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Fondation Robert Schumann

Dernières nouvelles de l’Union Européenne

Que se passe-t-il à Bruxelles ?

mardi 15 septembre 2009, par Picospin

Crise financière :
Parlement/BCE
Un point de presse commun entre le Parlement européen et la Banque centrale européenne (BCE) concernant la crise économique et financière s’est déroulé le 9 septembre. Jerzy Buzek, président du Parlement européen, a approuvé l’initiative de 8 États membres de poursuivre les réformes dans le secteur bancaire et a pris "bonne note" des propositions en faveur de la création de taxes et de plafonds pour les bonus ainsi que de l’annulation des récompenses si les investissement périclitent. Il a souligné qu’il "n’était pas simple de répondre à de telles propositions au niveau européen" mais que le Parlement, à son niveau, les soutenait. IL a également précisé que le Parlement était un farouche partisan de l’élargissement de l’eurozone. Jean-Claude Trichet, président de la BCE, a énoncé que "la crise n’était pas finie" mais qu’il appréciait le "niveau d’unité (européen) sur le plan global".

Prévisions

Selon les prévisions économiques de la Commission européenne publiées le 14 septembre, l’Europe sortirait de la récession, mais l’incertitude resterait élevée. La situation économique s’est améliorée depuis le 2e trimestre, ce qui permet d’établir de meilleures perspectives de croissance pour le 2e semestre 2009. Toutefois, comme l’activité économique s’était détériorée plus que prévu à la fin de 2008 et au début de 2009, le PIB devrait accuser un recul de 4% pour l’ensemble de l’année, à la fois dans l’UE et dans la zone euro. S’il est possible que la reprise surprenne par son intensité à très court terme, il reste à voir dans quelle mesure elle sera durable. Les prévisions de la Commission en matière d’inflation pour 2009 demeurent inchangées à 0,9% pour l’UE et 0,4% pour la zone euro, dans la mesure où les effets de base liés aux hausses passées des prix de l’énergie et des denrées alimentaires qui poussaient les prix vers le bas s’estompent, et que l’on n’observe pas de pressions inflationnistes significatives.

Allemagne
Les signes de reprise économique se multiplient en Allemagne. Après avoir plongé dans le sillage de l’effondrement du commerce mondial, le commerce extérieur allemand a affiché au mois de juillet un excédent de 13,9 milliards €, soit un chiffre supérieur aux attentes des experts, qui tablaient sur un excédent commercial de 12 milliards € en moyenne. Les exportations allemandes se sont stabilisées en juillet, avec une hausse de 2,3% par rapport au mois de juin. Elles restent toutefois à un niveau bas (-18,7% sur un an), mais les analystes s’attendent à ce qu’elles continuent de se redresser à l’automne. Simultanément, le ministère allemand de l’Économie a enregistré un rebond des commandes industrielles. Les responsables politiques et les économistes mettent toutefois en garde contre un excès d’euphorie. Des facteurs structurels, comme le niveau du chômage et le ralentissement du crédit, risquent de freiner la reprise.

Espagne
Le 9 septembre, à l’occasion de la session plénière de rentrée du parlement espagnol dédiée à la crise économique, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, a annoncé une hausse de la pression fiscale de 1,5% du PIB en 2010 afin garantir les dépenses sociales et freiner l’envolée des déficits. L’objectif principal pour l’Espagne reste d’inverser la tendance qui a vu le pays perdre 1 500 000 emplois depuis un an et demi. A cette fin, il a annoncé que le gouvernement est en train de travailler à la loi sur l’économie durable, qui contiendra un vaste éventail de réformes à la fois sur le plan économique, environnemental et social.

Royaume-Uni
Le gouvernement britannique a décidé de tailler sans tabous dans les dépenses pour renflouer des finances publiques exsangues. Le ministre des Finances Alistair Darling s’est engagé le 8 septembre à réduire le déficit public, qui devrait grimper à 175 milliards £ cette année, de moitié dans les quatre ans qui suivront la reprise. "Nous devons identifier les actifs du secteur public non essentiels que nous pouvons vendre, pour libérer des capitaux. (...) Nous devons examiner les dépenses publiques dans leurs moindres recoins, et allouer l’argent là où il sera le plus efficace pour améliorer la vie des gens", a-t-il annoncé.

Climat

A 87 jours de la conférence de l’ONU sur le changement climatique, qui se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre, les ministres des Affaires étrangères britannique, danois, espagnol, français, finlandais et suédois ont publié, le 12 septembre, une lettre conjointe sur les efforts à produire pour faire face collectivement au défi diplomatique que constitue cette conférence mondiale. Les 6 ministres s’engagent ainsi à rechercher un accord ambitieux, qui permette d’éviter un réchauffement global supérieur à 2 degrés, en mettant en oeuvre les efforts diplomatiques et financiers nécessaires pour obtenir des engagements tout aussi ambitieux de la part des autres participants. A cette condition, ils se prononcent en faveur d’une réduction de 30% des émissions de CO2 dans l’Union d’ici 2020. Enfin, ils souhaitent que le sommet n’oublie pas les défis que le changement climatique pose en termes de sécurité et stabilité internationales.

Parlement :
Barroso

La Conférence des Présidents, à savoir les chefs des groupes politiques au Parlement européen et le président du Parlement, ont confirmé le 10 septembre que le vote concernant la reconduction, pour un nouveau mandat de cinq ans, à la tête de la Commission européenne de José Manuel Barroso se déroulera le 16 septembre. Le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a affirmé que "les orientations de politiques générales (de M. Barroso) ainsi que les discussions avec les groupes politiques individuellement ont été profondément appréciées par les eurodéputés et tracent un précédent pour le futur".

Irlande
Le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, s’est rendu en Irlande le 8 septembre à l’invitation de l’Institut irlandais d’affaires européennes et internationales et a délivré un discours sur le référendum de ratification du traité de Lisbonne qui doit avoir lieu le 2 octobre. Il a insisté sur le fait que ce référendum à venir ne constituait en aucun cas un test concernant la popularité du gouvernement irlandais mais bien qu’il portait sur "notre futur commun dans l’Union européenne". Le président du Parlement a affirmé qu’il ne voulait pas "dire aux Irlandais comment voter" mais que ces derniers devaient avoir à l’esprit lors du vote les concessions obtenues par leur gouvernement (garantie de garder un commissaire, indépendance fiscale, respect de la souveraineté irlandaise en matière de neutralité et avortement) lors du Conseil européen de juin.

Commission :
Santé

Les ministres de la santé des pays du G7 et du Mexique, réunis le 11 septembre avec les représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont discuté des mesures de santé publique efficaces à mettre en oeuvre dans la lutte contre le virus de la grippe A (H1N1). Cette réunion ministérielle de l’Initiative pour la sécurité sanitaire mondiale (GHSI) se tient à un moment déterminant, car les experts craignent le déclenchement d’une vague épidémique plus virulente encore dans les mois à venir.

Terrorisme

La Commission européenne a adopté le 10 septembre un panel de mesures visant à permettre aux services répressifs des pays membres de consulter la base de données EURODAC afin de lutter contre le terrorisme et les autres infractions pénales graves, à l’instar du trafic de stupéfiants. Ces mesures constituent également une réponse aux suggestions des eurodéputés et du Conseil visant à rendre la base de données EURODAC plus efficace. Parallèlement, un train de mesures de sauvegarde destinées à protéger les données à caractère personnel a également été prévu. Le vice-président de la Commission européenne chargé de la Justice, liberté et sécurité, Jacques Barrot, a affirmé que les problèmes liés à la coopération transfrontalière doivent être résolus par "une action coordonnée au niveau de l’Union".

112/e-call
La Commission européenne, ainsi que l’ensemble du secteur européen de la téléphonie mobile, a apporté son soutien au système automatique d’urgence embarqué eCall. ECall compose automatiquement le 112, à savoir le numéro d’appel d’urgence unique européen, et communique le lieu de l’accident au service d’urgence le plus proche. Les représentants de l’association GSM ont confirmé leur engagement en faveur de cette technologie de protection civile en signant, au cours d’une cérémonie organisée par la commissaire européenne chargée des télécommunications, Viviane Reding, le 9 septembre, le protocole d’accord de l’Union visant à mettre en oeuvre eCall en Europe.

Afrique
La Commission européenne a décidé, le 8 et 9 septembre, d’augmenter son aide humanitaire pour répondre aux besoins des populations de l’Afrique de l’Ouest et sub-saharienne. Il s’agit, grâce à ces fonds, de lutter contre les conséquences humanitaires du changement climatique, notamment la sécheresse et les inondations. Les fonds seront acheminés, sous la responsabilité du commissaire chargé du Développement et de l’Aide humanitaire Karl De Gucht, par le département d’Aide humanitaire de la Commission (ECHO).

Climat

La Commission européenne a mis en avant, le 10 septembre, un plan destiné à rehausser la finance internationale afin d’aider les pays émergents à lutter contre le changement climatique. Cette initiative a pour but de maximiser les chances de conclure un accord global ambitieux sur le changement climatique à la conférence sur le climat de l’ONU en décembre. La Commission propose que les pays industrialisés et économiquement plus avancés fournissent le financement public prévu par le plan en raison de leur responsabilité dans le changement climatique et de leur capacité à payer. D’ici à 2020, les pays en développement devront en effet probablement supporter des coûts annuels d’environ 100 milliards € pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux conséquences du changement climatique Ce plan pourrait amener la contribution de l’Union européenne à 2,15 milliards à l’horizon 2010, si tant est qu’un accord ambitieux puisse être conclu à Copenhague.

Agriculture/Pêche
Les 27 minsitres de l’Agriculture et de la Pêche ont évoqué, le 7 septembre, la situation du marché européen du lait sur la base du rapport du 22 juillet établi par le groupe de haut niveau chargé de la compétitivité de l’agriculture et du secteur agroalimentaire. Ce rapport comprend non seulement une analyse du marché agroalimentaire mais également un état des lieux des aides dans le secteur des produits laitiers. L’analyse de la Commission, reprise dans ce rapport, est partagée par la plupart des pays membres, ces derniers s’engageant à respecter le bilan de santé de la PAC, tout en gardant certaines inquiétudes, notamment concernant l’étendue réelle des mesures envisagées. Les discussions concernant la question des produits laitiers ne sont pas closes et seront reprises lors du Conseil Agriculture et Pêche au mois d’octobre.

CJCE :
Pari/Internet
Pour la première fois, la Cour de Justice des Communautés européennes a jugé, dans un arrêt du 8 septembre, que l’interdiction faite par la réglementation d’un État à des opérateurs proposant des jeux de hasard par Internet peut être considérée comme compatible avec le droit communautaire. Si la Cour confirme sa jurisprudence antérieure en statuant qu’une interdiction de ce type constitue en principe une restriction à la liberté de prestation de service, elle innove toutefois en recevant les raisons d’intérêt général avancées par l’État portugais, jugeant la réglementation portugaise proportionnée et nécessaire à la réalisation des objectifs de lutte contre la fraude et la criminalité.

Afghanistan
La Chancelière Angela Merkel a assuré, le 8 septembre, dans une déclaration au Bundestag, que toute la lumière serait faite sur le raid aérien meurtrier mené le 4 septembre par l’Otan en Afghanistan sur l’ordre du commandement allemand de la région de Kunduz. Des avions de l’Otan avaient bombardé deux camions-citernes d’essence destinés aux forces internationales qui avaient été dérobés peu auparavant par les talibans. Selon les chiffres du ministère de la Défense, 56 civils figuraient parmi les victimes du raid. La Chancelière a toutefois refusé de voir condamner prématurément les soldats de la Bundeswehr et rappelé le bien-fondé de leur mission. Elle a proposé, le 6 septembre, avec le Président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique Gordon Brown la tenue d’une conférence internationale sur l’Afghanistan à la fin de l’année, afin de pousser les Afghans à prendre leurs responsabilités "là où cela est possible" ainsi que de définir de nouveaux objectifs en matière de gouvernance et d’état de droit .

Chypre :
Négociations
Les dirigeants chypriotes et turcs ont entamé le 10 septembre la deuxième phase cruciale des négociations en vue d’une réunification de l’île méditerranéenne divisée depuis 35 ans. Ils ont notamment tenté de rapprocher leurs points de vue à propos de l’exécutif, notamment de l’élection du président et du vice-président de la future fédération.

Berlin/Prix
La ville de Berlin, qui célèbre cette année le 20e anniversaire de la chute du Mur, a remporté le Prix Prince des Asturies de la Concorde 2009, l’une des récompenses les plus prestigieuses en Espagne, a annoncé le 10 septembre le jury de la fondation de ce prix. "Le Mur de Berlin, symbole de la réunification européenne, a été pendant des décennies la représentation mondiale de la Guerre Froide. La révolution pacifique qui a conduit le 9 novembre 1989 à la chute du Mur et plus tard à la réunification de l’Allemagne, a captivé depuis des millions de personnes dans le monde, contribuant en grande partie au rétablissement de l’équilibre entre l’Orient et l’Occident", a indiqué la fondation dans un communiqué. Le Prix Prince des Asturies de la Concorde avait été remis en 2008 à l’ex-otage des Farc, la franco-colombienne Ingrid Betancourt et en 2007 au mémorial israélien de Yad Vashem à Jérusalem.

France :
Espagne
Le Président français Nicolas Sarkozy et le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ont confirmé le 11 septembre leur volonté de travailler ensemble à la préparation du sommet du G20 de Pittsburgh. Les deux pays partagent en effet des vues similaires sur des questions telles que la régulation financière et le climat. En particulier, l’Espagne soutient les initiatives françaises pour une réglementation contraignante des bonus bancaires et pour la mise en place d’une taxe carbone.

Compétitivité

Le 8 septembre, le World Economic Forum a publié son rapport 2009-2010 sur la compétitivité mondiale. Affaiblis par un système financier fragilisé et une moindre stabilité macroéconomique, les États-Unis sont tombés à la 2e place, laissant la tête du classement à la Suisse, qui se présente comme le pays le plus compétitif du monde. Singapour remonte à la 3e place, dépassant la Suède et le Danemark. L’Inde, La Chine et le Brésil ont remonté de quelques rangs, alors que la Russie, très touchée par la crise économique, trébuche de la 51e à la 63e place. Selon ce rapport, même si plusieurs économies européennes présentent une diminution de leurs performances, l’Europe reste une des zones les plus performantes du monde. 6 pays européens se classent parmi les 10 premiers, et 12 parmi les 20 premiers.

Réformes

Le 10 septembre, la Banque Mondiale et l’International Finance Corporation ont publié leur rapport "Doing Business 2010". Depuis 2004, ce rapport annuel suit et analyse les réformes réglementaires visant à faciliter la pratique des affaires dans 183 pays. Selon le rapport de cette année, malgré la crise financière, le nombre de réformes mises en oeuvre a atteint un niveau record. Ce sont les économies en développement, l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, ainsi que le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, qui ont connu les changements les plus profonds. Le classement pour la facilité de faire des affaires place Singapour en première place, suivi par la Nouvelle-Zélande, Hong-Kong et les États-Unis. Trois pays de l’Union européenne se classent parmi les 10 premiers : le Royaume-Uni, le Danemark et l’Irlande.

UE/USA
Le German Marshall Fund publie une étude "Transatlantic Trends 2009" sur l’opinion publique américaine et européenne. L’étude révèle une attitude très positive des Européens envers les Etats-Unis et la politique du Président Obama, qui contraste avec l’opinion négative qu’une majorité d’Européens avait de l’administration Bush. Par rapport à l’opinion américaine, les Européens font preuve d’un soutien bien plus faible aux opérations militaires en Irak et Afghanistan, et se sentent moins touchés par la crise économique, alors qu’ils font état d’une plus grande inquiétude vis-à-vis des questions climatiques.

Expo/Lübeck
Lorsqu’il remit le Prix Nobel de littérature à Günter Grass, en 1999, le Comité Nobel décrivit son premier roman, "Le Tambour", comme celui de "la renaissance du roman allemand" après la Seconde Guerre mondiale. L’oeuvre, écrite en majeure partie à Paris dans les années 1950, a fait le tour du monde, a été traduite en 40 langues et a fait l’objet d’un célèbre film de Volker Schlöndorff. Aujourd’hui, à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa parution, "Le Tambour" (1959), fameux récit de la vie d’Oskar, l’enfant qui ne voulait pas grandir, fait l’objet d’une exposition exceptionnelle à la maison Günter Grass de Lübeck. Du 13 septembre 2009 au 31 janvier 2010, l’exposition rassemblera des photos, des dessins, des manuscrits et des ébauches qui témoignent de l’écriture de l’oeuvre et de sa réception. Le programme prévoit plusieurs débats et lectures autour du roman et du film "Le Tambour".

Expo/Louvre
Du 17 septembre 2009 au 4 janvier 2010, le Hall Napoléon du Louvre présente une exposition dédiée aux rivalités artistiques qui ont fait de Venise des années 1540 à 1590 un pôle majeur de la création artistique. Les oeuvres de Titien, Tintoret et Véronèse montrent comment ces trois peintres, qui se sont côtoyés pendant de longues années, se sont influencés et inspirés l’un de l’autre, tout en restant des rivaux.