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Quelles stratégies, quel budget et quelles réponses ?

Comment choisir le traitement optimum

Une méthode indispensable à l’obtention des résultats les plus significatifs

vendredi 24 juillet 2009, par Picospin

Malgré la disponibilité d’un nombre considérable d’options thérapeutiques et diagnostiques, la décision d’appliquer tel ou tel traitement à un malade donné n’est pas réalisée de façon suffisamment scientifique pour emporter toutes les chances de succès. Il ne s’agit pas seulement de déterminer quel est le meilleur traitement pour telle maladie mais quel est le traitement de choix pour un patient donné. C’est pour ces raisons que des centres de renseignements centrés sur les conditions spécifiques des malades sont importantes pour permettre au traitement le plus efficace d’être prescrit à un malade donné en fonction de l’état le plus récent des connaissances, de la meilleure évolution possible de la pathologie sous une thérapeutique donnée, en un mot de donner le traitement adéquat au malade approprié dans un espace de temps optimal.

Centralisation des informations

C’est pour toutes ces raisons qu’un acte du gouvernement américain encourage les autorités à promouvoir des recherches spécifiques visant à centraliser toutes les informations permettant aux cliniciens et aux patients de choisir le traitement le plus approprié en vue de guérir le patient dans les conditions optimales d’efficacité, de rapidité de préservation de la qualité de vie. Le Conseil chargé de cette innovation (Comparative Effectiveness Research) établi 3 points fondamentaux pour sa recherche concernant les mesures idéales à prendre pour atteindre le plus rapidement possible les objectifs établis. La recherche doit viser à atteindre les objectifs suivants : 1. Améliorer la santé en développant et diffusant des informations aux malades, cliniciens et autres responsables de prises de décisions pour déterminer quelles sont les interventions les plus efficaces dans des circonstances définies ; 2. Etudier l’ordre des priorités de manière à guider les recommandations à définir afin d’allouer les budgets nécessaires à la réalisation des projets ; 3. Développer une stratégie pour définir les activités de ce département afin qu’il soit en mesure de déceler les lacunes des projets et de recommander les priorités. Les investissements et activités propres à cette structure seront groupées en plusieurs catégories : 1. Recherche ; 2. capital scientifique et humain, en d’autres termes formation de nouveaux chercheurs ; 3. données sur les infrastructures : réseaux de données, registres, 4. Diffusion et traduction pratique des résultats.

Efficacité des stratégies

Le Conseil recommande que la priorité des investissements soit attribuée aux infrastructures consistant en projets soumis à un travail synthétique de manière à permettre aux chercheurs de répondre aux questions concernant l’efficacité relative des stratégies, la distribution des réseaux de données électroniques, de registres de patients et les partenariats entre secteurs privés et publics. Les populations privilégiées pour les études en question telles qu’elles sont identifiées par le Conseil sont les minorités ethniques, les handicapés, les malades atteints de pathologies chroniques y compris les affections psychiatriques, les personnes âgées et les enfants. Les priorités sont réparties entre les interventions qui concernent les dispositifs d’assistance, les opérations chirurgicales, les modifications comportementales, la prévention et les dispositifs aptes à délivrer des substances comme ceux que l’on utilise dans les centres hospitaliers et qui sont susceptibles d’aboutir à une évolution plus favorable du cours des maladies. Le but des études randomisées consiste souvent à montrer que les essais cliniques sont supérieurs au placebo. Ce qui est plus important est de déterminer quelles sont les interventions qui sont meilleures que d’autres pour traiter une population spécifique et comment on peut identifier les sous-groupes susceptibles de bénéficier au maximum de telle intervention spécifique ou au contraire d’en subir les effets délétères.

Dégager les interventions optimales

De même est-il capital de pouvoir identifier les groupes de malades dont la réponse aux traitements et interventions risque d’être fondamentalement différente de celle recueillie dans la population standard. Il s’agit là d’une occasion unique d’investir dans une composante majeure des infrastructures scientifiques capables d’améliorer la distribution des soins de manière à délivrer la qualité de la prise en charge des malades optimale avec les meilleurs résultats.

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