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Rivalités ?

Catastrophes « naturelles » : qui interroger ? le clan Allègre Courtillot ou le GIEC ?

Fiabilité des informations ?

lundi 1er mars 2010, par Picospin

Ce faisant, la conscience a repris des couleurs, l’arrogance a pu ressurgir et la paix est revenue dans les rouages de l’état. Ce dernier réagit aussi parfois par la rédaction immédiate d’une loi qui calme les esprits car elle est censée protéger les citoyens de toute velléité de protestation contre l’injustice.

Déferlements

Que l’océan déferle sur les remblais de L’Aiguillon sur Mer, des déplacements sont organisés, des groupes de responsables sans responsabilité déferlent à leur tour sur les sites sensibles et des mesures exceptionnelles sont prises pour mettre des pansements sur les zones les plus exposées de la surface cutanée, là ou brûlures et escarres sont apparues pour alerter le public et les soignants de la gravité de la situation. Curieusement, dans toutes les circonstances semblables, les millions débloqués s’envolent sans que personne n’en définisse les attributions. Cette question serait-elle absurde ou dangereuse qu’on ne s’y prendrait pas autrement. A quoi servent des millions libérés de tout mouvement et de toute attribution si on n’a pas prévu leur point de chute ? Pour mettre tous les doigts sur les plaies encore saignantes, on s’empresserait de serrer des garrots sans connaître précisément l’emplacement de la plaie responsable de l’hémorragie et de l’artère béante. Ce premier secours accompli, on se plaira à envoyer sur les lieux des blessures les urgentistes chargés de missions souvent impossibles car imprévisibles comme l’a annoncé la sous Préfète des Sables d’Olonne en Vendée ajoutant avec une candeur toute administrative que « l’Etat avait correctement anticipé les dangers liés à cette zone littorale mais la tempête était trop violente pour empêcher toute catastrophe.

Quelle météo ?

Et de préciser sa pensée « météorologisée » teintée légèrement de catastrophisme que « nous avons anticipé dans la mesure du possible mais on ne peut pas prévoir l’imprévisible. Nous avons diffusé des messages d’alerte orange puis rouge dès samedi, donné des consignes à la population et alerté les élus et les collectivités. Le préfet a mis en place une cellule de vigilance, elle s’est réunie samedi à 22 heures puis dimanche dès 5 heures du matin. Mais nous n’avions pas prévu la rupture des digues, on ne peut pas tout prévoir. » On pourrait pour davantage de précisions et de détails se demander comment a été rempli le temps passé entre samedi 22h et dimanche 5h, moments affectés à la réunion de la cellule de crise. Ces derniers ont-ils servi à élaborer des projets de sauvetage pour sauver virtuellement les personnes les plus vulnérables qu’il importait de protéger, d’entourer, sinon d’évacuer. On annonce en haut lieu que « l’état avait pris la mesure des dangers de cette zone qu’il fallait protéger en limitant l’urbanisation. Ainsi, malgré le désaccord des élus et des habitants, nous refusions depuis plusieurs mois tous les permis de construire dans cette zone littorale, classée zone rouge, au Sud-Vendée. »

Argumentaire

L’argument massue destiné à frapper les masses a été le dernier cité qui stipule que « nous refusions depuis plusieurs mois tous les permis de construire dans cette zone littorale, classée zone rouge ». Autrement dit, on connaissait quelque part ou on avait entendu parler des principes chers à la philosophie contemporaine, celle de Hans Jonas pour ne pas le renommer dans son chef d’œuvre « le principe responsabilité » suivi du « principe de précaution » qui font les beaux jours de certains milieux scientifiques et profanes annonçant fièrement « qu’on nous empêche de travailler, de chercher, de découvrir au prétexte de risques trop graves » pour être négligés et supportés par une population préférant le calme du silence et de l’immobilisme à la tempête de l’excitations dans la découverte. La conclusion naturelle de cette histoire serait une fatalité liée à la structure topographique de la côte vendéenne.

Potentialisation

Elle aurait subi simultanément, comme en une potentialisation prise en compte par le hasard ou la nécessité l’explosion de deux facteurs, entendons par là ceux de « vents très forts, jusqu’à 140 km/h en Vendée et 160 km/h en Charente-Maritime, avec une marée qui a connu une surcote importante (et) a fait céder ces digues ». Pour preuve de leur prévoyance – si ce n’est l’inverse – les responsables (mais de quoi et de qui) ont conclu en affirmant que « on est un peu dans l’empirisme de la situation de crise, on continue de recenser les besoins et d’agir en conséquence. La priorité reste le bilan humain. » On aurait pu s’en douter. Qui oserait contester la validité de ce discours si prévoyant ? Faut-il poser la question fatale à Hans Jonas ? … Pendant ce temps, Haïti et les échos des confrontations entre soignants et aidants se sont tues dans une secousse en voie d’extinction lorsque se levèrent ceux du tremblement de terre d’un pays aussi lointain que la bande étroite occupée par le Chili. Pourtant, des milliers de ressortissants de France s’y sont installés depuis longtemps et sont devenus les lointains cousins des émigrés du 19è siècle. Ne pourrait-on en dire quelques mots ou en écrire quelques lignes ?


Voir en ligne : Déferlements des rivalités tempête en Vendée