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Influence d’un grand de la politique

De Gaulle et Nixon : une curieuse entente

Une admiration sans réserve

vendredi 17 avril 2009, par Picospin

Ce respect était spécifiquement dirigé vers une personnalité et une figure politique glorieuse. Son livre « Au fil de l’épée » était sans doute le plus largement annoté parmi ceux classés dans la bibliothèque personnelle de Nixon. Dans ses pages, il trouvait matière à célébrer la noblesse de sa pensée en tant qu’homme politique et la fragilité de son image sinon une paranoia qui n’a cessé de le torturer au cours de sa carrière d’homme public.

Nixon et de Gaulle

Loin des discussions hexagonales sur la crise et les remaniements ministériels, il est parfois nécessaire de prendre une bouffée d’air dans l’histoire, ne serait-ce que dans la plus récente, et pourquoi pas celle qui concerne le grand homme dont ne cessent de se réclamer nos politiciens actuels quelle que soit leur stature par rapport à celle du Général. Il n’a cessé de souligner les proclamations de de Gaulle que « Les grands hommes d’action ont possédé sans exception et à un degré très élevé la faculté de se retirer en eux-mêmes ». Dès 1960, en pleine campagne électorale, alors qu’il était vice Président des Etats-Unis, Nixon se mit à étudier avec ardeur le personnage de De Gaulle et essaya de rivaliser avec lui. Cette affinité provenait du mépris des deux hommes pour les factions s’agitant au sein du Parlement qui sont capables de paralyser l’action plus que de l’initier. Les historiens n’en finiront pas de débattre du sujet des forces psychologiques qui ont conduit Nixon à une terreur destructrice, agressive et propre à conduire à l’isolement comme ce fut le cas au cours du scandale du Watergate. Il n’y a cependant aucun doute que un des facteurs en jeu était l’influence des arguments émis par de Gaulle. Après sa défaite en 1960 et celle de Gouverneur de l’Etat de Californie, Nixon n’a manqué aucune occasion de rendre visite à de Gaulle qui le reçut fraternellement et avec grande sympathie. Ces encouragements résonnaient comme une validation des actions de Nixon, la même manière que ce dernier ne put jamais oublier le respect que lui portait le Shah d’Iran et la junte militaire au pouvoir au Pakistan.

Politique ou magie noire

En tant que observateur et conseiller pour les pays d’Afrique, où il se sentit à l’aise et bien traité, je me suis surpris à noter dans mes carnets intimes que la politique étrangère n’est pas de la magie noire alors que notre comportement ne tient qu’à une attitude humaine banale. Nous ajoutons un corollaire à la formule classique de Palmerston stipulant que nous n’avons aucun ami permanent mais seulement des intérêts permanents. Les Présidents et leurs conseillers ont continuellement des besoins et ne définissent les amis et les intérêts qu’en fonction des intérêts capables de les satisfaire. Nixon s’est entretenu avec de Gaulle pour la dernière fois avant sa mort l’année suivante, en Février 1969 au cours d’une rencontre prophétique au cours de laquelle ce dernier encouragea vivement le premier d’établir une politique de détente avec la Chine et la Russie. La discussion au sujet du Moyen-Orient n’en était pas moins significative, au cours de laquelle de Gaulle recommanda à Nixon d’établir une sorte d’accord entre Israël et le Palestine comportant le retour du second des territoires occupés au cours de la guerre de 1967, ce qui paraissait indispensable à une stabilisation internationale. S’il n’y a pas de traité de paix, Israël risque de devenir de plus en plus impérialiste et trouvant dans ses conquêtes de grandes difficultés avec des assassinats et des camps de concentration. Sans être opposé à cette vision, Nixon a répondu qu’il était plutôt pessimiste à l’égard du Moyen Orient du fait du danger que des forces radicales sont capables de bouleverser n’importe quel accord. En tout état de cause, il tenait à assurer de Gaulle que sa politique serait basée sur de strictes considérations de sécurité nationale et qu’elle ne saurait être influencée en aucun cas par le vote juif aux Etats-Unis.

Différends au Vietnam

Ce n’est qu’au sujet du Vietnam que des différends éclatèrent avec d’un côté de Gaulle encourageant une sortie rapide d’une guerre qui se termina en impasse pour une Amérique dont la richesse et la puissance étaient si grandes qu’elle pouvait sans difficulté se retirer de cette affaire sans y perdre sa dignité. La balance de la décision pencha entre deux options, celle de quitter le Vietnam ou celle de résoudre le problème du Moyen Orient, là où les USA présenteraient le moins de crédibilité. La réponse fusa nette du côté de Kissinger : ce fut le Moyen Orient. Le général prononça une épitaphe sur la rationalité de continuer encore pendant des années le carnage. Le retour de Nixon aux Etats-Unis fut pratiquement triomphal du fait même que le pulic le considérait maintenant comme un chef d’Etats crédible, capale de faire une excellente impression à tout le monde. Si dans la sphère officielle et face à la presse, Nixon se montrait conciliant sur ses offres de discussions de paix, il n’en fut pas de même en privé où en réalité aucune diminution des intentions belliqueuses ne vit le jour comme le montre la réplique à une attaque du Vietcong sur Saïgon qui se concrétisa par le bombardement secret du Cambodge qui avait été prévu à bord du vole de Air Force One trois semaines auparavant.

Un grand voyageur ou un grand politique ?

Le tour d’Europe de Février 69 n’était que le premier d’une suite qui fit du couple présidentiel le premier dans l’histoire à parcourir une distance aussi longue. Dans cette dernière, il faut compter les visites à Pékin et Moscou qui ont eu une forte influence dans sa réélection et le dernier voyage poignant au Moyen Orient et en URSS au moment où le Président terrorisé par le scandale mais faisant bonne figure au dehors mais assiégé à l’intérieur se démena en vain pour empêcher sa chute qui ne manqua pas de se produire après son retour. Ce fut un paradoxe que les aventures survenues pendant ce grand tour montrèrent à l’évidence les vues pleines de sagesse de la Némésis de Nixon répondant au nom de Johnson qui déclara tout de go « Un président qui vole quelques part dans cet énorme avion ne saurait être un remplaçant capable de faire le bon travail ici ».

Questionnement :

Quels sont les éléments qui permettaient de prévoir qu’une meilleurs entente entre la France et les Etats-Unis allait prévaloir dès lors que les relations seraient basées sur un nouveau président américain républicain qu’on disait héritier d’une tradition interprétant la puissance américaine avec plus de réserve que celle des démocrates ?
Il avait été le vice-président d’Eisenhower et à ce titre avait participé à l’accueil très chaleureux réservé par l’Amérique au Général en 1960 qui de son côté avait tenu à inviter Nixon à Paris parce qu’il avait un avenir alors qu’il était considéré par tous comme un homme fini. Le nouveau POrésident avait pour conseiller le plus notoire des "gaullistes américains" Henry Kissinger. Cette conjonction de circonstances et de données conduisaient les deux chefs d’état à s’entendre aussi bien que le permettaient les circonstances. Nixon quant à lui, trace un portrait fort flatteur du Général qu’il qualifie d’homme qui aura dominé le 20è siècle. Flatté par l’intérêt de de Gaulle et les pronostics optimistes portés par ce dernier à son égard, Nixon se répand en éloges sur le talent, la perspicacité, la hauteur de vue, la courtoisie et l’élégance de ce vieil Européen avant d’ajouter qu’il appréciait hautement ses avis et conseils sachant qu’il pourrait en tirer le plus grand profit en ce qui concerne son expérience et sa perspicacité dans les affaires du monde. L’admiration tourne à la sympathie quand il découvre les fastes déployés à Paris pour lui par le vieux Monsieur de l’Elysée au cours des magnifiques dîners, des superbes déjeuners de Versailles, de l’Elysée et les longues heures d’entretiens en tête à tête à l’issue desquels Nixon n’a pas craint de déclarer que "de tous les dirigeants que j’ai rencontrés, aucun ne pouvait surpasser son extraordinaire capacité de discuter de toute sujet ou de toute région du globe avec une telle compétence, une telle intelligence et parfois avec une telle sagacité et étonnante intuition...". Lacouture J. De Gaulle. 3. Le souverain, Paris, Seuil, 1986.

New York Times
April 16, 2009, 6:31 pm
Nixon Goes to Europe (Part II)
By Roger Morris

Messages

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