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De la gentillesse des uns à la réaction douloureuse des autres

une manière de vivre et de réagir ?

dimanche 9 septembre 2012, par Picospin

On dit que ce fluidifiant n’exerce pas toujours une mission de salut public et qu’au contraire, il cache parfois, sinon toujours la poursuite d’un intérêt personnel même s’il est utilisé par des personnages aussi dignes d’estime que Sœur Teresa lorsqu’en son temps elle se penchait sur le sort des blessés et des malades en leur manifestant de la tendresse, de l’empathie, de la compassion au même titre que pourrait le faire un vendeur de voitures tentant d’exercer sa séduction sur tout client éventuel, susceptible d’acquérir une vieille voiture d’occasion à bas cout, on dirait aujourd’hui « low cost » pour emprunter le langage commercial en vogue.

Certains regrettent les manières de gouverner du temps jadis, on veut dire du pouvoir précédent qui a laissé un héritage difficile à assumer. J’appelle ce temps celui des prédécesseurs du gouvernement actuel qui ne cesse d’être accusé de passivité, d’irrésolution, de déresponsabilisation face à l’agitation frénétique d’un ou des prédécesseurs qui réagissaient à l’événement comme le font les émotions et les sentiments, dans un court circuit réflexe qui n’emprunte que peu d’éléments à la réflexion, à la sérénité, à la consultation d’autrui toujours susceptible de connaître sur un sujet ce qu’on n’identifie pas soi-même. Pour chaque décision importante, est-il dit, une commission est réunie qui consulte, conseille, réfléchit, tente de parvenir à un consensus avant de se lancer dans des programmes d’investissement et de réalisation qui engagent les deniers publics. On suppose et on espère que ses membres ont des connaissances approfondies sur les sujets en discussion. Cette manière d’opérer est assurément plus logique, plus sûre et plus rationnelle que celle de confier les solutions à l’initiative d’un seul qui croit tout savoir mais ne saurait disposer des données et informations suffisamment documentées pour engager la responsabilité de l’administration. C’est qu’en effet, l’homme a la mission sur sa terre de gérer et préserver la vie efficacement, ces deux contributions de la conscience en général et de la conscience en particulier. Quand la conscience est handicapée l’homme peut se révéler incapable de gérer sa vie de façon indépendante même si ses fonctions de base sont normales. Est-ce cette situation, ou cette condition physiologique que regrettent les nostalgiques de la précédente autorité qui souhaiteraient que les décisions soient prises dans un délai inférieur à la microseconde pour que les miracles se déroulent à la vitesse d’un TGV, d’un avion supersonique ou des fusées destinées à notre planète cousine affublée du nom guerrier de Mars pour lui conférer l’importance qu’elle pourrait exercer sur les conflits potentiels de notre planète Terre où les guerres ne cessent jamais, les destructions se renouvellent et décisions, lois et décrets se multiplient comme bactéries à l’affut de plaies à contaminer. Les mécanismes assurant la gestion et l’entretien de la vie ne sont pas une nouveauté dans l’évolution biologique et dépendent moins de la conscience ou du cerveau qui en est le promoteur, que des phénomènes sociaux. En tant que réponses d’admiration ou de compassion évoquées par certains types de comportement, organisés sous forme de récit, ce dernier est susceptible de déclencher des réactions de compassion ou d’admiration comme le suggèrent les images d’imagerie fonctionnelle enregistrées lors de ces épreuves. Le trait commun aux deux conditions de talent et de douleur physique provoquant une réponse des structures qui traitent ce type de réaction est l’implication du corps mis en branle par les allégeances des deux parties de régions particulières du cortex postéro-médians appartenant aux agencements du cerveau. De la sorte, on est parvenu à la conclusion que la compassion pour la douleur physique, image souvent renvoyée par la vision d’une grimace de supplice, calvaire ou affliction suscite dans une région précise du cortex des réponses plus rapides que dans la douleur mentale et qui s’atténuent puis disparaissent aussi plus rapidement. Ces temps de réponse sont également ralentis quand il s’agit de douleurs mentales, assurément moins promptes à se manifester mais aussi plus lentes à disparaître. L’héritage des acteurs professionnels du passé reste difficile à assumer quelques mois seulement après le changement politique intervenu dans ce pays. La critique est de ce fait d’autant plus facile que la responsabilité de la situation présente incombe entièrement aux agissements du passé qu’aux réflexions plus lentes et aux décisions plus muries pour le futur.

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