Ethique Info

Accueil > Société > Crimes et délits

D’après Woody Allen

Crimes et délits

Quelle éthique ?

vendredi 17 octobre 2008, par Picospin

Chacun proclame que pour restaurer la confiance, pour huiler les rouages entre les organisations humaines la conditions principale est le recours à une éthique plus réfléchie, à la plus stricte application de ses principes qui tiennent pour l’essentiel à l’honnêteté, à la vérité, à la franchise, au respect de la dignité humaine.

Exigences de vertu

Cette exigence n’est pas une surprise. Elle a sa logique dans un monde où les plus sages réclament de façon urgente le retour aux « fondamentaux » comme dirait notre bon Secrétaire d’état aux Sports, Bernard Laporte, qui, ancien joueur de rugby et par ailleurs fort intéressé par la régie d’établissements de jeux vient de monter au créneau en se singularisant par la proposition d’une règlementation sévère sur les stades de football lorsque ceux-ci sont l’objet de manifestations perturbantes pour l’équilibre et la tenue des rencontres internationales. Il faisait naturellement référence à celles opposant la France à des pays du Maghreb autrefois liés à la première par des liens de type colonial ou protectorat. Les transgressions des règles élémentaires de savoir vivre, de relations franches et cordiales ne sont pas exclusives à la France. Elles ont lieu dans d’autres parties du monde, d’autres cultures, d’autres nations dont certaines attachent la plus grande importance à ce que la vérité soit exprimée, la tricherie exclue et la loyauté rétablie. On pensait aussi que ce domaine était surtout celui des Etats-Unis qui faisait respecter ces principes au travers de sa religiosité dominée par le protestantisme. Le processus des élections présidentielles en cours ne confirme pas cette tendance. Pour preuve, la récente histoire de Joe le plombier entièrement montée par l’équipe du candidat républicain John Mc Cain pour tenter de surmonter son handicap d’intentions de vote pour l’élection du mois de Novembre. Vedette du débat télévisé de mercredi soir entre les candidats à la Maison-Blanche, le désormais fameux "Joe le plombier" traîne plusieurs casseroles, selon des enquêtes de la presse américaine. De son vrai nom Samuel "Joe" Wurzelbacher, le "plombier" donné par le candidat républicain John McCain en exemple des petits entrepreneurs menacés par les hausses d’impôts promises par son adversaire Barack Obama, n’a en fait pas le droit d’exercer ce métier, n’est pas plombier ou du moins n’a pas le droit d’exercer ce métier", alors qu’une licence est nécessaire à cette profession. Ni lui, ni son employeur ne possèdent cette licence et, pire, Joe n’appartient même pas au syndicat des plombiers et n’a jamais suivi d’apprentissage en plomberie. Alors que "Joe" se présentait comme un petit entrepreneur indépendant ne sachant pas pour qui voter lors de la présidentielle du 4 novembre, il était en fait inscrit sur les listes électorales comme républicain et a participé aux primaires de ce parti.

Joe le plombier

Joe qui était en délicatesse avec le fisc aurait en réalirté profité du projet fiscal d’Obama qui pourrait lui être favorable, car il était loin de gagner plus de 250.000 dollars par an. En 2006, il a déclaré des revenus de 40.000 dollars au fisc, ce qui lui vaudrait une baisse d’impôts si le plan de M. Obama était appliqué. Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, plus près de nous puisqu’il s’agit de la France, Nicolas Sarkozy a déposé une plainte jeudi contre l’ancien directeur des Renseignements généraux (RG) Yves Bertrand, Le chef de l’Etat l’accuse de dénonciation calomnieuse, de faux et d’usage, de recel et d’atteinte à l’intimité de la vie privée. En cause, les désormais fameux « carnets secrets » de celui qui est à présent inspecteur général de l’administration. L’ancien patron des « grandes oreilles » y a en effet officié entre 1992 et 2004, période pendant laquelle il a consciencieusement consigné de nombreuses informations et rumeurs sur des personnalités publiques dans des carnets qui faisaient aussi office de listes de courses. Retrouvés, pour parties, dans les pages de l’hebdomadaire Le Point, on y découvre de nombreux récits personnels mais aussi des détails sur les coulisses de la politique française par le truchement d’allusions au sujet de la vie et de l’activité de Nicolas Sarkozy qui fait ainsi l’objet d’une attention particulière de la part de l’ancien chef des RG qui expliquerait que Jean-Noël Tassez, ancien directeur général de RMC et prévenu dans l’affaire de l’Angolagate, « aurait tenu entre se mains » le futur chef de l’Etat car « il a reçu du fric de Falcone pour Sarko, de Jean-Christophe et de chefs d’Etat africains. » Il importe naturellement à la justice de vérifier le bien fondé de ces accusations avant de répandre des bruits plus que désagréables et nocifs sur la probité, l’honnêteté et la droiture du Chef de l’Etat. N’y aurait-il pas des moyens légaux, officiels, réglementaires d’interrompre, de suspendre la diffusion de bruits ou d’écrits trop rapidement transformés en rumeurs qui, reçues par des esprits fragiles, prompts à s’enflammer, risquent de compromettre la réputation des plus hauts responsables de l’Etat. Il n’est certes pas responsable de tous les dysfonctionnements recensés dans le pays. Le serait-il de l’extension de la maltraitance des personnes âgées ? Souvent physique, elle est également psychologique (25 %), financière (12 %) ou encore médicamenteuse.

Maltraitances

Plus souvent, elle s’exprime de manière passive, avec des négligences de tous ordres, du tutoiement à l’inattention en passant par l’infantilisation et le non-respect des pu­deurs. Face à l’ampleur de ces mauvais traitements la se­crétaire d’État chargée de la Solidarité a lancé jeudi un plan de « bientraitance des personnes âgées accueillies en établissement ». Parallèlement à une vaste campagne de formation des personnels d’établissements, le contrôle constitue l’axe principal de cette opération. Il sera moins étendu en quantité que ciblé puisque sur les 1 000 contrôles effectués par an dans les établissements, 750 se feront de manière inopinée au lieu des 500 actuellement réalisés, soit « une proportion qui passe de 50 % à 80 % ». C’est un effort notable mais encore re­latif si l’on considère qu’il y a 10 000 maisons de retraite en France. La multiplication des contrôles inopinés va moins changer les choses que le contrôle ciblé de certains établissements pour lesquels une fermeture est demandée depuis quinze ans pense le président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), qui estime à 3 ou 4 % le nombre des « établissements indignes » sur le territoire. Cette analyse est contestée par la ministre de la Solidarité, qui assure que 100 établissements par an sont fermés pour cause de vétusté ou d’insalubrité. Le plan de la ministre de la Solidarité surprend pour une autre raison : pourquoi imaginer cette politique en direction des établissements de personnes âgées alors que la maltraitance a majoritairement lieu à do­micile (74 %, selon les dernières statistiques) ? On cible moins là où c’est le plus facile que sur les lieux où il faudrait le faire en priorité », déplore la directrice de la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées. Même si les cas sont minoritaires en établissement, on cherche à faire baisser significativement le nombre et la gravité des maltraitances. Ce plan vise à désamorcer le « sentiment de suspicion » du grand public vis-à-vis de ces établissements et parer les coups à venir, comme pourrait le faire la diffusion par la télévision mercredi prochain, d’un reportage choc en caméra cachée. Parfois, le recours aux images et à l’Internet pourrait ne pas être inutile lorsqu’il pourrait stimuler, voire améliorer le fonctionnement du cerveau, notamment des séniors notamment ceux qui contrôlent les prises de décisions et les raisonnements complexes.

Mobiliser les cellules cérébrales

C’est le fruit d’une nouvelle étude clinique publiée cette semaine par des chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles et réalisée sur des sujets âgés de 55 à 76 ans dont la moitié connaissent et pratiquent régulièrement la recherche sur Internet. L’équipe de recherche a invité tous les participants à lire un livre, et à faire des recherches sur Internet. Ils ont alors procédé à des scanners par IRM fonctionnelle des cerveaux et enregistré l’intensité des réactions des différents centres durant ces deux activités. Pendant la lecture, tous ont montré une activité semblable au niveau des régions du langage, de la lecture, de la mémoire et de la vision qui sont particulièrement actifs. Par contre, pendant la recherche sur Internet, le premier groupe a développé un important surcroît d’activité dans les centres liés au processus de décision et aux raisonnements complexes. Selon les chercheurs, ce résultat est lié au caractère interactif d’Internet, et surtout à la nécessité constante de faire des choix pour obtenir les informations souhaitées. Cette découverte suggère que les sujets faisant des recherches sur internet ont paru mobiliser davantage les circuits neuronaux qui ne sont pas stimulés par la lecture. Pour ne pas perdre sa tête, il faut l’utiliser, c’est le genre de message positif qui risque de permettre aux gens de rester actifs. Mais on n’a aucune preuve que le fait de garder le cerveau en activité par d’autres moyens ludiques améliore vraiment la santé cérébrale et protège de la démence.

La chute de l’écureuil

Il fait nuit. L’écureuil s’est glissé entre les barreaux des grilles verrouillant les deux prisons qu’il tenait absolument à visiter pour tenter de déterminer les raisons des suicides de très jeunes prisonniers. Peu convaincu par les allusions des gardiens, il est ressorti au dehors dans la forêt pour grimper au faite d’un arbre géant d’où il a cherché à en gagner un autre situé à une grande distance du premier. C’est à ce moment qu’il est tombé de tout son long et de toute la hauteur du sapin qu’il venait d’escalader. Heureusement, sa queue fournie le retint et freina doucement la vitesse de son atterrissage.