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Modifier ou bouleverser ?

Changer le modèle économique ?

Quelle souris sortira-t-elle des montagnes d’Europe et d’Amérique ?

jeudi 2 avril 2009, par Picospin

En remarquant dès l’abord que la question est mal posée : s’il s’agit de « changer de système » cela va bien au delà d’une réforme ; réformer cela veut dire amender, améliorer le système, sans en changer.
D’ailleurs qui veut, de nos jours, changer de système ?

De multiples échecs

L’histoire nous apprend que ceux qui ont voulu changer de système ont échoué. La révolution socialiste et le système qui en est découlé ont fait long feu. Aucune idéologie contemporaine ne prône un changement de système ; pour les libéraux ou néo-libéraux, cela va de soi. Mais quels sont les socialistes qui veulent purement et simplement sortir du système capitaliste ? on veut tout au plus l’amender, avoir par exemple, comme naguère en certains pays, une « économie sociale de marché ». Certes le NPA, Nouveau Pari Anticapitaliste, prône, comme son nom l’indique, un changement de système. Mais est-il vraiment suivi, a-t-il un système cohérent à proposer pour remplacer l’existant ?
Même les syndicats, si acerbes (et justifiées) que puissent être leurs critiques contre le système existant et la crise qu’il a engendrée, ne demandent pas sa disparition, mais seulement sa réforme, plus ou moins profonde et intense.
Donc pas de changement de système, mais une réforme de ce système ; en admettant que si on allait très loin dans les réformes cela pourrait être proche du changement. Que peut-on, que puis-je, proposer ou suggérer comme réformes du système ? je proposerai des directions de travail autour de trois axes : moraliser le capitalisme, modifier les attitudes et les objectifs, créer une vraie solidarité.

1 – moraliser le capitalisme

Pour cela je ferai trois suggestions :
renoncer au capitalisme financier et à la forme de gouvernance des entreprises qui en a été la conséquence. La fonction première de l’entreprise est de produire des biens ou de rendre des services, non de « faire de l’argent ». Certes il faut être rentable en produisant, mais cela est différent de la recherche du profit. La recherche du profit (comme on dit, à deux chiffres, donc un rendement supérieur à 10%) a conduit à la délocalisation et aux licenciements, à diminuer la recherche puisque non immédiatement profitable, et ce au détriment de l’avenir des entreprises, à la pression sur les salaires, etc… pour ne rien dire des remarquables rémunérations des dirigeants, sous les diverse formes que l’on connaît (n’est ce pas normal puisque l’entreprise est très « profitable » ?…)
fermer tous les paradis fiscaux. Cela suppose une forte volonté politique et un non moins fort consensus international. Le moyen d’y parvenir ? dire que les entreprises domiciliées dans les paradis fiscaux ne pourront pas exercer leur activité dans tel pays, ou dans tel ensemble économique comme l’UE
cesser de favoriser les porteurs de capital au détriment des revenus, salariés ou autres. Ce qui signifie, en France par exemple, renoncer au bouclier fiscal. On l’a justifié, et on continue de le faire, par la nécessité de faire revenir en France les gros porteurs de capitaux, donc les investisseurs. Je n’ai pas entendu proclamer sur ce point un bilan positif…

2 – modifier les attitudes et les objectifs

J’entends par là, au moins dans les économies avancées, les « pays riches », faire comprendre aux consommateurs que le bien-être n’est pas un résultat de la quantité de biens ou services consommés. Il faut faire passer le qualitatif avant le quantitatif. Pour cela :
viser à vivre mieux en consommant moins. Les journaux de ces derniers jours font état d’une réaction spontanée à la crise par les consommateurs qui orientent dans ce sens leurs choix immédiats, par exemple pour leur alimentation. Cela permet de penser qu’un changement des mentalités n’est pas du tout impossible.
donner la priorité au développement durable. Ce n’est pas seulement une garantie pour l’avenir de la planète, c’est aussi dans l’immédiat, par l’innovation dans des secteurs encore peu explorés et encore moins exploités, la possibilité de créer des emplois. Les chiffres avancés en la matière sont très variables, mais tout le monde s’accorde pour reconnaître que c’est, et sera plus encore, une source généreuse d’emplois. Et c’est un secteur où tout, ou presque, est à faire, et où donc il y a de la place pour tous.
ne pas s’en remettre à la loi du marché pour résoudre la question sociale. Quand on voit ce que donne en la matière le libéralisme, je crois que cela n’appelle pas beaucoup de commentaires. Plus difficile est de mettre en place des systèmes efficaces et économiquement viables en matière de logements, de santé publique, de vieillesse, de transports… Il y a pour ça des spécialistes.

3 – créer une vraie solidarité à l’échelle mondiale

Qui peut ne pas être scandalisé quand on voit qu’une grande partie de l’humanité (un cinquième à un tiers des habitants de la planète) ne mange pas à sa faim, n’a pas ou difficilement accès à l’eau, à un logement décent et sain, à un système de santé proche et efficace, à l’éducation des enfants, etc… ? que peut on là contre ? :
- ne pas soumettre dans l’immédiat les plus déshérités aux mêmes obligations de respect de la nature que l’on peut demander aux pays développés. Ce qui ne veut pas dire que les créations nouvelles ne doivent pas se faire dans le respect de la nature et dans l’esprit du développement durable
- assurer aux pays émergents, et plus encore aux pays non encore émergés le soutien actif et permanent des pays riches, qui devraient y consacrer un pourcentage notable de leur PIB, et ne pas laisser aux ONG le plus lourd de la tâche.
- aider au développement par des mesures sur place, avec le concours et la compréhension des populations locales. A quoi sert d’offrir à une collectivité un équipement perfectionné pour pomper de l’eau, si on n’apprend pas aux locaux à bien utiliser et entretenir ces matériels.
- apporter en toutes matières, avec les matériels appropriés les techniques pour s’en servir, donc aussi pourvoir à l’éducation des populations
- apporter ces moyens et/ou l’argent nécessaire au développement directement aux intéressés ; ne pas passer par les instances étatiques, ou mal organisées, ou tout simplement corrompues, qui ne redistribuent pas la manne venue de l’extérieur, des instances nationales ou internationales. Il va de soi que la réalisation des grands travaux d’équipement collectif ne saurait ignorer l’échelon gouvernemental ; il faudrait en ce cas trouver un moyen de contrôle de l’usage des fonds accordés.

Je serais tenté d’appeler cela « les dix commandements du parfait réformateur », mais c’est bien prétentieux, car il y a sûrement d’autres idées à avoir, d’autres formules à mettre en œuvre. Si je peux susciter les réactions et les propositions des lecteurs, je n’aurai pas perdu mon temps.

J2C Jean-Claude Cusset

Messages

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