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Un si bon Président

De la tête aux pieds et inversement

Trains de vie ?

mardi 29 juin 2010, par Picospin

Ce n’est pas moi qui le dit et le divulgue mais un fin journaliste d’investigation de la BBC qui ajout l’intelligence à un humour tout britannique. Le Monsieur en question, sans doute excité par le train de vie très élevé que mènent les ouailles sous sa juridiction, se plait à utiliser toutes les ressources obtenues par sa haute position dans la hiérarchie d’un jeu qu’on joue avec ses pieds mais aussi encore plus avec sa tête.

Autorités et compétences

De ce côté, on peut faire confiance à notre dirigeant hors pair qui manie avec une extrême délicatesse et science des avantages financiers sa propre barque qui n’est pas près de couler dans les eaux parfois sales que cette discipline dite sportive doit traverser avant de rejoindre l’autre rive, celle de l’éthique, de la droiture, de la vertu et de l’honnêteté. Il reproche en particulier aux agents de la politique française de s’être mêlés de ce qui ne les regardait pas ou de ce qui risquait de déranger le Président au-dessus des lois qui sait merveilleusement arranger ses propres affaires avant de le faire pour celles des autres. Accuser la politique gouvernementale française d’ajouter son incompétence à celle, déjà notoire des responsables du football français est une évidence que personne ne saurait nier au vu de l’affichage des résultats des confrontations intervenues récemment à l’occasion de la Coupe du Monde. Sont intervenus successivement dans ce jeu pour pieds inventé par les Anglais au titre de l’ironie le Président de la République qui a sauté à pieds joints, si l’on peut dire sur ces affaires pour déclarer que le pays serait sauvé par le sport.

Prophètes

Il a oublié d’ajouter que cette prédiction se produirait dans 6 ans à l’occasion du Championnat d’Europe dont le site et l’organisation seraient dévolus à la France. A cette occasion, on ne saurait trouver meilleur représentant qu’un ancien joueur glorieux, spécialiste des coups de pied dits de réparation pour punir l’adversaire d’avoir commis un acte répréhensible. Puis sont venues successivement deux représentantes de la gent féminine qui ont cru devoir ajouter à ces prophéties des commentaires sur le mode de vie de joueurs trop gâtés par la vie après l’avoir été si peu au cours de leur jeunesse et du fait même des conditions sociales de leur naissance. Toutes deux se croyaient investies d’une mission divine assortie d’une note miraculeuse dans laquelle elles trouvaient les ressources exceptionnelles pour fustiger les sportifs de « haut niveau » de s’adonner un peu trop aux joies procurées par une vie trop facile d’où l’argent, les revenus, les primes et salaires s’écoulaient comme les eaux venues des chutes du Niagara. Nos deux thuriféraires sont passées en quelques heures de l’opprobre à la glorification en vertu du principe qu’il est du devoir impérieux du gouvernement de soutenir ses équipes nationales avec la dernière des énergies pour leur permettre de faire front contre un ennemi insaisissable capable de surgir de partout pour contrer par le jeu, les règlements, les tricheries et coups bas les actions si pures et vertueuses de ses propres citoyens.

Transferts de nationalités ?

Tous ne provenaient pas du pays de naissance mais cette unité dans l’adversité soudait la nation et lui permettait d’envisager un avenir sans nuage et sans soucis. Ces discours malheureusement n’offrirent que peu de prise à la satisfaction des internationaux qui s’aperçurent trop vite que leurs dirigeants, faciles à placer au féminin, n’avaient qu’une connaissance plus que fragmentaire du sport au sujet duquel étaient émis des jugements péremptoires, propres à disqualifier joueurs, sportifs, entraineurs, administrateurs et entraineurs, sinon commentateurs de radio et télévision incapable d’aligner trois mots de suite au cours de leur discours pendant le déroulement des matchs. Leurs épisodes étaient faciles à analyser sauf par les arbitres présents sur le terrain et dont aucun ne portait les appareils légers qu’on appelle lunettes et qui maintenant servent plus d’enjoliveurs que d’instruments optiques. Ce que tout le monde avait décelé avec clarté, les arbitres des fédérations ne le voyaient pas au grand dam des équipes frustrées par des décisions injustes.

Les grandes manœuvres

De cela, peu en avaient cure, tant ils étaient occupés par les manœuvres de terrain se déroulant moins souvent sur le gazon que dans les niches obscures de l’administration, des finances, et plus généralement des affaires. Dans ce domaine d’ailleurs la palme revient facilement et hors de toute concurrence à un chef de gouvernement voisin dont l’ordonnancement rigoureux des cheveux tient lieu de cerveau. A l’issue d’une série catastrophique, nos deux gentilles dames modifièrent ton, opinions et discours pour accuser les hautes autorités de ce sport d’avoir sciemment négligé la préparation des officiants des cérémonies quasi-religieuses et plus grave encore d’avoir menti au peuple et à leurs supérieurs. Ces fautes considérées comme impardonnables seront punies avec la plus extrême sévérité au point de remplacer tous les responsables irresponsables par des successeurs qui risquent de l’être au moins autant sinon plus que les prédécesseurs.

Vous pourrez lire dans une autre édition de la nuit quelques bribes prononcées par la Ministre de la Santé et des Sports. Elles présentent un certain intérêt pour le lecteur naïf qui croit connaitre les rouages intimes du sport dit de haut niveau et l’intrusion qui y est faite par l’État comme le regrette le personnage photographié en haut de cette page.

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