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Une guerre éclair ou un enlisement ?

Contradictions et complexité : un conflit « fantôme » ?

On massacre ou on soigne ?

mercredi 23 mars 2011, par Picospin

Tout le monde veut avoir sa part du gâteau et en recueillir les avantages, les bienfaits immédiats et à terme prévisibles. En même temps, la méfiance règne en raison de la volonté commune de ne pas envenimer les choses, de rester dans une prudente réserve sans prendre le risque de déclencher un conflit ou des séries de conflits préjudiciables pour tout le monde y compris ceux qui se sont engagés dans une aventure dont l’issue n’est ni prévisible ni certaine.

Intérêts divergents ?

D’autant plus que les intérêts sont divergents entre une Allemagne condamnée au silence et à l’extrême prudence depuis la dernière guerre mondiale, une Italie faible, entamée par les facéties de son Président du Conseil, ses liens historiques avec un pays « colonisé » si proche et une situation économique qui a tout intérêt à sortir de son miasme par l’aide attendue, souhaitée et probable du « dictateur sanguinaire » comme l’indique le nom de baptême de Kadhafi dont la réputation est déconsidérée depuis sa réaction violente contre une rébellion inattendue, parfois efficace et dont les effets collatéraux se font douloureusement sentir sur une population fatiguée, irritée et lassée des réactions liberticides de leur « Guide ». Ce qui est singulier dans l’opposition entre le déploiement des forces « fidèles au Guide » et celles proclamées par l’ONU gardiennes des vertus de la l’humanité, de l’humanisme, du respect des adversaires c’est l‘obscurité qui règne à tous les niveaux de réalisation et d’application, voire d’interprétation de la mission « sacrée » confiée à une force hétéroclite internationale dont les éléments et les partenaires ne possèdent pas tous le même interprétation.

Enlisement ou "Blitzkrieg"

Quand les uns parlent de crainte d’enlisement, les autres avancent par optimisme un conflit bref seul capable de ramener le « diable » à la raison. Quand les uns évoquent la prudence, à l’instar d’un Obama sur ses gardes pour ne pas heurter de front un adversaire possiblement sensibilisé par les aspects anti musulmans de la campagne, Sarkozy pousse au déploiement de ses forces comme s’il s’agissait d’une foire aux armes. Cette attitude est d’autant plus compréhensible et apparait d’autant plus justifiée qu’il essaie depuis de nombreuses années de trouver des acquéreurs pour ses superbes chasseurs dont le nom de « Rafale » sonne tricolore aux oreilles de la fierté nationale. Lors de la dernière visite en grande pompe de la personnalité libyenne flanquée de ses éléphants et de ses superbes jolies accompagnatrices qui firent baver d’envie et de jalousie le petit personnel présent aux rencontres organisées par le maitre des lieux en faveur du candidat à l’achat des jouets de guerre, les espérances furent grandes de voir enfin se concrétiser les options d’achat proposées afin de servir cette fois, moins de guide à la conduite de ses tribus que « d’appelant » pour entrainer à sa suite la clientèle sensée se précipiter à ce salon de l’aviation improvisé.

Commerce

Elle devait concrétiser par des commandes fermes les nombreuses option d’achat promises depuis longtemps pour ce bijou de la technologie française désespérément restée dans les hangars. Il se trouve seulement qu’il était considéré comme trop cher par rapport à ses concurrents directs dont on n’a jamais évalué officiellement la qualité et les avantages. La situation reste donc floue eu égard aux dissensions entre « alliés » sur des problèmes aussi épineux que le commandement unique, le rôle de l’OTAN et la susceptibilité de la Ligue Arabe, indispensable partenaire d’une alliance qui requiert au moins trois ou quatre pieds pour rester debout sans risque de glissade ou de perte d’équilibre du fait d’un vent mal établi capable de souffler dans toutes les directions cardinales au grand dam d’un Président de la République qui veillait sur « sa guerre » comme autrefois le fit son alter ego sur celle d’Irak.

Complexe militaro-industriel

Il est vrai, qu’entre temps, on s’était empressé d’accuser le complexe militaro-industriel d’avoir trempé son nez trop profondément dans la décision de faire la guerre à un autre dictateur « laïque », recueillant toute la sympathie des démocrates, libéraux, éventuellement progressistes contre la tendance conservatrice sinon théocratique dont la renommée ne cessait de croitre. Comme on le voit, une situation complexe où l’esprit rationnel occidental doit organiser sa pensée entre oppositions, contradictions, irrationalité, toutes données chères à un Edgar Morin qui a acquis pignon sur rue pour diffuser ses concepts et faire réfléchir le citoyen occidental élevé dans le cartésianisme et maintenant déboussolé par une nouvelle logique difficile à assimiler. Pendant ce temps, la « guerre » reste fantomatique.

Quel conflit ? visible ou invisible ?

Peu de gens la voient, sinon par les photographies de chars consumés et les communiqués de belligérants comme celui-ci « 16h30. L’aviation libyenne n’existe plus comme force de combat, après l’intervention de la coalition internationale en Libye, affirme ce mercredi un haut responsable de la Royal Air Force, Greg Bagwell, cité par des médias britanniques. » D’où viennent ces nouvelles et par quel canal ? Après avoir été présentée comme le parangon des guerre féroces, inhumaines et des massacres en tous lieux des guerres des 19è et 20è siècles, l’Allemagne et maintenant accusée de mollesse voire d’humanitarisme.

Allemagne accusée de "mollesse" et et d’humanitarisme

Un comble : « 17h15. Le nouveau chef de la diplomatie, Alain Juppé, plaide en faveur d’une Europe puissance à la différence d’une Europe ONG humanitaire, égratignant au passage l’Allemagne qui s’est opposée à l’option militaire dans le dossier libyen."Est-ce que nous nous résignons à faire que l’Union européenne reste une ONG humanitaire ? Ou est-ce que nous avons une autre ambition pour l’Union européenne, d’en faire une puissance politique capable d’avoir des positions diplomatiques et des capacités militaires d’intervention le cas échéant ? Pour moi, la réponse est très claire, c’est la deuxième hypothèse", a-t-il dit lors d’une conférence de presse. On croit rêver.

Questionnement :

1. Quelle est la part de la volonté bonne selon Kant dans les procédures d’ingérence de la "coalition" concernant les agissements de l’armée libyenne de Kadhafi contre les révolutionnaires ?

2. Comment intégrer dans le cadre de l’action des forces de la coalition le devoir moral moins conditionnel et hypothétique qu’absolu et "catégorique" ?

3. Peut-on proposer un une morale sans prétention à l’universalisme selon la conception de Foucault ? Comment interpréter l’idée d’un "guerrier qui peut se passer de la vérité, qui ne connait que ses propres partis pris et ceux de l’adversaire et qui a l’énergie pour se battre sans devoir se donner raison pour se rassurer ?

4. Est-ce que le biais du guerrier qui n’a pas besoin d’avoir des raisons personnelles de combattre parce qu’il ne fait pas la guerre pour son propre compte mais qu’il est investi de la mission du combat à l’intérieur de la structure constitue une raison suffisante pour s’engager dans l’acte de tuer délibérément ?

Messages

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