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Opinion publique et intérêt général

Décalages horaires et d’opinions...

Quelles connaissances ?

dimanche 13 mars 2011, par Picospin

Cette observation a une conséquence importante, même pour la relativité restreinte de M. Einstein, c’est que les fuseaux horaires sont arrangés de telle sorte que l’heure n’est pas la même sur toute la surface de notre globe.

Nicolas Hulot et l’Éducation Nationale

Cela vous le savez moins par l’enseignement de Nicolas Hulot que par celui dispensé par l’Éducation nationale à nos petits chéris, et à travers eux, à leurs parents qui les aident à faire leurs devoirs et apprendre leurs leçons. Cette organisation, cette partition de notre planète en secteurs dits méridiens a pour conséquence pratique que lorsqu’il est 7 h du matin à Tokyo, il est minuit en Europe que ce soit à Londres ou Paris. On appelle cela le décalage horaire si difficile à digérer par les voyageurs en avion qui avalent les fuseaux horaires, comme le crocodile le fait de l’impala qui passe à quelques cm de ses crocs. Cette difficulté à se trouver à plusieurs endroits à la fois à la même heure et à atterrir à Paris peu de temps après avoir quitté New York est actuellement traitée et prévenue par des médicaments qui vous font prendre le jour pour la nuit et inversement.

Les primaires du PS, quel intérêt ?

Est-ce une des raisons pour lesquelles on s’escrime à parler des primaires du PS plutôt que de la série des catastrophes survenues au Japon à la suite du glissement de plaques tectoniques ayant engendré hier et avant-hier un séisme d’une extrême magnitude et un tsunami qui a emporté sur les côtes orientales du Japon maisons, voitures, trains et endommagé les installations nucléaires au point d’en détruire les circuits de refroidissement. Pendant qu’on discute à Paris sur le sujet brûlant mais mal refroidi des primaires socialistes, la chute de Sarkozy et les chances de DSK, on laisse pour le lendemain la discussion capitale pour l’avenir de notre civilisation de l’abandon ou du renforcement de la source nucléaire comme technologie propre – dans toute l’acception du terme – destinée à nous donner la lumière, a faire tourner nos usines et à éclairer nos yeux, notre vision et notre cerveau pour mieux deviner notre avenir.

Quel avenir pour la politique et le nucléaire ?

Il était étrange d’entendre les journalistes, historiens et philosophes débattre de l’avenir de la politique et des résultats contestés des sondages alors que de l’autre côté du globe on comptait les disparus, les noyés, on évaluait les risques de catastrophe nucléaire. Les évènements de l’Empire du Levant qui se réveille plus dans une atmosphère de cauchemar que de dans le cadre d’une rationalisation à engager pour décider ce qu’on allait faire de l’avenir du pays touchent les Européens avec le retard que mettent les vagues du tsunami à atteindre les côtes californiennes. Les conséquences à terme de cette catastrophe multiparamétrique sont encore difficiles à prévoir. Surtout si on les évalue en tenant compte du coefficient amplificateur à ajouter systématiquement par l’application du principe de précaution. Arrivé sur le « marché » du savoir, il a pénétré toutes les couches delà société, sournoisement, car plus personne n’osera plus ne pas en tenir compte.

Responsabilité

Cette politique vaut aussi bien pour son éthique de responsabilité personnelle qu’en raison des incertitudes scientifiques qui président aux délibérations préalables à toute prise de décision. Comment partager le risque, éviter de le faire endosser par les générations futures, accroitre les connaissances sur ses véritables enjeux pour se prémunir contre toute plongée dans une caricature susceptible de nous faire entrer dans un autre âge d’obscurantisme et d’arbitraire. Prométhée veille qui insiste sur « les misères et fatalités qui s’abattent sur l’homme de bien comme la brièveté de la vie, la vieillesse, les maladies incurables, les faiblesses du corps et de l’esprit qui témoignent que la Nature n’est pas si bonne mère et ne fait pas toujours bien les choses » comme l’explique Bacon (1627, La nouvelle Atlantide). Qui faut-il croire quand on peut lire que « plus l’homme touche à la nature plus il s’extermine » ou encore ce que JJ Rousseau a lancé contre les sciences et les arts qui auraient « corrompu les mœurs rustiques et naturelles » et dont l’inutile progrès « n’a rien ajouté à notre félicité puisque les hommes ordinaires ont besoin de vertu plus que de connaissance ».

Sondages

Il est à craindre qu’au décours des catastrophes japonaises ne viennent s’ériger en thuriféraires du précautionnisme la cohorte des médiatiquement sondés, prompts à s’infiltrer dans les avis de l’opinion publique. Comment les empêcher de clamer victorieusement qu’il faut se souvenir du « processus hautement probable de fusion, au cœur des réacteurs 1 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima », des « 10 000 morts dans la préfecture côtière de Miyagi, la plus proche de l’épicentre, a annoncé dimanche le chef de la police locale, cité par la télévision publique NHK » de « l’état d’urgence décrété ce dimanche dans une deuxième centrale nucléaire japonaise, celle d’Onagawa, où un niveau élevé de radioactivité a été enregistré.

Catastrophes en série

Après le tremblement de terre de vendredi, un incendie s’y était déclaré, dans un bâtiment abritant une turbine ». Comment prévenir la diffusion des opinions exprimées par le relais du populisme, de la xénophobie, de l’abstention dans le doute à partir des esprits qui focalisent leur attention plus sur les couts que les bénéfices, plus sur les faibles probabilités, le « bon sens populaire », la sagesse collective, l’expertise démocratique par une production de la raison qui oublie qu’elle ne sait pas tout. Les décideurs sont-ils suffisamment « formés » pour opposer leur veto aux attaques redoutables de l’opinion publique et mettre dans l’urne le nombre suffisant de boules pour emporter la décision en faveur de l’intérêt général.

Questionnement éthique :

1. Peut-on s’attendre à une politique de retrait de l’industrie nucléaire au Japon après les catastrophes successives qui s’y sont produites ?

2. A l’inverse peut-on envisager une explosion dans la demande de constructions anti-sismiques à l’industrie du bâtiment japonaise en raison de la parfaite tenue des immeubles de Tokyo ?

3. Quelles décisions à attendre de la part des autorités japonaises en ce qui concerne le développement du nucléaire dans ce pays ?

4. Le principe de précaution incite-t-il à la paralysie ou à l’action ?