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Chômage et éducation dans les entreprises à responsabilité sociale

jeudi 3 avril 2014, par Picospin

Il serait porteur de merveilles technologiques, dont quelques-unes sont capables de prodiguer des merveilles dans le progrès de manière telle que le bienêtre de l’humanité, son éventuel bonheur pourraient être confortés par la vision confiante dans le progrès.

Innovations

Celui-ci est capable, par l’apport d’innovations technologiques, à rendre la vie plus confortable mais aussi à rassurer sur la pérennisation d’attitudes morales et éthiques. Ces dernières seraient en bonne position pour favoriser toute attitude ou conduite allant dans le sens du progrès, formule enveloppant des contenus aussi novateurs que l’autonomisation du citoyen, la marche vers l’égalité des chances ou celle des conditions de vie. Ces principes qui tendent vers un idéal, voire vers une utopie affectent le domaine de l’économie, principal sujet de préoccupation actuel avec un chômage de masse qui peine à reculer malgré les promesses mille fois répétées de l’endiguer, sinon d’inverser sa courbe. Née sous l’étiquette de la raison, la culture contemporaine se place résolument sous les auspices du concept d’intérêt qui joue un rôle central dans les théories économiques appuyées sur l’hypothèse que les conduites sont choisies sur la base des calculs des couts et des avantages respectifs des différentes options mais aussi sur celle de théories philosophiques telles que l’utilitarisme.

Éthique des affaires

L’éthique des affaires connaît un grand essor depuis que les entreprises commencent à se soucier de leur image sociale et qu’elles tendent à montrer que leurs exigences de rentabilité n’entrent pas en conflit avec les exigences morales de justice, de dignité et de respect de la personne humaine. Beaucoup d’entre elles cherchent à montrer un visage humain pour rendre évidente l’image d’une structure gaie, accueillante, meublée avec gout et où sont mis à disposition les éléments matériels qui signent la préoccupation de se soucier du bienêtre des personnes, et de leur assurer sinon de leur garantir un bonheur stable sinon croissant. La nouvelle mode est de considérer l’entreprise comme une entité porteuse de valeurs qui ouvrent un cercle vertueux de performance sociale d’où la préoccupation du chômage serait exclue.

Rassurer

Cette figure rassurante devient décevante quand des vents contraires abattent cette visée construite sur des bases suffisamment solides pour qu’elle résiste à la pression des fonctionnements de la bourse, des difficultés du marché et en général des pannes de l’économie. On pense que des fortifications telles que le principe de légitimité, de responsabilité publique et d’action socialement responsable suffiront à endiguer la marche vers les crises économiques, les méfaits psychologiques et physiques liés à l’inaction et à la passivité des acteurs du travail. Ceux-ci sont placés sous l’autorité morale et éthique des partisans de l’économie de marche qui stipule que l’unique devoir d’un dirigeant d’entreprise est de servir les intérêts des actionnaires dans le but de remplir son rôle de responsable par l’utilisation des ressources et l’engagement dans des activités visant à augmenter les profits à condition de respecter le jeu d’une concurrence ouverte et libre sans tromperie ni fraude.

Les gains

La maximisation des gains des entreprises reste un but principal des réflexions théoriques concernant l’éthique des affaires. Peut-on continuer à la considérer comme un des lieux du renouvellement de la philosophie morale au même titre que les autres sphères de l’éthique appliquée ? Dans un tel contexte, peut-on et doit-on continuer à s’interroger sur la pertinence des principes philosophiques qui sont en jeu ?