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De belles images qui confortent, réconcilient ou trompent

dimanche 11 juillet 2010, par Picospin

Ce qui est moins évident et n’est pas révélé dans l’article que le journal Le Monde destine à ses lecteurs, c’est que l’imagerie ne peut donner que ce qu’elle a de plus précieux, c’est à dire au mieux une image tridimensionnelles des lésions responsables des symptômes et des ignés présentés par le patient. L’imagerie en elle même ne saurait être capable de fournir une indication sur le fonctionnement des organes, encore que cette possibilité soit largement en vue pour un avenir rapproché dès lors que les jours ne sont pas éloignés où l’on pourra connaître le fonctionnement des organes atteints par ce que l’on appelle l’imagerie fonctionnelle qui s’approprie des structures atteintes et désignées par l’imagerie anatomique. Pour le moment, ce qu’on appelle l’imagerie fonctionnelle ne donne qu’une approximation des dysfonctionnements de l’organe ou des organes atteints et lésés. Cette indication relève de la consommation d’oxygène des structures anatomiques endommagées que les images obtenues par radiologie permettent de déceler. Une structure atteinte consomme moins de carburant et donc d’oxygène qu’un organe sain ce qui permet de détecter d’autant plus facilement la diminution de son fonctionnement. Dès lors, il est permis de mettre en oeuvre toutes les techniques permettant de le revasculariser pour lui redonner vie et le sortir de la mort provisoire qui lui avait été infligée par l’absence momentanée d’irrigation sanguine de son tissu noble. Comme ces images peuvent être transmises facilement et rapidement à l’aide de l’internet, il est évident que les informations et données recueillies atteignent sur le champ toute équipe située à distance du traitement de l’information ce qui permet aux manipulateurs de l’interventionnel sinon de la chirurgie de corriger le défaut détecté par les équipements sophistiqués dont on se plait à louer les qualités et la modernité. Il appartiendra aux générations du futur de dresser le bilan économique, financier, technique, médical obtenu à l’issue de la mise en route d’abord expérimentale puis clinique de cet appareillage et d’évaluer son rapport cout, sécurité, efficacité et éventuellement l’emploi plus tardif de la robotisation et des interventions guidées par le maniement de l’imagerie.