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Quel rôle pour les sciences ?

Comment appréhender le monde ?

Par l’enseignement des Maths ?

lundi 21 décembre 2009, par Picospin

Cette idée reçue vient de recevoir un démenti cinglant au milieu d’autres données de ce type qui faisaient partie de la sagesse conventionnellement admise au sujet de la géométrie, la lecture, la tenue en classe et autres données de ce genre.

Enseigner les maths

Les informations proviennent essentiellement d’une nouvelle section de la recherche intitulée "neurosciences cognitives" et qui permettent de mieux clarifier le moment où les jeunes esprits sont capables de recueillir et comprendre des concepts fondamentaux comme celui-ci. C’est ainsi qu’une étude récente a montré qu’avant leur entrée à l’école, la plupart des enfants sont parfaitement capables d’effectuer des divisions simples en commençant par distribuer et répartir des bonbons entre plusieurs animaux. Dans une autre de ces recherches on a trouvé que la capacité à associer des combinaisons de lettres et de sons ne saurait être pleinement développée avant l’âge de 11 ans, en réalité bien plus tard que ce qui avait été supposé auparavant. La révision déchirante de ces idées reçues impose et encourage de continuer d’autres recherches dans ce domaine pour déterminer les moments le plus favorables au cours de la croissance pour enseigner les diverses matières nécessaires à la formation des capacités du cerveau. La nouvelle approche de la relation entre éducation et neurosciences est en train de changer radicalement et sans doute de pouvoir apporter des notions inédites sur des bouleversements dans les méthodes d’enseignement.

Nombreuses expériences

Les multiples expériences en cours aux Etats-Unis dans ces domaines sont aptes à donner un nouvel essor aux méthodes d’enseignement et à rendre obsolètes et encombrantes les plus vieilles. Dans la plupart des établissements qui s’occupent d’accueillir des enfants d’âge préscolaire, les enfants font très peu de mathématiques, ce qui ne les empêche pas de compter ou de consulter des livres qui traitent de chiffres. La plupart des élèves ne consacrent que très peu de temps aux mathématiques, en tout cas beaucoup moins de temps que ce que la plupart des enfants peuvent supporter ou réaliser et sûrement pas assez pour ceux qui, privés de jeux impliquant des opérations mathématiques à la maison, ne peuvent compenser au jardin d’enfants. Une fois qu’on est confronté à cette situation, il peut s’avérer difficile d’y trouver un remède. Dans une école de la région de Buffalo, un couple d’enseignants a décidé de monter un programme d’enseignement en arguant du fait qu’ils n’étaient pas bons en maths. Tout le monde se mit à approuver cette opinion.

Des chiffres envahissants

C’est à partir de cette déclaration que des chiffres se mirent à surgir de partout, depuis les simples maquettes, les jeux vidéo, de manière à ce que l’enseignement des lettres ne dépasse pas celui des maths et à ce que la moindre occasion de grouper, de classer ou de séparer des objets soit utilisé à la moindre occasion. De la sorte les enseignants peuvent adapter leur enseignement aux capacités des élèves. Au moment où on s’interroge sur la désaffection des élèves pour les sciences et les mathématiques, cette expérience vient à point nommé pour sortir de l’ornière une éducation qui se plaint de ses difficultés et se désespère d’atteindre un jour un niveau d’excellence comme en rêve le Président de la République qui déclare à qui veut l’entendre que la France doit être dotée de la meilleure université du monde. Que l’on soit créationniste ou darwiniste, le monde n’a pas évolué en une semaine. Il y a peu de chances que l’on puisse construire la meilleure université du monde en 7 jours, le jour de repos et le RTT y compris. Il y faut sans doute de la constance, un travail de longue haleine et des programmes intelligents pour hisser des institutions à ce niveau surtout en partant de ground 0, l’endroit de l’effondrement des tours, …y compris celle de Babel ?...

Les bagages souples et légers

Munis de ces nouveaux bagages spécialement conçus pour effectuer de longs voyages et très légers à porter, est-ce que nos nouveaux étudiants, formés à l’école de l’excellence seront plus aptes à expliquer aux vieillards que nous sommes les incohérences du climat, la façon de transformer en échec la couteuse réunion écologique de Copenhague, qui selon beaucoup dont notre Président de la République devait devenir une réussite sous peine de cataclysme mondial et de culpabilité reprochée aux riches par la majorité et la multitude des pauvres, saisir les nuances de pensée de Johnny Holiday qui se plaint d’avoir été proche de la mort à l’occasion d’une infection nosocomiale dont apparemment il a ressuscité ce qui doit procurer une impression plutôt agréable pour qui sait en saisir les côtés positifs. Ils n’en percevront que mieux le sens de la béatification d’un Pape dans lequel devrait baigner la lumière plus que les obscurités pendant au cours d’une guerre atroce faite de 80 millions de morts, de déportations, de cadavres jetés sur les charniers ou enfouis dans des fosses communes bétonnées.

Un Pape en pleine lumière

On espère que nos jeunes générations ainsi formées seront à même, grâce à leur nouvel enseignement, de déchiffrer les mystères d’une histoire récente avec ses bouleversements politiques, commerciaux et financiers, d’appréhender le véritable sens de l’écologie pour être en mesure de transformer une vague utopie en réalité politique, sociale, économique sans nécessairement s’accrocher à la croissance ou à la décroissance que de nombreux pauvres sur la planète auront du mal, eux à expliquer. Il appartient assurément aux bienheureux de l’accomplir pour eux.