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Une nouvelle série sur la théorie de l’évolution

Darwin revisité avec ses poissons

1ère Partie

lundi 25 octobre 2010, par Picospin

Pourquoi ? La vie sur terre est foisonnante et s’adapte, notion que nous avons reçu depuis l’année de grâce1809 lorsqu’émerge la théorie de l’adaptation des espèces au besoin du milieu. Comment se fait l’évolution des tortues qui présentent des variantes selon les caractéristiques de l’île de leur origine. Sachant tout cela, il importait de comprendre les mécanismes de construction de la diversité des espèces.

La seule espèce dotée d’un grand cerveau

Parmi elles, une seule espèce a un cerveau complexe qui est construit pour dominer toutes les autres espèces vivant sur notre planète. Un autre chercheur tombe amoureux de la nature qui s’appelle comme Sean B Carroll. Pour mieux la comprendre, il collectionne les bestioles pour mieux décrypter leurs mystères et entrer dans la complexité de leurs mécanismes vitaux. Le père de Darwin s’inquiétait pour son avenir ce qui l’a décidé à l’envoyer dans un premier temps à Edimbourg pour y étudier la médecine qu’il ne supportait pas car il y voyait trop de sang. Son itinéraire l’a conduit ensuite à Cambridge où il a commencé à se faire une réputation de naturaliste. Il continue ses expériences dans la vie sur une embarcation appelée Beagle, où le jeune Darwin se révéla un excellent candidat aux voyages. Son itinéraire se prolonge par des escales de retour à Plymouth, puis au Cap Vert, ensuite le long des côtes du Brésil, où sa rencontre avec les crabes, lui fait découvrir l’importance de l’étude des colonnes vertébrales d’animaux géants.

Galapagos

Son passage aux Galapagos, à1000 km de l’équateur, lui révèle l’existence d’animaux qui n’existent nulle part ailleurs, tels que les manchots, les tortues géantes pesant le poids plus que respectable de près de 300 kg. Il y rencontre aussi les Iguanes marins que Darwin décrit comme des créatures hideuses, sales, noires comme la roche poreuse sur laquelle ils vivent. A 26 ans, Darwin était encore relativement faible au niveau scientifique mais se révéla un très bon collectionneur, fasciné par les tortues qui le laissent monter sur leur dos pendant qu’elles avançaient lentement, puis d’autant plus vite quand on leur donnait une tape derrière leur carapace. Elles les avaient différentes, tantôt en forme de dôme, d’arche, ce qui constituait pour lui une mine d’indices pour comprendre la diversité de la vie. Il y rencontre aussi et surtout des oiseaux, une foule d’espèces dont il remplit sa besace avec des roitelets, des merles et d’autres sortes. Après cette fructueuse exploration, comme repu de butin, à bord du Beagle, il revient dans son Angleterre natale.

Une belle récolte

Il tente d’y évaluer sa récolte pour en tirer les éléments dominants et en apprécier la valeur. C’est à ce moment qu’il recense la totalité des animaux dont il avait fait connaissance et qui peuvent se résumer en 13 espèces de poissons, qui n’ont rien de commun entre eux. Il ne cesse de prendre des notes, qui lui font comprendre à l’évidence que les espèces changent à partir d’un seul type, comme c’est le cas du pinson qui, à partir d’un seul ancêtre commun comme c’est le cas pour les tortues se diversifie en autant de modèles différents selon leur habitat spécifique. Arrivé à ce terme, Darwin se demande pourquoi Dieu aurait créé des espèces qui se ressemblent. Ce sont les las du paresseux géant, énorme animal, ou du tatoo. Nous sommes placés devant la double énigme d’animaux qui se ressemblent et d’espèces qui changent, de géants préhistoriques qui ont rapetissé. A sa grande stupéfaction il constate que les embryons de serpents sont pourvus de protubérances, que les baleines ont des dents au stade embryonnaire qui ont disparu avant leur naissance, les embryons humains présentent des osselets au niveau de l’emplacement de ce qui deviendra plus tard l’oreille, toutes observations qui suggèrent que l’homme descend du poisson et qu’un arbre de vie relie toutes les espèces.

Hommage aux chiens anglais

La morphologie du chien varie considérablement, fait que l’on peut constater surtout sur les Iles britanniques dont les habitants sont de grands admirateurs de cette espèce, depuis les chiens petits, gros, que l’Angleterre victorienne adore jusqu’aux chiens du Leonberg, dont la taille illustre les énormes écarts qui ne sont pas dus au hasard, mais aux créations des éleveurs qui créent de nouvelles races, depuis les lévriers jusqu’aux avec terriers. On finit par se demander s’il s’agit d’une sélection naturelle, d’une intervention ou de l’absence de toute intervention dans les créations d’une si grande variété d’espèces ? Les gentils agneaux sont gentils avec autres animaux, mais la nature est sauvage et chaque animal lutte pour survivre, puis inéluctablement, la mort survient avec un taux de mortalité effroyable et souvent une mort horrible. Il y a pourtant un schéma, un processus créatif, d’où ressortent les animaux qui survivent et qui sont les mieux adaptés à l’environnement.

Questionnement éthique :

1. Est-il vrai que depuis Aristote, les philosophes pensent que l’homme par nature est le seul animal à posséder le langage ?

2. Peut-on souscrire à l’affirmation de Descartes selon laquelle il existe une séparation radicale entre les êtres rationnels qui expriment leur pensée par la parole et les animaux qui ne peuvent exprimer que leurs émotions par des cris ?

3. Selon lui, l’animal communique mais n’est pas capable de construire un énoncé qui fasse connaitre son plaisir et sa douleur plus que se pensée. Quen penser ?

4. Toujours selon cet auteur, l’animal serait différent de l’homme par nature car il a une âme alors que les animaux ne sont régis que par un principe mécanique. Est-ce vrai ?


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