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Dégradation

dimanche 18 décembre 2011, par Picospin

Cette question paraît aussi étrange que la réponse susceptible d’être donnée. Faut-il vraiment rembourser les dettes ? Qui s’y emploie réellement et qui l’aurait fait régulièrement avant que ne se déclenche ce mouvement d’agitation qui secoue en ce moment les banques et les étranges agences de notation qui menacent de leur couperet les pays les plus pauvres comme les plus riches.

Quel droit invoquent-elles pour agir ainsi, envers les nations qui sont obligées, pour survivre d’emprunter parfois à des taux tels que leur économie se trouve dégradée au point d’appauvrir tous ceux qui auparavant vivaient dans un confort artificiel mais rassurant et garant de l’avenir des enfants ? On disait autrefois, avant l’éclatement de la crise qu’on dot écrire avec un C majuscule et des lettres d’imprimerie que les Etats-Unis vivaient au-dessus de leurs moyens, à crédit et qu’ils comptaient sur le monde entier pour les renflouer en cas de panne ce qui les dédouanerait de l’obligation de rembourser des dettes déjà très anciennes encourues depuis fort longtemps. Cette situation pourrait à la rigueur les dispenser de rembourser une certaine partie de leurs dettes si bien qu’en définitive ce grand pays si riche d’apparence vivrait aux crochets des autres moins bien lotis que lui, en constante situation de crédit. C’est cette dernière qui aurait contraint un certain nombre de banques de déclarer leur faillite et de provoquer la crise dont l’existence paraît problématique à certains même si nombreux sont les hommes politiques qui tirent profit de cette situation malheureuse pour plaindre ou feindre de le faire pour une population malheureuse aux bords de la catastrophe, de l’indigence et de la pauvreté décrétée selon les critères des organisations internationales qui maintenant décident de l’état de misère d’une population selon des règles strictes et très précises. On ne sait toujours pas à l’heure actuelle si l’on tire profit de cette crise financière ou supposée telle ou si elle s’impose à la réalité des gouvernants qui organisent des bals et des rencontres moins pour régler des problèmes et faire face à une conjoncture difficile, s’engager dans des danses joyeuses ou macabres pour susciter l’intérêt des plus riches ou la plainte des plus pauvres. Toujours est-il que le temps passe qui permet de s’installer dans une situation dramatique ou volontairement dramatisée pour apitoyer, générer de l’aide et permettre aux fameuses agences de notation de s’adonner à l’attribution de notes qui n’ont comme équivalent du ridicule que celles qui sont consenties ou concédées aux mauvais élèves des classes dans certains pays comme la France plus pour faire courber les échines ou déshonorer que pour faire perdre l’estime de soi, condamnation définitive de toute chance de réussite ultérieure dans la vie. On peut se demander quelle est la véritable légitimité de ces organismes autoproclamés qui jouent avec la vie, la mort et le malheur des gens avec condescendance, mépris du haut de leur puissance factice, de leur savoir discutable et de leur arrogance stupéfiante. Le plus étonnant dans l’histoire est l’extrême timidité des grands de ce monde qui n’osent proférer aucune critique, protestation, irritation contre ces collectivités qui ayant pris des pouvoirs, croient les posséder tous et jouir de tous.