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Une rude concurrence

Chine : un nouvel Eldorado pour cerveaux en friche ?

Circulation des hommes, des idées, des compétences

dimanche 28 septembre 2008, par Picospin

Les étudiants français sont partis en moins grand nombre étudier à l’étranger ces dernières années que par le passé puisque ce dernier qui avait été de près de 81. 000 étudiants en 2003 à avoir fait un séjour court ou long à l’étranger dans le cadre de leurs études est passé à 77.000 en 2006. Avec ce chiffre, la France se situe encore en troisième position, après l’Allemagne et le Japon et devant les États-Unis mais il faut toutefois pondérer cette apparente relative bonne position, car s’ils sont encore bien placés par rapport aux autres pays de l’OCDE, les jeunes Français perdent progressivement de leur mobilité.

La peur du dragon

Ce constat est pour le moins paradoxal alors même que les formations à l’étranger sont de plus en plus valorisées par les employeurs. À l’heure d’une mondialisation galopante, alors que de plus en plus de responsables considèrent qu’une période de formation à l’étranger dans un cursus est une composante essentielle d’une formation supérieure à vocation réellement professionnelle, la mobilité française internationale fléchit. En 2006, seuls 3 % des étudiants ont étudié à l’étranger contre 4 % les années précédentes. Si ces études sont valorisées, il ne s’agit que d’un simple mot d’ordre, car l’allocation des bourses est faible ce qui oblige beaucoup d’étudiants à renoncer à leur projet pour des raisons économiques. Le phénomène n’est pas spécifiquement français, puisque seule l’Allemagne affiche une évolution faiblement positive du taux de mobilité global, les champions de la décroissance étant les Grecs, sans que pour autant l‘Italie, le Japon et le Royaume-Uni échappe à ce phénomène. De très nombreuses raisons peuvent être avancées à ces freins à la mobilité internationale. Les Grecs ont amélioré leur offre éducative locale et éprouvent moins le besoin de partir. Les Anglais préfèrent travailler le plus tôt possible et parlent de moins en moins de langues étrangères. Les Italiens comme les Français hésiteraient davantage à bouger pour des raisons financières. Année après année, le Royaume-Uni reste le premier pays d’accueil des étudiants français (28 %), suivi de la Belgique (16 %), de l’Allemagne (15 %), des États-Unis (11 %), l’Espagne (10 %), la Suisse (7 %), l’Italie (4 %), la Suède (4 %), l’Irlande (3 %) et le Danemark (2 %). La mobilité française reste donc confinée à une proximité très limitée dont les limites les plus éloignées restent figées à l’Europe. Pour le moment, la seule exception à ce schéma reste les Etats-Unis même si on note par ailleurs des destinations en hausse régulière comme les pays scandinaves.

Pays scandinaves

Ces derniers ont une image « douce, sympa, écolo, on y parle très bien anglais, et le prix des études y est modéré. Pour une mobilité plus lointaine, l’Australie, excellente au niveau marketing pour attirer les étudiants et le Japon ont davantage le vent en poupe. Et ailleurs ? Que doit-on penser de la Chine qui vient de frapper un grand coup avec son organisation plus que convenable des J.O. mais dont la réputation à l’étranger n’a pas été construite que sur ce coup de publicité. La Chine est en proie à une révolution, celle de l’intelligence dont Shanghaï est le principal chantier. On y construit des hectares de centres de recherches, de laboratoires et de parcs scientifiques où des centaines de cerveaux chinois réfléchissent à de nouvelles applications pour leurs produits. On s’arrache les managers de talent, ceux qui reviennent de l’étranger, bardés de diplômes sur un marché de l’éducation qui connaît l’expansion la plus rapide au monde. La stratégie de recrutement des ingénieurs chinois en amont est nouvelle pour les entreprises, dont les convoitises se fixent essentiellement sur la matière grise qu’on s’arrache de toutes parts et qui oblige ce pays à s’engager dans une formidable mise à jour technologique de son appareil de production à l’instar de ce qui a été réalisé au Japon et à Taïwan mais à une cadence nettement inférieure. C’est dans cette perspective qu’on n’a pas hésité à concevoir le projet de créer de nouveaux parcs autour de nouveaux aménagements écologiques comportant golf, forêt, canaux, dessins de paysages au sein desquels les laboratoires ont à portée de main une considérable réserve de cerveaux.

De beaux parcs

Il faudra désormais s’habituer à faire référence à des sigles comme celui de l’ECNU pour East China Normal University où on accueille près de 70.000 étudiants en sciences et en technologie. Les moyens disponibles pour réaliser des projets scientifiques de grande ampleur sont tels que certains émigrants français n’ont pas hésité à rester en Chine pour profiter du formidable dynamisme qui meut la recherche et le développement dans ce pays. C’est cette conjoncture éminemment favorable que Thomas Friedman s’est attaché à décrire dans « La terre est plate » (Saint Simon, 2006) où l’on voit un monde globalisé dans lequel l’intelligence circule aussi vite et librement que les capitaux et les marchandises. De cette fluidité, de cette célérité, peu de gens s’aperçoivent en raison du développement des programmes informatiques rédigés et présentés en chinois ce qui cache partiellement les prouesses réalisées par rapport à celles en provenance de l’Inde où la langue anglaise prend le leadership et devient de plus en plus lisible. Ce développement gigantesque n’est assurément pas le fruit du hasard mais d’une volonté de développer et de perfectionner les moyens d’éducation en particulier dans le secteur des technologies de l’information. Le nombre des étudiants a été multiplié par 2 en 5 ans sur des terrains de plus en plus éduqués qui offrent d’énormes quantités de personnel qualifié et des grandes capacités en personnel qualifié. Pour donner une idée du rythme de ce développement, qu’il suffise de mentionner que près de 6 millions de d’étudiants chinois ont été diplômés en 2008 contre un petit million il y a seulement 10 ans. Nous avons commencé cet article par le recensement de l’expatriation des rares étudiants français qui tentent l’aventure d’un déplacement ou d’un stage à l’étranger. Par rapport à cette infime proportion, les Chinois ont fait exploser les statistiques puisque en 2006, ils représentaient près du quart des doctorants d’ingénierie et de sciences travaillant aux Etats-Unis.

Beaucoup de petits Chinois

Cette intense circulation des cerveaux ne se solde pas nécessairement par un bilan négatif car il s’agit beaucoup moins de migration que de circulation des cerveaux. Ce bilan doit être pris au pied de la lettre car la migration dans une certains sens peut creuser un déficit ce qui n’est jamais le cas d’une circulation qui irrigue le territoire et les hommes. Si la concurrence est rude et sauvage en ce pays, les opportunités s’y développent à vive allure ce qui permet à beaucoup de se lover dans des niches confortables et productives. Beaucoup d’entre elles sont des enclos étrangers ayant ouvert des succursales en Chine où la rentabilité est plus grande en raison des moyens considérables dont dispose un Chine en plein essor. Cette dernière conjoncture qui déséquilibre le rapport occident Asie incite beaucoup de Chinois à revenir au pays où finalement les occasions sont plus nombreuses et le niveau de vie en constante progression.

Questionnement éthique :

1. Quelles sont les raisons du formidable développement des structures éducatives en Chine, principalement dans le domaine des Mathématiques, de la recherche scientifique et du développement ?

2. Comment ce haut niveau d’éducation peut-il coexister avec des manques de vigilance en hygiène comme celui de la fabrication du lait ?

3. Combien de temps faudra-t-il pour que le système devienne plus homogène, que la vie à la campagne se rapproche de celle des grands centres de recherche universitaire et que les bébés ne soient plus contaminés par du lait toxique ?

4. Quelles sont les mesures à prendre pour que les étudiants français consentent à s’expatrier, même pour une courte période, en tenant compte de leur habituel handicap dans les langues en général, le chinois et l’anglais en particulier ?

Messages

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