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Une revue du non-éthique ?

Comment faire de l’éthique ?

Quelles conditions pour construire une éthique de vie ?

samedi 19 décembre 2009, par Picospin

Ce dernier conduit petit à petit à la défiance envers la science dont les cibles principales sont le développement et les applications des nouvelles technologies en particulier dans le domaine des biotechnologies.

Enseignement de l’éthique

L’opinion générale qui oriente vers l’idée que la science est loin d’être indépendante du carcan développé par les organisations et les institutions scientifiques, les intérêts, les valeurs, les points de vue et les relations avec les autres acteurs de la société, n’en souligne que davantage le besoin de l’organisation d’un enseignement de l’éthique. Les chercheurs sont confrontés en permanence à leurs choix des modes d’enseignement de la science, de leur comportement sur le terrain de la recherche, de la manière dont ils sélectionnent leurs projets et de leur attitude envers les publications et les médias. La réflexion sur l’éthique est d’autant plus importante qu’elle se déploie en permanence et de façon systématique dans le cadre des interrogations sur le vrai et le faux, le bien et le mal. Ce questionnement s’approche de celui concernant les principes moraux pour conduire ensuite vers une évaluation critique. Si dans la plupart des cas la réflexion critique permet de répondre positivement aux questions posées, assez fréquemment une interrogation plus poussée aboutit aux résultats inverses c’est-à-dire que la réponse est loin d’être satisfaisante. C’est pour cette raison que dans les cas où la négativité l’emporte sur la positivité il est nécessaire de remplacer certains principes par d’autres.

Dévoilement des principes moraux

N’oublions jamais que le but de l’éthique est de dévoiler une série de principes moraux qui constituent les meilleures raisons par leur justesse et leur qualité d’être acceptées et au-delà d’être aptes à nous guider dans la conduite de notre vie. Est-ce bien ce que nous observons dans les informations et commentaires diffusées par les médias au sujet des nombreuses affaires auxquelles nous sommes confrontés en ce moment ? Pêle-mêle on accuse un médecin célèbre de la "jet society" parisienne d’avoir massacré le dos d’un chanteur encore plus célèbre sans avoir initié la moindre enquête sur les supposées erreurs techniques médicales accomplies au cours d’une intervention sur la colonne vertébrale. Cette accusation a été lancée par un manager, producteur, gourou de la vedette dont le savoir en termes de médecine parait au prime abord aussi mince qu’un montage nano technologique. S’il avait la moindre connaissance de l’art médical, il lui aurait été facile de séparer ce qui a trait à une faute concernant l’intervention chirurgicale et une surinfection microbienne survenant dans le territoire concerné par l’intervention.

De la malpractice à l’infection nosocomiale

Cet accident est malheureusement assez fréquent en chirurgie, de l’ordre de 10% des cas si l’on en croit les statistiques mondiales. S’il est lié à une mauvaise observance des règles d’asepsie, il n’est pas obligatoirement sous la responsabilité de l’opérateur et s’étend à toute l’équipe du site hospitalier ou de la clinique d’accueil. Les autres accusations dont viennent d’être lavées 2 ou 3 équipes relèvent sans doute d’un autre ordre car elles ont impliqué des institutions dont les condamnations courraient le risque de perturber le fonctionnement de l’état et de ce fait de nécessiter des compromis, arrangements financiers, négociations, toutes solutions généralement mal acceptées en France dont on vient de révéler, alors que tout le monde le savait, que le peuple n’a ni l’éducation, ni le goût, ni la tradition d’accepter ces accomodements ou aménagements d’ordre financier car l’argent continue de rester tabou dans la plupart des milieux en France et de déclencher des réactions passionnelles. Nous ne survolerons que la dernière nouvelle parvenue ce matin, celle de l’échec de la conférence de Copenhague.

Des échecs

Elle devait à grands renforts de publicité et de déclarations tonitruantes et enthousiastes résoudre pour des siècles le problème de l’écologie pour riches et pauvres. Au minimum, on peut oser déclarer aux personnes mandatées pour négocier et qui se sont attablées plus pour manger que pour réfléchir et profiter des beaux voyages accomplis aux frais des contribuables de tous les pays participants que leur mission n’a pas été accomplie, que leurs émoluments sont loin d’être justifiés et qu’ils ont failli à leur devoir. Trop sévère ou trop indulgent et laxiste ?

Questionnement éthique :

1. Faut-il enseigner l’éthique ?

2. Si oui, pour quelles raisons ?

3. A qui pourrait s’adresser cet enseignement ?

4. Est-il légitime d’accuser les plénipotentiaires des négociations entre états d’avoir failli à leur tâche en cas d’échec d’une rencontre en territoire neutre, donc forcément étranger et dont les frais de transport et de séjour amputent largement le budget de sommes qui seraient autrement indispensables aux habitants des pays pauvres qui manquent d’eau, de nourriture et d’éducation ?

5. Quelle responsabilité endossent-ils à la suite de l’échec de leurs négociations ?

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