Un autre regard sur les questions éthiques
 

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Education

Comment s’attaquer à ce problème
Changement climatique
Quelles sont les solutions offertes ?

Article rédigé par Picospin le samedi 24 janvier 2009

Sous l’autorité d’un tel programme, une limite est imposée aux émissions si bien que les pollueurs ne sont autorisés à émettre de l’oxyde de carbone et autres gaz à effets de serre qu’à la conditions expresse d’avoir obtenu auparavant les autorisations nécessaires. Cette décision ne saurait qu’être favorablement accueillie.



Energie renouvelable : quel avenir ?

Toutefois, pour le Dr Chu, cette méthodologie risque d’être rendue difficile à appliquer en raison de l’action des avocats trop bien intentionnés qui souhaiteraient que les sociétés chargées de la production d’électricité en fabriquent davantage à partir de l’énergie solaire, éolienne ou géothermique. Ce renouvellement pourrait nécessiter la création d’un catalogue de nouveaux documents pour être en mesure de s’attaquer au problème difficile de mettre au point l’amélioration de techniques concernant la production à partir d’énergies renouvelables. En pratique, cette opération pourrait s’avérer trop chère si on la considère uniquement du point de vue de la réduction des émissions de dioxyde de carbone. Les mines de charbon produisent plus de 83% de l’électricité obtenue à partir du secteur lié aux émissions de dioxyde de carbone. Mais comme le charbon est meilleur marché que le gaz naturel ou le pétrole, c’est cette source d’énergie qui a le moins de chance d’être remplacée par celle provenant de l’énergie solaire ou éolienne. Comme le gaz naturel contient relativement une petite quantité de carbone, il pourrait devenir probablement le premier à être remplacé par des sources d’énergie renouvelables car il est plus cher que le charbon. Cette donnée signifie que même un niveau de référence d’énergie renouvelable de l’ordre de 20% ne diminuerait les émissions que d’une minime fraction de ce qui serait nécessaire pour limiter les risques catastrophiques d’un changement climatique. Cette réduction minime des émission de dioxyde de carbone reviendrait à deux fois le prix que couterait la mise en application d’une autre stratégie, intitulée « cap and trade ». Cette dernière installe le mécanisme visant à instaurer des titres de pollution facilement échangeables et destinés à lutter contre la pollution dans le monde. Les Fonds éthiques (ou fonds socialement responsables) sont à la finance ce que la culture bio est à l’agriculture, et dans la culture populaire sont le pendant des hedge funds. Créés aux Etats-Unis dans les années 20 par des protestants, les fonds éthiques ont pour vocation à apporter de l’éthique dans un domaine qui en manque cruellement, celui de la finance. Encore méconnus en France, les fonds éthiques tendent à se développer mais on peut se demander s’ils sont à l’heure actuelle une nouvelle philosophie financière ou un produit marketing comme un autre ?

Fonds éthiques

Les fonds éthiques (on parle plus facilement de fonds socialement responsables) sont des fonds gérés via des critères quantitatifs habituels (risque/rentabilité) mais auxquels on ajoute des critères plus qualitatifs liés à une certaine forme d’éthique. Ainsi les possesseurs de parts de fonds éthiques sont moins intéressés par la rentabilité de leur produit que par une volonté de ou d’exclure un ensemble de valeurs qui ne leur conviennent pas. Un particulier est en droit d’attendre quand il investit dans un fond éthique un minimum d’informations liées au caractère éthique et à la philosophie d’investissements de ce fonds. Toutefois dans la plupart des cas, il est extrêmement difficile de connaître la réelle stratégie à long terme du fond et sa philosophie : souhaite-t-il développer l’industrie en Afrique, diminuer les problèmes écologiques, réduire la faim dans le monde. Souvent, la philosophie est oubliée au profit d’une communication basée uniquement sous l’angle de l’éthique. Il est souvent utilisé dans un but purement marketing. L’éthique est à la mode alors on en fait. Si le "tout-armement" était à la mode, les mêmes équipes de gestionnaires s’occuperaient des fonds "tout-armement". Ce manque de philosophie s’inscrit même dans la communication à destination des investisseurs. Ainsi il est extrêmement difficile de connaître la composition exacte d’un et encore plus de savoir pour quelle raison telle ou telle valeur a t-elle été choisie. Dans ce débat, ne faut-il pas prendre en compte l’objectif prioritaire de ces mesure qui est celui de la réduction des émissions polluantes ? Dans l’économie actuelle, hautement compétitive, les responsables de la politique américaine ne peuvent se permettre de choisir des stratégies qui ne soient pas capables de résoudre complètement nos problèmes. La mise au point d’une référence utilisable pour les émissions polluantes serait inefficace pour développer les techniques requises pour modifier en urgence les variations du climat, c’est à dire la méthode capable de capturer les émissions de CO à partir des mines de charbon qui génèrent la moitié de l’électricité consommée aux Etats-Unis. Le coût du remplacement des mines de charbon par des sources d’énergie renouvelables coûterait près de 3 milliard de dollars au contribuable américain. Même si l’Amérique était capable de payer ce prix, des pays comme la Chine ou d’autres nations en voie de développement n’auraient plus les moyens de recourir à cette ressource. La Chine est en train de mettre en route de plus en plus de mines de charbon ce qui fait que en 2020, elle en possèdera 3 fois plus que les Etats-Unis.

Capturer le CO

La technologie des captures de CO constitue celle qui est la plus facile à exporter, bien plus que les sources d’énergie renouvelable. La méthode la plus rapide pour la développer consiste à faire tourner le programme des marchés de droits d’émission qui permet de taxer les émissions de CO et d’avoir recours aux investissements privés et publics pour la recherche dans le domaine de la capture du carbone et de ses moyens de stockage. Les formes d’énergie renouvelable ont largement leur place lorsqu’il s’agit de répondre à nos besoins et de taxer les émissions de CO ce qui les rendrait plus séduisantes. Le nouveau secrétaire à l’énergie devrait conseiller à Obama de mettre au point un solide programme d’échange d’informations sur les émissions polluantes et d’émettre un signal clair au reste du monde sur la volonté opiniâtre des Etats-Unis de s’attaquer au problème du changement climatique.

Questionnement :

1. Est-ce que l’arrivée de la nouvelle administration américaine a des chances sérieuses de s’occuper sérieusement au problème du changement climatique ?

2. Serait-il utile de diffuser plus largement et plus clairement la règlementation actuellement en vigueur sur les modalités techniques et juridiques de limiter la pollution ?

3. Pour quelle raison les informations extraites de cet article ne sont-elles pas diffusées à une plus grande échelle aux populations ?

4. Est-ce que les incitations économiques et techniques provenant de la crise financière et économique actuelle sot susceptibles d’aiguiser la conscience des responsables pour inventer un monde plus raisonnable, plus économe, plus rationnel pour limiter la consommation de l’énergie disponible sur terre ?

1.




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