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La démocratie ? un produit de luxe

Coût d’une démocratie

C’est mieux que le goulag ou Aschwitz

jeudi 30 octobre 2008, par Picospin

D’autres ricanent plutôt de voir un pays aussi avancé dans les technologies et une apparente priorité donnée à la raison se perdre dans les méandres d’un labyrinthe dessiné il y a deux siècles sans vouloir y changer une virgule.

Une constitution comme du béton

L’hypothèse que je formule est celle de la nécessité impérative, absolue de ne pas vouloir toucher une constitution mise au point, élaborée par les pères fondateurs de cette démocratie et qui constitue la colonne vertébrale intangible de cette dernière. Il est intéressant à cet égard de comparer les modes de fonctionnement de deux démocraties qui ont noué autrefois des relations fraternelles pour chasser l’ennemi commun, les Anglais et s’inspirer l’une de l’autre dans l’élaboration de leur constitution. Nul mieux que Tocqueville a analysé cette situation. L’Amérique ne touche pas un cheveu à sa constitution qui est devenu nolens volens un texte sacré ayant traversé les siècles sans dommage, sans altération ni bouleversements. En France, pays considéré comme enkysté dans l’immobilisme et le conservatisme avec son héritage chrétien et sa laïcité intangible, les textes de loi changent presque tous les jours, surtout quand elle a placé à sa tête un Président plein de jeunesse et de fougue qui ne veut pas laisser une minute au bon peuple pour lui donner le temps de réfléchir, de se poser et d’adopter les mesures dictées par la raison. La France a derrière elle des monarques, des rois, des empereurs, qui se sont succédé à fréquence régulière pour lui apporter une continuité, un art de vivre, une culture, tous facteurs qui lui permettent de tenir debout quand les vents sont contraires. Vichy et son état a succédé à la 3è République dans des conditions plus que difficiles et la 4è république a pris la suite de la 3è non sans susciter des critiques parfois fondées, parfois injustes, sur son efficacité et la danse continuelle de ses serviteurs les plus en vue.

Qui est le champion de l’immigration ?

L’Amérique est un pays d’immigration. La France l’est peut-être tout autant même si cette vocation n’est pas avouée. Le flux de son immigration est plus contenu, moins visible, était autrefois plus homogène ce qui permettait d’assimiler plus facilement des cultures à peine différentes, faites de populations qui adoraient le même Dieu et parlaient des langues de même racine. La soupe était plus aisée à chauffer, les ingrédients plus faciles à sélectionner même si parfois, certains se plaignaient de devoir vivre avec des religions et des croyances différentes des leurs. L’Amérique offre constamment l’image d’un « melting pot » qui est forcé de faire vivre ensemble des cultures différentes, des langues incompréhensibles, des immigrants improbables sinon surprenants. D’où l’impérieuse nécessité de conserver à tout prix une colonne vertébrale solide assortie d’un art de vivre ou d’une méthode de vie qui offre à cet assemblage hétéroclite un décor semblable sinon identique pour lui permettre de retrouver partout et toujours les mêmes outils de vie. La constitution constitue l’un d’entre eux. On peut estimer que les élections américaines coutent cher et même très cher. Pourquoi dépenser autant d’argent alors qu’il y a des pauvres à nourrir et à loger, des chômeurs à secourir, des exclus à intégrer. Tout simplement parce que les Américains ne peuvent se permettre le luxe de remettre en cause les fondements de leur mode de vie et encore moins les fondations des pères fondateurs alors que l’on connait la fragilité des maisons de bois américaines qui s’effondrent au moindre ouragan comme châteaux de cartes. Si l’on veut économiser, on a toujours le recours de s’adresser à un bon « petit père des peuples » ou à un guide qui ne tarderont pas à confisquer à leur seul profit les biens de leur peuple sinon de les faire disparaitre au nom du bien des autres.