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Bureaux de vote ou centres de vaccination ?

dimanche 29 novembre 2009, par Picospin

Sans soute à cause des fautes commises par les pécheurs qui n’on pas obtenu le pardon de Dieu pour leur mauvaise conduite qui est actuellement une raison d’éconduite aux frontières pour purifier un pays des mauvais citoyens qu’il contient ou qu’il a failli contenir du fait de l’ouverture des limites du territoire national à ceux et celles qui ne méritaient ni d’y entrer ni ensuite d’y vivre.

Ce qui relance la question de l’identité nationale, ce sujet venu à point nommé pour alimenter un débat lancé à grands frais par un pouvoir qui se demande ce qu’il fait là, ce qu’il doit y faire et qui cherche le plus honnêtement du monde à calmer les esprits et les corps des citoyens et des autres perforés par les aiguilles au bout des seringues qui contiennent le précieux liquide vaccinal acquis depuis longtemps à grands frais auprès des laboratoires pour être déversé dans les corps fragilisés des moins immunisés d’abord, des plus résistants ensuite. Les statistiques sur la globalité et les détails de la population remplissent les colonnes des journaux, des documents officiels, des publications, des ministères et autres agences susceptibles d’informer les autorités officielles et celle qui le sont moins de l’évolution d’une société actuellement aux abois essayant envers et contre tout de protéger leur progéniture en la faisant vacciner dans des centres de santé qui ressemblent davantage à des bureaux de vote qu’à des dispensaires municipaux. La situation est devenue si catastrophique que les hauts responsables de la santé publique songent avec de plus en plus de conviction à faire appel à des volontaires pour disposer d’un effectif de soignants en adéquation avec une demande devenant explosive après les nombreuses injections diffusées par voie de presse, de publicité et d’Internet comme si le nombre total de personnes à vacciner n’avait pas été prévu et ne pouvait être proportionnel à la quantité de vaccins commandés et considérée comme suffisante par les responsables de cette opération réalisée au plan mondial, y compris à l’aide d’organisations aussi prestigieuses que l’OMS. On demande maintenant aux seniors de sortir de leur tanière pour apporter de l’aide aux actifs actuels des forces soignantes pour enfoncer leurs aiguilles dans la chair durcie par le sport ou amollie par l’âge des pauvres candidats à la piqûre sacrée qui ne disposent pas moins d’une matinée entière ou d’une moitié d’après midi pour attendre dans la passivité, l’irritation sinon la colère, la tension générée par la longue attente que leurs prédécesseurs sur la file avaient entamée depuis longtemps dans le vain espoir de pouvoir accéder un jour au signal donné par le médecin à l’initiative des organisateurs d’une si noble entreprise destinée à sauver le pays et le monde d’une affection aux apparences si bénignes qu’elle ressemble à un rhume mais aux conséquences si terribles qu’elle conduit en réanimation avant de mener à plus ou moins long terme (on l’espère) à la guérison et malheureusement parfois à se propre disparition. « Il voyait la physionomie du maire reprendre l’expression de l’embarras et de l’humeur », surtout quand il n’était pas en charge de la direction d’un bureau de vote transformé pour l’occasion en salle de soins de dispensaire. . Les chiffres parlent d’eux-mêmes : à Paris, le nombre de personnes candidates à la vaccination contre la grippe A est multiplié par deux chaque semaine depuis le début de la campagne. Et les statistiques sont sensiblement les mêmes en province. Alors dans les centres de vaccination, les files d’attente s’allongent au fil des jours, non sans provoquer certains débordements. Dans les centres de vaccination, les files d’attente s’allongent au fil des jours, non sans provoquer certains débordements. La ministre de la Santé et le directeur général de la Santé ont lancé un « appel au volontariat » auprès des médecins - étudiants, retraités, libéraux, spécialistes … - pour tenter d’accélérer le rythme de vaccination. Et Roselyne Bachelot de convenir que « des réglages » étaient nécessaires pour éviter les débordements. Les horaires d’ouverture des centres ont déjà été élargis, notamment les jours de pointe que sont le mercredi et le samedi. On a transmis une instruction aux préfets visant à « adapter le dispositif actuel ». La « présence des forces de sécurité publique aux abords des centres pour les jours de forte affluence » est notamment recommandée. On commence à peine, après de longs préparatifs, apparemment inefficaces, à se poser la question de savoir s’il ne fallait pas ouvrir d’autres centres ou tout du moins avoir plus de médecins pour vacciner plus de monde. Une préfecture a peut-être trouvé un remède miracle : donner la possibilité aux administrés de prendre rendez-vous à l’avance via une plateforme Internet. La ministre de la Santé refuse pour l’instant de faire appel aux médecins généralistes car pour elle, ces derniers doivent plutôt s’occuper des grippés, (forcément) de plus en plus nombreux en France. « L’adhésion à la vaccination augmente et je ne doute pas qu’elle augmentera. On le verra, hélas, avec l’augmentation de la pandémie », a d’ores et déjà prévenu notre Ministre, nouvelle Cassandre d’une année qui se termine dans la douleur sinon la punition. Samedi, nombre de candidats risquent fort de profiter de leur congé du week-end pour se faire vacciner ce qui conduit les centres de vaccination à redouter déjà de devoir faire face à un véritable rush supplémentaire dont on comprend difficilement qu’il n’ait pas été prévu en haut lieu.