriments en plus grand nombre et diversité pour en tirer les éléments les plus précieux pour sa croissance et son évolution. C’est ainsi que le succès actuel du cheval, monture de légende aux rapports ambigus avec leur cavalier et surtout cavalière a reçu du ciel ou d’un autre organisme spécialisé dans la culture du mythe l’apport d’une grande corne au milieu du front et celui d’une réputation quasi divine à un moment où, les apports énergétiques se faisant plus rares, on songe sérieusement à remplacer les moteurs à combustion par des propulseurs vivants. Ces derniers auraient l’avantage d’échanger sinon de parler et au moins de communiquer pour dire à l’homme combien ils l’aiment, sympathisent avec lui, même si par moments, ils ne peuvent s’empêcher de décocher un coup de sabot pour lui montrer qu’il n’a certainement pas droit à la toute puissance. Rappelons que cette dernière est très contestée par les philosophes modernes quand il s’agit de Dieu dont on restreint la force, la vigueur et l’autorité après son retrait partiel du monde à l’occasion des actes les plus condamnables éthiquement qu’il ait été donné de constater et qu’Il aurait laissé commettre faute d’avoir pu ou voulu jeter toutes ses forces dans la bataille pour contrecarrer les mauvaises intentions des hommes, ses créatures préférées.

Licorne

La licorne est mentionnée depuis l’Antiquité grecque, sous le nom de monocéros. Elle devint l’animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance, que ce soit dans l’iconographie des bestiaires médiévaux qui la décrivent comme un animal sylvestre féroce, symbole de pureté et de grâce, que seule une vierge peut capturer, ou dans les encyclopédies où sa corne possède le pouvoir de purifier l’eau de tout poison et de guérir les maladies. Des objets présentés comme d’authentiques « cornes de licorne » s’échangèrent durant ces périodes. On découvrit peu à peu que ces « cornes de licorne » étaient en réalité des défenses de narval1, et que les multiples descriptions qui avaient été faites de la licorne correspondaient aux déformations d’animaux comme le rhinocéros et l’antilope. La croyance en l’existence de la licorne fut discutée jusqu’au milieu du XIXe siècle. De tous temps, la bête intéressa des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, symbolistes et historiens. Qui s’accordent faire de la licorne une créature de légende parmi les plus typiques et les plus connues du domaine de la fantasy, avec de nombreux travaux d’érudits et des œuvres de fiction qui lui sont consacrés.

Un grand cheval blanc

L’imagerie moderne de la licorne est devenue celle d’un grand cheval blanc portant une corne unique au milieu du front. Certains ne craignent pas de supposer que bien que les déformations d’animaux réels expliquent en grande partie l’origine des multiples descriptions de la licorne, l’histoire de cette créature est bien plus complexe qu’un choix entre l’observation d’un « rhinocéros dans la brume » ou d’une « antilope vue de profil ». Insatiable, l’homme veut savoir, déceler ce qui se passe dans son environnement, explorer ses recoins les plus secrets. Est-ce pour cela que des scientifiques de l’université d’Oxford et du musée de zoologie de Lausanne envisagent de recourir à l’analyse ADN pour savoir si Bigfoot si l’équivalent américain du Yéti existe vraiment. En attendant que parviennent les résultats tant attendus de cette enquête chromosomique, des monstres circulent dans nos cités, les métros, les rues et les avenues qui sont moins des animaux de légende que des vrais tueurs de Montréal, ayant revêtu figure humaine et qui dépècent mieux que des ours, dévorent de la viande crue aussi bien que les fauves si élégants de la jungle, revêtus de l’habit des léopards et s’attaquent aux innocents aussi bien que les Komodos d’Asie, ou dragons de Komodo, Varanus komodoensis qui appartiennent à la famille des reptiles, découverts en 1910 quand un avion de la première guerre mondiale s’écrase dans la mer de Komodo où un aviateur nage près d’une des iles de Komodo ou de la Sonde et découvre cette nouvelle espèce de reptiles, découverte confirmée par une expédition scientifique ultérieure au cours de laquelle furent capturés plusieurs dragons.

Tueurs, carnivores et mangeurs d’hommes ?

La légende est-elle si proche du mythe, de l’aventure animale et humaine pour que soient capturés en mer des être vivants ressemblant à des animaux et sur terre des humains masqués sous les traits d’animaux carnivores ?