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L’exemple Polanski

DSK : le choix entre les sinistres geôles américaines et un chalet suisse

Destinées

mardi 17 mai 2011, par Picospin

Il en profiterait peut-être plus que notre accusé international qu’il a fallu faire passer par le canal de la prude justice américaine pour gonfler « sic » une affaire qui ne le méritait pas et dont la véracité n’est ni établie ni prouvée.

Condamnation de l’éros

Aimer les femmes est d’ores et déjà considéré comme un péché, une faute et justifie la mise à l’écart de la vie publique et même privée sous risque d’être attentatoire à la sécurité, aux bonnes pensées et aux irréprochables conduites morales. En revanche, bombarder des populations civiles, sortir de son pantalon bazookas et mortiers, mitrailleuses et canons sont des actes virils qui démontrent la supériorité du « sexe » masculin sur le féminin. Pour rappel aux incultes qui règnent sur nos écrits, il faut préférer le terme genre à celui de sexe parce qu’il fait mieux la distinction entre ce qui appartient à l’autorisé et ce qui est du domaine des parties organisées par un Président du Conseil italien qui suit de près l’affaire du FMI en jouant au Bonga Bonga ls soir venu. Son sort pourrait un jour se rapprocher de celui de DSK à ceci près que l’un est une brillante intelligence formée dans les universités françaises et internationales alors que l’autre se résume à un noceur sans consistance sinon dans certaines parties de son corps, du moins on l’espère pour lui.

Complot ou non ?

Dans l’affaire du « complot » qui nous préoccupe et que je préfère appeler piège, je reste étonné et perplexe par la multiplicité et la multiplication des reproches et « délits » reprochés à une personne d’envergure, dont les émoluments sont connus du monde entier et qui n’aurait pas le droit de s’habiller avec le gout qui sied à une personnalité internationale, envoyée au titre de représentant de la culture et du savoir français dans la ville sinistrée de New York par l’intermédiaire d’un Président de la République qui a reconnu ses exceptionnelles qualités au point de l’inciter à prendre l’air de l’Hudson plutôt que celui de la Seine. A ce point, il était bien temps pour Monsieur le député de Paris, issu d’une famille qui a donné à la France le rénovateur de la médecine aux lendemains de la 2è guerre mondiale puis, par son fils, homme politique de premier plan et gaulliste historique, organisateur du nouveau visage politique du pays, de conseiller à son nouveau client pêché en Amérique d’aller se faire soigner pour pulsions irrépressibles.

Pulsions

Il se trouve seulement que les pulsions ne viennent pas nécessairement du côté où on les attend. Chez les uns, ce sont celles de l’amour, même s’il est trop souvent passionnel, alors que chez les autres il s’agit d’un irrémédiable carcan de fausse vertu et de morale cadenassée, à l’origine de névroses qui aboutissent à transformer des gens « normaux » en assassins sinon en pourvoyeurs d’asiles d’où on a le plus grand mal à les extraire en pleine santé et joie de vivre. Si on revient à un débat dépassionné, on peut retrouver la stabilité d’un équilibre qui répond plus au vent qui passe qu’à la raison qui surgit. En tant que telle, elle représente une réponse naturelle à une situation donnée à condition d’être vue à travers les yeux de la raison. Ce n’est pas parce que nous descendons du singe que nous devons nous comporter comme lui. Cette observation n’a pas empêché un témoin de déclarer devant la juge de Harlem que DSK, l’accusé, avait pris les expression et attitudes « d’un chimpanzé en rut », comme si lui ou elle en avaient vu des tas dans leur vie quotidienne, à moins que cette image n’ait été transmise à partir d’un zoo qui avait du recevoir très ou trop souvent leur visite.

Singes en rut

Si l’on juge que les gens sont instinctivement « mauvais » ils sont capables de faire preuve de retenue. Est-on en droit de critiquer, sinon de condamner l’idée que l’adultère est simplement une expression naturelle d’un besoin génétique de se reproduire de la manière la plus favorable qui soit si bien que les hommes sont attirés naturellement par d’autres femmes. Serions nous des pêcheurs pour autant selon la conception chrétienne ? Que faire alors des pratiques et des codes moraux dessinés pour contrôler nos instincts naturels, nos pulsions alors que s’agissant de l’adultère, ce sont plutôt nos instincts qui justifient, voire expliquent nos comportements.

Bonne chance

On souhaite bonne chance à la police new yorkaise, à l’hôtel Sofitel, sans doute confié à une gestion française, à son personnel et aux juges américains pour démêler cet imbroglio, sorti de France et en cours d’atterrissage aux USA. Le cinéaste Polanski a eu plus de chance et aussi de moyens financiers pour se réfugier en Suisse dans un somptueux chalet d’où Mme la juge américaine devra venir le chercher si elle veut recommencer avec lui ce qu’elle a si bien réussi avec DSK. Il n’a fallu que 10 minutes d’un avion en attente de décollage pour changer une face du monde et celle d’un destin associé à tant d’autres.