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Le match du siècle

Des conflits autrefois militaires aux batailles scientifiques actuelles

Allègre-Cornillot vs le GIEC

vendredi 19 février 2010, par Picospin

Ces derniers ne sont pas sortis des feux de la rampe pour avoir des démêlés avec la probité et l’éthique si l’on en croit les accusations portées contre cet organisme en direction de son aptitude à dénouer les fils d’une Ariane empêtrée dans de subtiles démonstrations pour démontrer que des complots sont montés, des opérations politiciennes organisées et des manœuvres diplomatiques engagées qui ont tous pour finalité de persuader le bon peuple qu’une menace pèse sur lui et qu’elle s’exprime par le mythe fondateur et sans fondement d’un enjeu virtuel constitué par le climat de la terre dans un siècle ?

Ce dernier serait assez puissant et pénétrant pour avoir réussi à rassembler malgré ou à cause de la crise les invités de Copenhague qui ont délaissé la sirène qui leur faisait les yeux doux au profit de réunions tenues à une cadence extrême pour convaincre les esprits les plus hostiles et persuader les plus réceptifs de l’urgence reconnue pour protéger la planète d’un réchauffement imminent à l’aide de démonstrations par simulateurs capables du meilleur comme du pire, de matérialiser les conséquences du refroidissement comme celles de la moiteur des tropiques. Dans cette stratégie, l’occident, pour asseoir sa suprématie actuellement vacillante, et souligner sa culpabilité potentielle se doit d’armer les pays du sud pour qu’ils soient en état de freiner les émissions de gaz d’une part et d’en émettre en proportion de l’éventuelle augmentation de leurs besoins, quitte à transférer chez eux les technologies adaptées à cette finalité. A l’appui de ses conclusions, notre ancien Ministre ne craint pas de citer des textes menaçants pour l’homme du futur comme celui-ci « On affirme, à longueur de journaux télévisés, que la Terre serait menacée par un réchauffement climatique – une espèce de canicule généralisée – qui, demain, détruirait la planète. Un réchauffement dont l’homme – c’est à dire nous tous – serait « le » responsable ou – pardon – l’irresponsable. Mais d’un autre côté, depuis trois hivers, tout le monde patauge dans la neige, le froid, parfois la glace. Et nous ne sommes pas les seuls : les Américains comme les Chinois sont logés à la même enseigne. » « Depuis dix ans et pas seulement ces derniers mois – le climat ne donne guère raison aux prévisions alarmistes des experts du Giec. L’hiver 2008-2009 a été, comme le précédent, froid en France, au Canada, en Sibérie. La température moyenne de l’océan n’augmente pas depuis 2003. Depuis dix ans la température moyenne du globe a désormais tendance à décroître. » Claude Allègre prend l’année 2003 comme référence, alors qu’il s’agit d’un pic dû à El Niño, puis 2008, qui est en Niña. L’océan continue de se réchauffer, même si le rythme des dernières années est moindre que celui des années 1990. Les graphiques illustrent moins le réchauffement des océans que la hausse du niveau marin résultant de la dilatation thermique et de la fonte des glaces continentales consécutives au réchauffement. On y voit très bien le petit coup de mou de 2008, puis la reprise, en partie dûe à l’effet thermique. J’ai préféré garder pour la fin la question la plus raisonnable et la moins polémique sur un sujet qui l’est beaucoup trop : « Un journaliste, un politique, un écolo a-t-il plus d’arguments qu’un scientifique ? Ayant lu beaucoup de rapports et d’arguments contradictoires, j’ai la modestie de penser que toute unanimité sur un tel sujet est douteuse. Quant à prendre argument sur les Pays-Bas qui, par définition, lutte depuis des siècles contre la montée des eaux et pour cause puis qu’ils ont bâti leur pays sous le niveau de la mer, cela relève de la manipulation et enlève une bonne part de crédibilité à cet article critique. Les bonnes questions sont : 1.- le réchauffement climatique est-il réel ? 2. si oui :- sa cause principale est-elle l’activité humaine ? 3. - ses conséquences sont-elles si catastrophiques ? Les Russes s’en réjouissent mais pas les habitants des îles du Pacifique. – 4. Doit-on y consacrer des budgets faramineux au détriment d’autres investissements tels que la faim dans le monde, la maladie, la pauvreté ?

Questionnement éthique :

1. S’il est un domaine de la recherche et de la médiatisation qui a besoin d’éthique pour sa validation, c’est bien celui de l’environnement de notyre planète dont les hommes, qu’ils soient honnêtes ou prédateurs, ont envie de s’emparer pour leurs propres fins et leurs intérêts égocentriques.

2. Est-ce particulièrement vrai dans le secteur de l’environnement qui est maintenant laissé de plus en plus à l’initiative de l’homme, être devenu autonome depuis le recul de dieu et des divinités au profit de l’autonomie des hommes et de celui de l’humanité ?

3. Peut-on retrouver dans le dilemme de la responsabilité de la dégradation de la planète la trace d’une vieille culpabilité judéo-chrétienne qui continue de se manifester au travers des fautes possiblement commises par les habitants de notre terre plus soucieux de s’accaparer des richesses de la terre que de s’occuper des malheurs des leurs sembla0bles ?

4. Pour toutes ces raisons, est-il rationnel de délibérer à propos des conflits et controverses entre scientifiques sur l’avenir climatique de notre planète alors que l’impératif est de survivre à des conditions biologiques capables d’emporter le monde dans une dégénérescence progressive et irréversible ?