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Débat

jeudi 3 mai 2012, par Picospin

Les arguments fusaient mais retombaient peu après leur départ de la bouche des protagonistes, mués en adversaires, champions de catch ou de boxe plus que comme des intelligences capables de frapper à coups d’arguments plutôt qu’à coups de mensonges ou d’interrogations subtiles prenant manifestement l’autre pour un imbécile, sinon un demeuré mental ou pire un vieillard frappé d’une quelconque maladie d’Alzheimer ayant perdu la mémoire sinon la conscience.

Le saviez-vous ?

Y faisaient allusion des questions aussi stupides que « savez-vous que … » continuées par des citations que le moindre citoyen sachant lire connaissait par cœur sur la situation financière, la dette de la France, l’ampleur du chômage, cause naturelle de la misère des Français. Répéter des vérités était à l’ordre du jour de la part d’un Président qui savait de quoi il parlait puisqu’il était l’auteur de la grande majorité des initiatives visant à rembourser la dette, à appauvrir plus les riches que le pauvres et à parler de l’Europe qu’il aurait contribué à redresser malgré les difficultés politico-économiques du moment auxquelles est venue s’ajouter cette fameuse crise qui excuse tout, depuis les comportements inhumains, les rejets d’immigrants et le trop plein des mêmes qui viennent prendre la place des autochtones comme l’affirme le parti politique plus proche de celui de la Présidence que du peuple qui souffre. Dans ce contexte, les économies ne sont pas nécessairement à l’ordre du jour, en particulier dans le domaine de l’Éducation Nationale où il est reproché au gentil Président de sevrer le personnel des membres dont il aurait besoin pour survivre et continuer d’éduquer les nouvelles générations en perdition par manque de repères, de tradition, de croyances, d’idéologie et surtout de maitres de bonne qualité capables de les conduire vers les notions de base de la vie puis l’exercice d’une profession plus que d’un métier et surtout d’un emploi.

De fameux postes

La création des fameux postes dans le cadre de l’enseignement signifie dans ces conditions la confiance en l’avenir d’une jeunesse encore déboussolée et qui a besoin de tutorats pour commencer et poursuivre son chemin vers la rencontre d’un âge adulte plus propice à la réflexion, au calme, à la sagesse que les agitations incessantes copiées malgré elle à partir de la mimétique du Président qui confond envers et contre tous activisme et agitation avec prise de décision, analyse de résultats et déduction de conclusions à partir d’une rationalité venue des Lumières mais actuellement en menace d’extinction en raison des courants d’opacité qui couvrent le ciel de nombreux pays. Les contradictions ne faisaient pas peur dans cette discussion si l’on en croit les allusions répétées à la France tant aimée dont on disait qu’elle représentait un monde ouvert, affirmation qui avait été contredite à plusieurs reprises 24 heures plus tôt par des allusions itératives à la nécessité de mettre des frontières partout, sans dire ou oser dire où elles seraient construites et de quel béton elles seraient faites, surtout à quel usage elles serviraient.

Encadrements de tableaux ou d’élèves ?

En réalité, avait-on besoin d’un encadrement professoral pour les pauvres élèves laissés à l’abandon, faute de disposer du nombre adéquat d’enseignants qui n’aurait pas d’importance, en attendant que la qualité supplée à la quantité, ce qui ne ressemble guère aux organisations des pays d’excellence dont la France rêve de faire partie avec ou sans, malgré les classements parvenus dans la monde à partir des notations de Shanghai. Tout devait être mis sur le compte d’une crise d’une « violence inouïe » terme répété à l’envi depuis fort longtemps pour justifier sinon excuser les imperfections d’une gouvernance dont certains aspects et non des moindres laissait à désirer. Entre temps, on avait radicalement supprimé la formation des maitres avec son Institut qui ne servait plus à rien puisque ces derniers étaient devenus inutiles et que de toute façon la formation pédagogique, au centre de l’activité des dits maitres était devenue la clef de voute du système d’apprentissage. Que dans ces conditions, le défaut d’enseignants et de formateurs fasse cruellement défaut dans les classes de maternelle devenait une question accessoire dès lors qu’il n’y avait plus personne à former qu’une jeunesse sans passé, sans présent et sans avenir qui n’avait plus qu’à fumer des joints pour s’évader d’un monde cruel dépourvu d’amour, d’empathie et de compassion.

Une péninsule ensoleillée mais appauvrie

Si un des participants à cette épreuve pouvait avoir été accusé de s’être précipité dans la péninsule ibérique pour y saluer une personnalité politique alliée, n’était-il pas temps de s’interroger sur la visite d’un ex dictateur d’Afrique du Nord qui selon des opinions pertinentes s’était essuyé les pieds sur les moquettes de l’Élysée avec ou sans, dans sa besace les moyens nécessaires à alimenter une campagne électorale qui servait au pouvoir en même temps qu’à la liberté. Autrefois, personne n’avait rien trouvé à redire à la visite éclair du locuteur de cette soirée aux États-Unis, à l’invitation d’un collègue longtemps considéré et fêté comme un ami de longue date et de grande confiance.