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De l’ascension de la Vierge vers l’Azur aux effets délétères des bureaux obscurs

mercredi 15 août 2007, par Picospin

Le 15 Août est consacré à l’Assomption de la Vierge. Cette annonce relève plus de l’ésotérisme que d’une information claire et compréhensible pour la plupart, quelle que soit leur implication dans le domaine du religieux, particulièrement celui qui est consacré ai catholicisme. Peu de renseignements sont fournis par cette montée au ciel dont on sait peu de choses.

Un symbolisme

Quel symbolisme représente cet acte ou plutôt ce phénomène surnaturel qui vise à mettre les malades, les mourants, les blessés de la vie sous la protection de la Mère universelle, ici représentée par la mère de Jésus sur terre, celle qui a fourni au monde le Messie. Comme sa mère, il a suivi son élévation au ciel où tous deux occupent une position favorable à l’aide aux pauvres humains qui la sollicitent du fond de leur misère physique et morale. Le nombre des personnes qui se rassemblent sous l’égide de cette manifestation commémorative ne cesse d’augmenter comme c’est le cas de nombreuses démonstrations du souvenir, quel que soit la personne ainsi commémorée, pourvu qu’elle porte un nom célèbre, qu’elle ait accompli une action d’éclat.

Dévotion au criminel ?

Pour vérifier cette hypothèse il n’est besoin que de se pencher sur l’intérêt, le succès, sinon le respect suscités par un assassin de haut rang nommé Mesrine dont on tourne actuellement au cinéma les exploits célèbres en son temps. Vous croyez sans doute que ce malfaiteur a eu une carrière exceptionnelle si l’on peut utiliser ce dernier terme pour illustrer ses faits d’arme ? En réalité c’est presque à une dévotion nationale qu’on a affaire comme si certains osaient mettre dans le même panier des héros de la guerre de 14-18, de 39-45, de la Résistance. Ces confusions entretiennent une ambiance où le chaos l’emporte sur l’organisation, les méfaits sur la dignité de l’homme, le crime sur le bienfait. On peut légitimement se demander jusqu’où ira cette irrationalité dont le chemin est montré à coups d’énormes pancartes par les manifestants de tout bord qui arrachent des plantes sous prétexte de leur modification génétique, qui cherchent à empêcher la construction d’un aéroport parce que les avions qui y atterrissent ou en décollent polluent ciel et terre.

Une idéologie ?

Pour la réduire, quelles mesures proposent les généreux idéologues si ce n’est de poser des ailes sur les flancs des moutons pour essayer de leur faire traverser les continents ? On se met à songer à notre délicieux Saint-Ex qui avait pour seule obstination celle de faire dessiner un animal de ce type, allégé d’une laine déjà tondue pour réjouir le cœur des enfants. Pendant ce temps, éclatent dans divers lieux des phénomènes étranges qui présentent la particularité d’appartenir au domaine de la médecine mais qui échappent à tout diagnostic raisonnablement établi, à toute filière physio pathologique construite sur des données scientifiques. Ils se différencient pourtant pour le moment des phénomènes de type religieux contrôlés par l’Eglise catholique en ce que nulle autorité n’a cherché à les interpréter et encore moins à les revendiquer ou à les prendre à son compte. On rapporte de ci de là des symptômes bizarres apparaissant et disparaissant du jour au lendemain, survenant chez des employés de bureau de préférence dans des locaux mal ventilés, non climatisés et où s’entassent des fonctionnaires ayant des compétences diverses et qui sont littéralement « mal dans leur peau ». En parler aux psychiatres serait déshonorant car cet acte permettrait de classer cette symptomatologie dans le cadre des supercheries sinon de l’hystérie et encore moins dans celui de l’hypochondrie.

Le repos des bureaucrates et le dépassement de soi

Simultanément, la société produit des enfants, des adolescents et des adultes qui cherchent des émotions réelles faute de les trouver dans la lecture, la contemplation d’œuvres d’art, la fabrication d’objets artisanaux. Ces émotions sont moins d’ordre affectif que de type existentiel. Presque tous font l’objet d’un enjeu vital que l’on veut encadrer par la surveillance de moniteurs diplômés dont ce papier serait l’ultime garantie de sécurité contre les risques. On a connu le saut à l’élastique après des siècles pendant lesquels les nobles jouaient à la roulette russe. On se lance maintenant dans le les descentes en canots car elles pourraient offrir une compensation aux fortes émotions engendrées par les exercices des foires ou des Disneyland. L’appétit d’aventures à risques pour se « dépasser », aller au bout de soi risque s’il se développe de faire plus de victimes que les guerres les plus meurtrières à condition qu’on laisse suffisamment de paix et le liberté aux citoyens pour qu’ils aient le temps d’épuiser leurs caprices de jeu avec la vie. Leur temps ne serait-il pas mieux occupé à construire leur personnalité morale, intellectuelle, artistique ou physique pour pouvoir la mettre au service d’une cause impliquant la dimension de l’humain plutôt que la futilité

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