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Des gens du voyage

De Saint Aignan à Grenoble, promenade à travers la douce France

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mercredi 21 juillet 2010, par Picospin

On se demandait si les faits observés étaient le reflet, la conséquence ou la cause d’un affaissement généralisé de l’autorité publique et s’il était exact que la criminalité était en augmentation ou en diminution par rapport au passé.

Une ère nouvelle

Ce dernier est toujours considéré comme la date 0 non du commencement du monde mais de celui d’une ère nouvelle se situant quelque part aux confins des épisodes de l’après guerre, de la libération, de l’instauration de la 5è république sinon de 30 glorieuses. Le bilan est rendu plus complexe du fait de l’intervention depuis 2007 de l’ère Sarkozy qui a radicalement transformé les rapports de force, politiques, financiers, éducatifs d’un pays avide de réformes et prêt à souscrire à tout projet de renouvellement, d’originalité pourvu qu’il contienne dans ses textes le minimum indispensable pour mériter cette appellation. On ne cesse d’expliquer que le pays était endormi, qu’il était plus proche de la léthargie que du réveil, de l’action, voire de l’agitation et que seule cette cinétique était capable de le remettre d’un sommeil protégé par les fées bien contentes de n’avoir qu’à se préoccuper de rêves, de songes, de Neptune et à la limite de l’Oréal plutôt que d’aider à la construction d’une nation moderne, exempte des miasmes du communautarisme, prête à s’engager dans la dynamique de l’invention, de l’innovation, de la création pour ne pas laisser l’initiative absolue de ces domaines aux pays dits émergents ou aux entreprises de tous les dangers qui polluent sans retenue, tuent tout ce qui bouge dans l’air, sur terre et dans les mers.

Civisme ?

On a entendu à propos de Grenoble et de l’incivisme de la ville et de la région des qualificatifs étranges pour une cité dont l’orientation, croyait-on jusqu’ici, était essentiellement universitaire, scientifique, consacrée à la recherche, à l’ingénierie plus qu’aux truands à la gâchette facile, aux fauteurs de troubles malgré une instrumentation promise à la « Karcherisation », des forces de l’ordre actives mais trop isolées et rares dont la seule issue et de se réfugier dans des citadelles sans espoir, faute de moyens suffisants pour l’éradication des forces du mal. Au passage, on a fait intervenir par l’évocation historique la proximité des « Corses » mauvais garçons, des Italiens venus de l’autre côté de la frontière, tous éléments se liguant contre les forces du bien jusqu’à leur tordre le cou pour transformer cette belle région en un lieu de non-droit dont l’origine et les aboutissants échappent à la sagacité des sociologues, criminologues, journalistes rassemblés pour se pencher sur le berceau de la communauté fragile en proie comme celle de St Aignan à la vindicte d’individus frappés par la mort d’un des leurs sous le balles tirées top vite ou trop tardivement par des forces de l’ordre sous la houlette d’un chef dont on souhaiterait mieux appréhender stratégie, pensée, intentionnalité, philosophie afin de sonder son cœur, son âme sinon son esprit.

État des lieux

Ce qui a caractérisé le débat d’hier soir, c’est une prise en compte minime de l’état des lieux qu’il s’agisse dans la première cité des forces du bien représentées par les hauts lieux de la science, de la technologie, de l’enseignement et de la recherche si adoubée par la Ministre de l’Enseignement supérieur et dans la seconde de la localisation des évènements à distance de tout foyer de rébellion. D’où la difficulté pour les éminentes personnalités présentes autour du plateau de clarifier une situation complexe. La sentence consistant à affirmer même à travers des amplificateurs d’images et de son que le pays va mal, que la situation est mauvaise sinon préoccupante ne résout en rien un problème qu’on souhaiterait voir étudié sinon résolu à travers des instruments modernes tels que les statistiques, la sociologie, l’histoire, la politique. Évènements isolés tenant plus du fait divers que d’une ébauche de philosophie révolutionnaire ou tendance à une évolution de l’histoire générale de nos sociétés, de l’éthique et de la morale, on n’en saura pas plus pour aujourd’hui en attendant que la sécurité soi assurée, les esprits calmés, le civisme reconduit et la pensée rétablie.

Questionnement :

Que dit Rousseau quand il propose de traiter de la dégénérescence à l’anarchie dans les termes suivants : "Comme la volonté particulière agit sans cesse contre la volonté générale, ainsi le gouvernement fait un effort continuel contre la Souveraineté. Plus cet effort augmente, plus la Constitution s’altère...Comme il n’y a point d’autre volonté résistant à celle du Prince ...il doit arriver que ce dernier opprime le souverain et rompe le traité social." ?