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Toutes les voitures mènent-elles au cinéma ?

Complexités et contradictions

Où dépenser son argent quand on n’en a plus ?

lundi 28 décembre 2009, par Picospin

Voilà une bonne affaire pour les écologistes qui prônent la réduction drastique des émissions de carbone ce que ne manquent jamais de faire les moteurs à explosion connus jusqu’à maintenant.

Contradictions

Cette contradiction pourrait entrer dans le cadre de la complexité si chère à notre philosophe et reporter des idées nouvelle, Edgar Morin, qui a ouvert à ce sujet un dossier appelé complexité. Il l’a associé à la rédaction d’un livre intitulé « Introduction à la pensée complexe ». Il constitue son credo. Je ne sais comment il va pouvoir se sortir de sa contradiction, à moins, en effet d’englober les deux tendances opposées entre respect de l’écologie et pollution de la planète. Heureusement que dans cette catégorie de l’antinomie, nous sommes sortis du cadre du vivant qu’il considère comme le paradigme ou un des paradigmes de la complexité dans la mesure ou il considère ce type d’organisation comme système autonome capable de s’autogérer. Cette organisation, il l’appelle néguentropie ou entropie négative qui serait équivalente au développement de l’organisation de la complexité.

Communication

Au centre de ces dispositifs, émerge des profondeurs la communication qui se présente comme mémoire, savoir, message, programme ou matrice organisationnelle. Les promoteurs de la circulation en voitures, les flatteurs des belles carrosseries, des initiatives technologiques, des réductions de volumes, du transport à bon marché et même de la réduction des émissions de CO² savent parfaitement attirer les clients potentiels. Après une longue et insupportable période de vaches maigres, l’addiction à la voiture a éclaté avec toute sa violence, son attraction, sa passion pour conduire le marché vers son acmé d’où il aura du mal à redescendre malgré les faillites de certaines compagnies, les prises d’intérêts et les abandons d’exploitation et les succès époustouflants de nouveau modèles, simples répliques de ceux construits il y a plus de 50 ans.

Plus de voitures

Pendant ce temps, pendant que le parc automobile se reconstituait à vive allure à un rythme fracassant sinon délirant, avec une vente de voitures qui augmentait de 10% par rapport à l’année dernière, le citoyen continuait son voyage dans les espaces ludiques, dans l’hédonisme mais aussi dans un certain pari sure l’avenir sous la forme du désir d’enfants, les cinémas se remplissaient d’une foule déboussolée, à la recherche de la moindre occasion d’oublier, de noyer son chagrin, ses difficultés dans les parenthèses des salles obscures pour y retrouver leurs rêves d’enfants encore plus évocateurs à mesure que se confondaient les prénoms d’un Président et ceux d’un enfant, vedette subite d’un film aussi naïf que l’avait été un autre document à prétention comique et folklorique mettant en exergue les paysages brumeux du nord, soudainement habillés en festivités éclatantes de joie et d’identification d’habitants oubliés des frontières.

Voyage chez les chtis

Là au moins on ne consommait pas de carburant, ni fossile, ni hydraulique, ni gazeux mais seulement du rire dont le souffle du hoquet suffisait à dynamiser le paysage industriel, sinon commercial. La crise a ses bons côtés lorsque se mettent en branle les mécanismes de compensation et que s’initient l’invention, l’imagination et une certaine joie de vivre contre des éléments contraires. C’est bien cela la complexité…et la contradiction qu’elle assume et contient.