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On joue au massacre comme à la balle

Chasse aux démons sur les lieux de mémoire

Destin, fatalité, coîncidence ?

samedi 10 avril 2010, par Picospin

Je ne sais si l’avion appartenait à la République polonaise ou s’il s’agissait d’un avion de ligne régulier. Comme l’accident a eu lieu en territoire russe, les autorités de ce pays ont immédiatement revendiqué leur irresponsabilité dans le crash.

Un pilote récalcitrant

Ils se sont empressés d’expliquer que le pilote polonais avait été prié d’atterrir sur un autre aéroport que celui de Smolensk en raison de l’épais brouillard qui y régnait. Il n’aurait pas suivi ces recommandations ce qui l’a obligé à tenter 4 fois un atterrissage près d’une forêt dont l’avion aurait touché les arbres à la dernière tentative d’approche qui a été fatale. Un spécialiste français de l’aéronautique a expliqué que lorsque se présentaient des circonstances aussi difficiles, il ne fallait pas dépasser le nombre de 2 tentatives car au-delà, l’avion se présentait dans une position trop basse pour avoir des chances raisonnables de succès. Il mettait de plus en doute la qualité et la modernité des équipements disponibles pour poser un avion de ligne en toute sécurité dans des conditions atmosphériques aussi difficiles. Ce drame aérien constitue une catastrophe pour le jeune état polonais qui vient à peine de se lever de deux drames successifs. Ils ont considérablement gêné et retardé sa reconstruction après les conflits qu’il a menés, subis et endurés avec deux adversaires successifs qui ne l’on guère ménagé.

Des ogres

Les deux ogres situés de part et d’autre de ce pays martyre et meurtri se sont alliés pour le dépecer comme loups en meute opérant sous les directions avisées de leurs chefs respectifs. Leurs crocs n’ont peu se refermer à temps pour mordre jusqu’au sang et emporter dans leurs tanières de plus gros morceaux de leur proie. Comme par enchantement et sous la crosse magique de l’Eglise polonaise appuyée par celle du Vatican, les prédateurs ont reculé en protégeant leurs corps ployés des attaques combinées de la faucille et du marteau associés pour un instant à la croix gammée exhumée on ne sait par qui et pourquoi d’un antique svastika en miroir, symbole religieux d’éternité mais aussi de bonne fortune et santé, de chance ce dont avait besoin avant tout le nazisme construit pour durer 1000 ans dans une Allemagne promise à une gloire et un triomphe éternels. Venu de la région du Tigre et de l’Euphrate, il s’est promené dans l’Oural, le Caucase pour atterrir chez les Hittites les Grecs et déjà les Goths et autres peuples germaniques. Dans cette course à travers les plaines d’Europe et d’Asie, pour remporter la première place il a croisé la faucille et le marteau, le prolétariat ouvrier et la paysannerie décidés à conquérir le monde. Ils ont failli accomplir leur mission si ne s’étaient levés entre temps des volontaires de la liberté et des spiritualités unies pour participer à la chasse aux démons.

Marx contre Jésus

D’aucuns ont prétendu que le véritable combat entre l’Ange et le Démon avait été celui engagé par l’Église polonaise contre le communisme triomphant comme pouvait l’être celui représenté par Jésus contre Marx dont des écrivains ont décrit les aléas. Ironie tragique d’une histoire marquée par les étapes des massacres fomentés au cours d’un 20è siècle d’idéologies tournées en dérision, c’est pour célébrer la commémoration de celui de Katyn au cours duquel a disparu l’élite de la Pologne que sont morts ceux qui devaient la représenter auprès des nations. Le président Lech Kaczynski est mort alors qu’il se rendait en Russie pour célébrer le 70e anniversaire du massacre de milliers d’officiers polonais sur l’ordre de Joseph Staline, à Katyn, en Russie, une tragédie pour la Pologne et un symbole du mensonge communiste. Quand l’Allemagne nazie a envahi la Pologne le 1er septembre 1939, l’armée polonaise a dû battre en retraite, reculant vers l’est. L’invasion le 17 septembre de l’est du pays par l’Armée rouge, en vertu du pacte germano-soviétique Ribbentrop-Molotov, a surpris les troupes polonaises qui n’y ont pas opposé de résistance.

Les massacrés de Katyn

Quelque 22.000 officiers polonais de réserve, propriétaires terriens, professeurs, avocats ou médecins mobilisés en 1939, ont ainsi été faits prisonniers par les Soviétiques et placés dans plusieurs camps de détention. Joseph Staline a signé l’ordre envoyé au NKVD, sa police politique, d’"appliquer envers ces éléments ennemis du pouvoir soviétique la peine capitale". En avril 1943, les Allemands découvrent à Katyn des charniers de quelque 4.500 militaires polonais, exécutés d’une balle dans la nuque. Déjà en guerre contre l’URSS, ils le révèlent au monde. Mais Staline en rejette aussitôt la responsabilité sur les nazis et la propagande communiste continue pendant un demi-siècle d’entretenir ce mensonge. Il aura fallu attendre 1990 et Mikhaïl Gorbatchev pour que Moscou reconnaisse enfin sa responsabilité. Dans un geste symbolique, le Premier ministre russe Vladimir Poutine s’est rendu pour la première fois à Katyn mercredi dernier au côté de son homologue polonais Donald Tusk, pour un hommage commun aux officiers polonais, mais aussi aux victimes soviétiques du stalinisme. Le massacre des élites polonaises a été perpétré dans plusieurs endroits et la forêt de Katyn près de Smolensk qui en est devenue le symbole. Sur les 22.000 militaires disparus en 1940, le sort de plusieurs milliers demeure toujours inconnu. La justice russe a toutefois décidé de classer l’affaire, malgré les protestations de Varsovie. Le Pape, si contesté dans une Eglise en désarroi, ne s’est pas laissé surprendre par l’importance de l’évènement : "Je présente mes plus sincères condoléances aux familles des victimes et à tous les Polonais et je les assure de ma proximité spirituelle. En ces moments difficiles, j’implore auprès de Dieu tout-puissant une bénédiction spéciale pour le peuple polonais".

Fierté du Pape

Il pouvait exhiber une certaine fierté du travail accompli par ses prédécesseurs. Ils avaient abattu leur Satan par la figure de proue de Lech Walesa, obscur syndicaliste catholique ayant accédé très vite à la figure du héros après avoir abattu les géants du marxisme léninisme. « Jésus, Sainte Marie, c’est une tragédie inimaginable, un malheur inimaginable », a-t-il commenté. Il y a 70 ans à Katyn, les Soviétiques ont éliminé les élites polonaises. Aujourd’hui l’élite polonaise y a péri, alors qu’elle se rendait sur les lieux du massacre pour rendre hommage aux Polonais tués », a déploré l’ancien président polonais. « Comme tous les citoyens russes, j’ai appris cette tragédie avec une compassion et un bouleversement profonds et sincères », a confié le président russe Dmitri Medvedev, qui a promis une enquête minutieuse. C’était le moins qu’il pût faire.

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