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Des bêtes et des hommes

Dur apprentissage

mercredi 5 janvier 2011, par Picospin

A force de ne s’intéresser qu’aux hommes et femmes politiques, aux personnes médiatisées pour leur pouvoir virtuel sur on ne sait quoi et dans n’importe quel domaine, on perd de vue l’intérêt passionnant pour les espèces animales, leurs comportements et leur explication par des données tirées de la biologie, des neurosciences, des modèles empruntés aux logiques des ordinateurs ou à d’autres systèmes soumis à l’autorégulation.

Les animaux savants

Les animaux, du moins certains d’entre eux attirent la sympathie sans que l’on sache pour quelle raison fonctionne l’attirance pour les adultes et encore plus pour les enfants. L’effet « peluche » à ne pas confondre avec l’effet « Coluche » joue sans doute un rôle non négligeable dans cette séduction qui fonctionne plus pour les mammifères bien poilus vivant au froid que pour les animaux dits à sang froid vivant au contraire au chaud. Passe encore pour le crocodile à cause du danger qu’il représente et des effets meurtriers qu’il exerce sur les animaux sans défense et naïfs qui se font avaler d’un coup de gueule immense aux bords des rives, mais d’autres considérés comme moins sympathiques procurent des sensations désagréables au contact de leur téguments humides, glacés, qui ne rappellent en rien la chaleur enveloppante de la maman des mammifères, si agréable au contact, si protectrice et si confortable dans ses comportements. Il est vrai que les performances des oies cendrées, si chères à Lorentz, évoluant sur des milliers de km pour rejoindre leur point d’arrivée, ont de quoi ravir les spectateurs et observateurs des mœurs des oiseaux ou autres espèces vivant avec nous autres les terriens ont de quoi susciter l’étonnement, l’admiration, la sympathie pour leurs dons ou ce qui en tient lieu, une fois que ce terme aura reçu des explications complémentaires quant à l’origine, à la naissance, au développement et à la formation de la prodigieuse mémoire à laquelle est faite appel pour naviguer sur des milliers de km sans la moindre erreur sous la direction incontestée d’un guide plus désigné et imposé qu’élu.

Les femmes savantes ?

Les hommes pourraient prendre exemple sur ce mode de fonctionnement pour organiser leur existence, leurs rassemblements, leurs lois, sinon leur justice. On entend souvent dans les discours des hommes les conversations suivantes :
-  Arthur : les animaux ne parlent pas. Pourquoi ?
-  Grossetête : c’est parce qu’ils ne sont pas assez intelligents pour cela.
-  A. Peut-être ne peuvent-ils pas s’exprimer comme nous autres les humains ?
-  G. En tout cas, il est difficile de les comprendre.
-  A. Il faudrait essayer de parler chat ou chien pour entrer dans leur univers.
-  G. Si c’est possible mais je crains que ce ne soit pas très facile pour nous qui avons été éduqués par Rabelais et Molière.
-  A. On ne peut tout de même pas emmener nos petits chéris à la Comédie Française.
-  G. Non, mais on pourrait inviter les acteurs de la Comédie Française chez nous pour qu’ils expliquent comment bien articuler et se faire entendre jusqu’au fond de la salle.
-  A. Excellente idée à condition de ne pas prendre notre chat pour un poulet ou un lapin. Vous voyez ce que je veux dire.
-  G. A propos, il parait qu’on s’est plaint de la manière dont s’exprimait notre Président. Ni chat ni chien mais un discours où l’on relève l’idée force selon laquelle M. Sarkozy « éprouve maintes difficultés à pratiquer la langue française.

Fautes

Il multiplie les fautes de langage, ignorant trop souvent la grammaire, malmenant le vocabulaire et la syntaxe, omettant les accords. » Devant cette situation, il a été demandé de « prendre toutes dispositions nécessaires pour permettre au président de s’exprimer au niveau de dignité et de correction qu’exige sa fonction ». Interrogé sur ces points délicats, le Ministre de l’Éducation Nationale a expliqué que « le Président de la République parle clair et vrai, refusant un style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques qui perdent l’auditeur et le citoyen. …C’est intenter un injuste procès et ignorer son sens de la proximité. Ses paroles …sont le signe d’une grande sincérité ». Ces commentaires suivent de peu les phrases prononcées par le Président de la République en février 2009 : « quand je vois l’étendue des conseils que je reçois chaque jour, ça me donne pas envie de les suivre. On s’demande c’est à quoi ça leur a servi toutes ces années d’études pour avoir autant de mauvais sens »…Après cette exhibition et le chant mélodieux des oiseaux, on se demande qui a besoin d’aller à l’école de la République ? Eux ou lui ?