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Les agents attaquent...

Des attaques contre l’homme par le CO² et les microparticules : quelle défense ?

Que faire pour se défendre contre leurs assauts ?

mardi 12 février 2008, par Picospin

Est-il l’équivalent de la culpabilité de l’homme que le monde judéo-chrétien lui a imposé et qui ne le lâche plus depuis que cette culture religieuse l’a assailli, a pénétré par tous les pores dans l’âme et la conscience. Les générations modernes préfèrent parler maintenant de responsabilité depuis que la notion de la prise en main de l’univers par l’homme lui-même - et moins ou plus du tout par Dieu - se fait de plus en plus prégnante et que s’amplifie le concept diffusé par Hans Jonas

Les dangers : CO² ou nanoparticules ?

On fait allusion ce faisant aux émissions de CO² dont on ne cesse de publier des chartes pour moraliser le marché de la compensation. Suffit-il pour se déculpabiliser de compenser les émissions de CO² liées aux déplacements ou au chauffage en finançant des projets permettant d’en économiser une quantité équivalente ? A ce propose les institutions interviennent en légiférant, en conseillant, en moralisant et par là en culpabilisant avant de responsabiliser. C’est ainsi que l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) avertit que « laisser croire aux consommateurs qu’il suffit de verser quelques dizaines d’€ pour effacer leur impact sur la planète, c’est rater l’occasion d’une véritable prise de conscience ». Aujourd’hui, ce marché, où se mêlent associations et entreprises, n’est soumis à aucun contrôle. Chacun peut proposer ce qu’il veut pour capter des clients d’un genre un peu particulier, puisque leur principal mobile d’achat est de se mettre en règle avec ce qu’ils jugent être de leur responsabilité à l’égard des générations futures. Le flou des règles méthodologiques et la faible traçabilité des produits autorisent la présence de projets de compensation de mauvaise qualité et ne procurent pas une information sécurisée à l’acheteur. Il en résulte une troublante hétérogénéité des prix.

Déforestation

"Les projets de reforestation risquent d’être les premiers à en faire les frais, car les conditions requises pour garantir le stockage du CO2 sur une longue période sont particulièrement exigeantes. Si des institutions comme ONF international, filiale de l’Office national des forêts, ont les moyens de les satisfaire, ce n’est pas toujours le cas de structures plus petites. Les entreprises, qui ont alimenté l’essentiel de la demande de compensation, ont parfois été échaudées. Alors que le gouvernement vient de recommander aux compagnies aériennes de proposer à leurs clients des offres de compensation, l’initiative de l’Ademe devenait donc urgente. C’est au moment où la réglementation se resserre autour de ce type de pollution qu’une nouvelle « agression » est signalée. Comme autrefois celle des bombardiers qui venaient lâcher leurs bombes sur les populations civiles et qu’on entendait leur sifflement puis la détonation de leur explosion quand elles atterrissaient. Cette fois, nous entrons dans le monde plus raffiné, plus secret et plus ésotérique de la physique qui dénonce les dangers des nanoparticules. En raison de leur très petite dimension, elles sont susceptibles de pénétrer sous la peau si celle-ci présente une effraction, si elle est poreuse par création de lésions ou usée comme cela peut être le cas chez les personnes âgées. Leur dimension est si petite, de l’ordre de 100 nanomètres (0,1µ) qu’elles sont employées dans l’industrie lorsqu’elle a besoin de produits résistante, flexibles, ou adhésifs.

Franchir des frontières ?

Elles sont capables de franchir les barrières physiologiques de protection de l’organisme au niveau de l’intestin, du système nerveux ou du placenta. L’administration de nanotubes de carbone entraîne le développement d’une fibrose pulmonaire qui compromet les processus impliqués dans la respiration et partant les échanges gazeux en O² et CO² par lesquels le premier est apporté aux organes. Elles interviennent aussi dans des mécanismes de défense de l’organisme comme la réponse immunitaire par la mobilisation de l’activité des lymphocytes, dans l’embryogenèse et des « empoisonnements » par diverses substances dont le cadmium et l’arsenic qui rompent la continuité de la chaîne alimentaire.

Questionnement éthique :

1. Si des mesures contre la pollution par le CO² commencent à être prises, que faire contre de nouveaux polluants comme les nanoparticules qui sont si petites qu’elles peuvent s’infiltrer dans tous les milieux vivants et franchir toutes les barrières anatomophysiologiques de l’organisme ?

2. Sur la base des découvertes récentes, est-on autorisé à interdire leur usage dans l’industrie ?

3. Si on ne peut s’en passer, est-on autorisé à développer des produits capables de lutter contre leurs effets indésirables ?

4. Si oui, quel est le budget qu’on peut consacrer à cette recherche ?

5. Certaines des lésions provoquées par ces minuscules particules ont des effets semblables à ceux de la silicose qui avait fait d’énormes ravages dans la population qui travaillait dans les mines de charbon. Que peut-on en déduire et comment se protéger de cette pathologie ?


Sources :
Le Hir P. Des études démontrent les dangers des nanoparticules pour la santé. Le Monde : 12.02.08
Caramel L. Une charte pour moraliser le marché de la compensation des émissions de C0².
Le Monde : 12.02.08