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Inondations et morts en Vendée

Constructions illicites sur zones à risques, terre révoltée et mer déchainée…

Risques et complications

mercredi 3 mars 2010, par Picospin

C’est une véritable leçon de modestie et de bon sens qui est exhibée ici sans phrases alambiquées, sans termes savants et sans figures de style incompréhensibles au profane commun des mortels.

Des réactions pertinentes

« A la lecture de beaucoup de réactions, il faut donc le constater (tristement) : en dépit de toutes les preuves scientifiques, nombreux sont ceux qui persistent dans la négation de l’évidence du réchauffement climatique dû à l’homme. Jamais nous n’en finirons avec l’imposture, il doit donc s’agir d’une seconde nature chez l’homo qu’on dit pourtant "sapiens". Bon courage aux scientifiques sincères, et plus encore aux politiques qui doivent gouverner des ânes pareils... La réaction exacerbée de l’auteur de cette brève communication s’adresse à un ancien scientifique devenu homme politique. De ce fait, il est devenu plus ambitieux et plus enthousiaste à libérer ses fantasmes, ses enthousiasmes et ses convictions. Pour être sincères, elles n’en sont pas moins paradoxales et de ce fait propres à attirer la curiosité de ceux qui voient dans l’originalité des idées les seuls attraits de la curiosité et de l’excitation intellectuelle. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour être en possession des documents et preuves qui contredisent les propos de l’éminent enseignant, sans doute plus expert en pédagogie ou docimologie qu’en climatologie même s’il s’adjoint, pour concrétiser une pensée souvent trop abstraite un éminent savant en géographie.

Faux calculs ?

Si le climat ne change pas, c’est parce qu’on erre dans les calculs et les mesures relatives au niveau des eaux, les fureurs du ciel réduites à une illusion et les glissements tectoniques qui n’ont jamais provoqué le moindre tsunami. Demandez aux touristes d’Indonésie ce qu’ils en pensent. Sans doute vexée par tant de suffisance et d’arrogance, la planète vient de se révolter non pas sur une terre lointaine, perdue quelque part au niveau de parallèles si lointains que leur chiffre se perd dans une numérotation incertaine mais plus près de chez nous, sur une plage vendéenne dont la célébrité, si elle existe pourrait bien provenir d’un lointain départ du Vendée Globe. Là, la mer a léché les profondeurs des terres, les maisons se sont remplies d’eau salée, les digues – construites ou non par des Hollandais volants - ont cédé sous les pressions rassemblées de vents vigoureux et de marées au sommet de leur forme.

Pièges

Si bien que les habitants pris au piège, malgré les annonces mille fois répétées des autorités sont montés au sommet des toits d’où de vaillants pompiers, fonctionnaires « honnêtes et travailleurs » loués brusquement par la voix du Président de la République accouru en sauveteur providentiel. S’est-il gardé de fustiger les permis de construire un peu trop facilement accordés par les représentants locaux de la nation et des collectivités, là où la prudence, la réflexion, l’étude eussent suffi à les exclure des projets de viabilité ? La seule réaction aux malheurs collectifs, aux désastres annoncés, aux catastrophes dites naturelles s’appelle maintenant « déblocage ». On jette par-dessus bord, comme bouées de sauvetage accrochées aux flotteurs, les millions d’Euros patiemment économisés par un peuple d’épargnants pour que les candidats aux noyades les ramassent dans des eaux polluées, au milieu des poissons morts à force de s’en nourrir et des pêcheurs au chômage faute de pouvoir attraper les thons rouges destinés à l’empire du soleil levant. C’est que la mer attire, rejette et tue. Vouloir lui parler, susurrer à son oreille comporte des risques et coute cher. Elle ne se laisse pas dompter si facilement, surtout par des terriens affamés de crustacés et coquillages qui ne la connaissent pas suffisamment dans son intimité pour prétendre lui tenir le discours de l’obéissance. Le problème de notre planète, c’est que la terre n’est guère plus docile qui, agitée de soubresauts, se révolte de plus en plus souvent. Que faut-il faire ?