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Oubli et dépassement de soi...

Courage

Acceptation de l’irrationnel

dimanche 17 avril 2011, par Picospin

Le courage est « un acte sans capitalisation possible et sans victoire. » Il est l’anti « bling-bling » Il est étrange de savoir qu’on tient à l’instant à ne pas passer à l’acte, car il va falloir tenir pour avoir une vie digne et être en mesure de se demander comment mourir avec un courage tel qu’il ne vous quitte plus.

Entrainements nécessaires

Cette condition requiert de s’entrainer à ce qu’il ne vous quitte plus. On apprend tous les jours à renoncer à ses désirs, l’amour de soi ou l’amour propre, la livre mal nommé qui rend le courage qui est un paradoxe, il faut délibérer puis décider puis arrivent les actes qui précèdent la décision de les accomplir, Jankélévitch, il suffit de vouloir ce seuil inaugural de la décision, une intuition de la volonté, qui nous échappe et nous fonde, car l’existence du courage précède son essence. Reconquête d’une estime de soi. Quand on veut on peut, terme difficile c’est le vouloir, passage secret vers le « pouvoir » qui s’autoalimente par le seuil inaugural de la décision. Cette filiation constitue tout le paradoxe du courage. Un exemple en est l’illustration donnée par les Londoniens réfugiés dans une station de métro pendant la 2è guerre mondiale lors d’un bombardement de la ville. On voit le courage en temps de guerre, théâtre dans lequel est montrée la capacité de surmonter la peur, de ne pas avoir peur de sa peur, comme le montrent les visages calmes des gens réfugiés sous cet abri. Cet épisode historique figure le courage en temps de guerre, tel qu’il se présente dans les vieilles démocraties, de la même manière que se place le courage en temps de paix.

Démocratie et courage ?

Est-ce que la démocratie a besoin de la vertu du courage. Il y a une tempérance, un dessaisissement du doit-on, ce n’est ni la démesure ni l’ubris. Dans le film de Frank Capra, avec James Stewart, « Monsieur Smith au Sénat », découvre un petit homme fourbe dans l’enceinte du Sénat. Pour le contrecarrer, M. Smith garde la parole pendant 24 heures, au bout desquels il perd courage. Cette vision est géniale, qui montre deux styles de politique. Celle de « M. Smith goes to Washington » qui raconte l’histoire d’un citoyen « amateur » non professionnel qui représente l’affaire de tous, à partir d’un homme du dire vrai face au mensonge. Est mise en scène, la parole et la théorie de l’exercice libre de la démocratie. Mister Smith l’emportera finalement à partir d’une ligne de partage, un clivage, indexé sur les opinions devant lesquelles s’affronteront le corrompu et l’incorruptible. Cette ligne de partage fait jaillir une vérité politique exprimée par le tribun et des gens qui font valoir le grand moi décomplexé, l’homme du dire vrai. A l’issue du suffrage, intervient la légitimation d’un vote adoubé par le scrutin qui autorise à dire qu’à partir de maintenant, je vais pouvoir délibérer, à partir d’une indicible matière qui est l’essence même de la démocratie.

Mort de l’enfant : l’indicible

Cet indicible, c’est avant tout la mort de mon fils devant laquelle je n’éprouve aucune peine, si cette perte est ma fondation, comme l’exprime la lettre qu’Emerson a écrite à la mort de son fils, car cette perte est sa fondation. Le courage partage avec la philosophie le tombeau d’Anatole, une trinité chez Mallarmé, par qui se fait l’œuvre et qui représente la force des artistes. Le fait d’apprendre à mourir, d’apprendre à survivre à la mort des autres, surtout à la mort de son enfant qui est insurmontable sont des exemples de courage. La fondation de l’œuvre, dans la mort de l’enfant fabrique les vrais destins des grands hommes qui ont été frappés et su et pu dépasser les injustices de la vie. Le courage permet de rester, de continuer ou de ne pas continuer, on n’est pas nécessairement le chantre de la vie pour la vie, selon la formule selon laquelle « la vie n’a pas de prix ». Dans la figure de Sisyphe, le sculpteur a donné le jour à sa statue, qui est renvoyée à la solitude de l’être humain. Il découvre dans son agir, comme le fait Beckett dans son « il faut continuer », mais aussi « je ne peux continuer », surmonter les vicissitudes, la mélancolie, le seuil inaugural, au delà duquel il est possible d’établir que les courageux sont ceux qui recommencent.

Que fait Sisyphe ?

Il pousse son rocher au sommet d’une montagne avant qu’il ne retombe, acte et soumission qui permettent de remplir le cœur d’un homme. La confrontation avec l’absurde, le deuil de la raison et la mélancolie sont des adversaires imparables. La mélancolie a raison, l’arbitraire établit que ce qui est fait reste à faire, car il n’y a pas de victoire puisque le rocher va retomber. C’est bien une éthique du courage, une victoire sur le découragement qui n’aura pas le dernier mot de la séquence. Elle consiste à retomber sur son métier, à représenter une renaissance, une capacité de résurrection, il faut devenir son propre phénix, l’oiseau de feu, cette part incandescente de soi même, un geste de recommencement. C’est bien ce qui signifie courage qui est un recommencement en permanence recommencé. Par quelles voies peuvent-ils s’accomplir si ce n’est celle des antidépresseurs, sorte de chimie qui donne les moyens d’accomplir, panache, indulgence envers soi-même qui sait reconnaître ses points faibles. Il faut une ressource, au besoin esthétique, grâce à laquelle il est possible de faire le deuil de la raison, d’une raison d’être, de l’acceptation dont le courage est la manifestation. C’est le moment d’évoquer le « Pretium doloris ».

Vérité et douleur

La douleur n’est pas source de vérité mais le vrai est parfois douloureux. A un moment, face à l’absurde des choses, on peut rester sujet. Tantale qui a besoin d’un but pour agir est l’artifice non téléologique qui lui permet de survivre, une chimie, béquille qui permet d’accomplir le geste courageux assorti de l’indulgence qui sait reconnaître, une ressource récréative, un deuil de la raison, d’une raison d’être, qui accepte l’irrationnel. Pour les courageux, la morale est créative avec elle-même. N’a-t-il pas le privilège de saisir des alternatives et d’essayer de tracer la voie, après l’éthique d’une politique du courage. « Ils sont nombreux les princes actuels à revendiquer leur courage, à parler rupture et à parler vrai, une parfaite mise en scène de la non-exemplarité politique. Comment refonder une théorie politique du courage qui ne serait pas son instrumentation populiste ? » « La démocratie ne serait-elle pas ce grand rêve qui souffre mal le désenchantement. Il y a donc, par-delà ce dernier, une route de la vertu, une éthique insoupçonnée sur laquelle, par-delà les masses et les individus, s’érige à nouveau le Peuple ».

Questionnement éthique :

1. Le courage est-il rattaché davantage à la morale, héritage commun des valeurs universelles qu’à l’éthique, domaine plus restreint des actions liées à la vie humaine ?

2. Si le courage justifie un entrainement régulier à l’action, le terme courageux appartient-il au domaine du descriptif ou de celui de l’évaluatif ?

3. Que veulent réellement dire les termes de courageux en termes de phénomènes liés à une portée éthique ?

4. Doit-on traiter les actes de courage en fonction d’une casuistique rationnelle qui serait dispensée de toute définition du bien et de tout usage de termes moraux ?

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