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Comment mourir ?

Confusions dans les esprits

Tout le monde d’en mêle...

mercredi 2 juillet 2014, par Picospin

Cette impression devient d’autant plus prégnante que l’accord est rarement réalisé dans des domaines aussi sensibles que la préservation de la vie ou l’homicide volontaire ou involontaire, déguisé ou officialisé au grand jour et appelé actuellement euthanasie active et passive.

Des doutes ?

Si les conseils et avis sont pris et déclarés publiquement, on affirme qu’ils le sont par des institutions dont droits et compétences sont soumis à doute, discussion, voire contestation. Elles imposeraient au patient en fin de vie un verdict qu’il n’est souvent ni en état de comprendre ni en mesure de contester en raison de la vulnérabilité qui s’installe à l’approche de la mort, conséquence d’une maladie grave qui diminue les capacités de résistance à l’oppression des représentants de la société.

Imposer ou proposer ?

Celle-ci prétend dans certains domaines avoir le droit, au nom de la solidarité, d’imposer à l’individu une manière de vivre ou de mourir conforme à l’intérêt général plus qu’à celui, particulier d’un malade parvenu au terme de sa vie et qui serait doté du droit de décider de son sort surtout s’il est en conformité avec les lois les plus élémentaires destinées plus à protéger la vie qu’à condamner à mort et à aider à son exécution. Dans cette éventualité, quelle pourrait être le groupe d’homme et de femmes missionnées par on ne sait qui d’autre que la collectivité pour pourvoir se donner les moyens de réaliser cet acte en toute légalité et dans l’intérêt de l’individu et de la communauté dont il fait partie.

Interventions et décisions

C‘est ainsi que l’on a vu récemment plusieurs institutions intervenir et décider, au moins conseiller de recourir à tel acte destiné à favoriser la poursuite de la vie ou au contraire d’en abréger la durée sous les attendus que telle qu’elle se présente, elle ne saurait pouvoir être poursuivie indéfiniment en raison de l’impossibilité, de l’impuissance des spécialistes de sa sauvegarde à éviter les souffrances qu’elle engendre.

Responsabilité, obligation morale

Dans cette situation, l’oubli de la société consiste essentiellement à décharger les laboratoires scientifiques spécialisés et chargés de réduire sinon de combattre la douleur de la responsabilité et de l’obligation morale d’investir dans la recherche, l’inventivité et les ressources disponibles les moyens de mettre fin à des conditions d’existence inacceptables et dont on n’a senti à aucun moment qu’elles seraient susceptibles de favoriser, d’autoriser la poursuite d’une vie débarrassée de son inconfort, de ses sensations désagréables, surtout des douleurs engendrées et des souffrances irréductibles.

La vie bonne

Que dans des débats, des considérations, un argumentaire puisse être développé qui oppose la vie bonne à son envers misérable à l’aide des institutions, organismes ressortissant à la médecine, au droit, au politique, à la gouvernance de la cité devient d’autant plus chargé de confusion, de désarroi, et d’équivoque qu’il touche l’être humain au cœur de son essence, de ses espoirs et partant de sa raison de vivre.