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Des élections sans électeurs aux totalitarismes en attente de victimes

mardi 23 mars 2010, par Picospin

On sait où cette voie peut mener pour peu qu’elle s’amplifie, s’étale ou se renforce. Si les politiques ne méritent pas d’être élus puis portés au pouvoir, à quoi servent-ils sinon à empêcher le peuple d’agir comme il le pense, le veut, le désire ?

Des orties aux flammes

A partir de ce moment, ils deviennent un outil sans objet, un instrument inutile voire nocif. Dans ces conditions pourquoi le garder, l’honorer d’un salaire, de récompenses au lieu de le jeter sèchement aux orties ? De ces végétaux piquants, qui démangent et dérangent il n’y a pas de grande distance pour atteindre les flammes de l’enfer dans lesquelles on précipiterait bien des individus plutôt malaimés que bien aimés au double titre du rejet et de la punition. Ne plaisantez pas : ces aventures viennent d’arriver à des ministres fidèles de la République sarkozienne dont le numéro chronologique reste toujours inconnu voire méconnu. A partir du moment où ces constats sont faits, la voie n’est pas toujours longue qui conduit à un prétendant universel, à l’appétit démesuré et qui a envie d’avaler et la République et l’état qui va avec, et les fidèles naïfs qui avaient cru pouvoir servir pour se servir. Ces éventualités ne sont pas si rares de nos jours dans les pays aux structures administratives, légales et politiques fragiles dont le risque consiste toujours à écraser les palais y compris leur contenu, même si ce ne sont pas toujours des prévisions météorologiques erronées qui facilitent les coups de foudre s’abattant sur pierre ou boue, les débordements de vagues, les souffles de vent trop vigoureux envahissant et submergeant les nids à peine construits des êtres vivants, hommes, oiseaux, promis à la destruction rapide et à l’engloutissement total.

Phénix sous cendre

Des phénix ne cessent de renaitre de leurs cendres pour expliquer à une nation médusée, des touristes ou immigrés déçus et désespérés que seul un sauveur peut sauver. C’est un homme toujours providentiel dont la tâche innée, portée en lui dès sa naissance sinon avant, et qu’il faut aider à survivre, conduire et dominer, faute de quoi, le malheur risque de s’abattre sur la contrée dans le but secret, conspirateur et séditieux d’abattre les forces cachées dans la nation. Leur seul objectif avoué consisterait à comploter et organiser autour des honnêtes gens un rideau d’opacité propre à être régénéré si un jour le besoin s’en faisait sentir. C‘est ainsi qu’on a vu apparaître, au cours du 20è siècle, une armée de conspirateurs posés sur terre pour sauver le peuple et le tirer des tracas et souricières posés là par des armées de bienfaiteurs, volontaires tout désignés pour encadrer des gens qui ne savent pas exactement ce qu’ils veulent. C’est bien pour cette raison qu’ils ont besoin de l’aide et de l’appui de la population et de l’adoration du chef pour accomplir, dans l’ordre et la discipline, la mission sacrée impartie de toute éternité de sauver encore ce qui peut l’être.

Figures légendaires

Et c’est ainsi qu’on a vu apparaître des figures aussi légendaires qu’adorées comme Hitler venu d’Autriche pour sauver l’Allemagne, Staline venu de Géorgie pour sauver la Sainte Russie dont il fit en quelques instants un champ de ruines et de cadavres, Mussolini, venu du socialisme et de la gauche pour être pendu par les pieds à côté de sa compagne, Pétain et Laval créant avec une rapidité digne d’éloge un État français encore plus rapidement construit que ne le fut la précédente république jetée à terre par des députés plus inconscients que potentiellement courageux. Il est étrange que parfois, sinon souvent des messagers soient venus de près ou de loin s’installer dans des pays voisins ou limitrophes pour y sauver une population qui n’avait pas trouvé dans ses ressources, les forces et âmes capables de les tirer d’un ou de plusieurs mauvais pas. On vit un peu partout, dans une Europe incapable de tenir debout sous l’ivresse de défaites trop vite consommées, des peuples foulés au pied même s’ils étaient assis sur des chevaux héroïques qui n’avaient plus qu’à mourir pour sauver leur honneur.

Réactions en chaine

Certains hommes décidèrent de s’enfuir, d’autres de se suicider ou de mourir, d’autres encore de délaisser des milieux nauséabonds pour rejoindre les forces des lumières et respirer un air plus pur. On décida que ces derniers avaient tous choisi le chemin de l’honneur et de la dignité ce qui n’était pas faux et permettait d’asséner une vérité qui en a fâché plus d’un, tout en rétablissant la vérité et une réalité exempte d’illusions, de lyrisme, de fausse vertu et de symbolisme, voire d’allégories désuètes. Restèrent les sacrifiés de toujours, les boucs émissaires habituels à ces évènements, les habitants précaires des camps jetés en pâture aux bouchers locaux, promis aux tâches que même refusaient d’accomplir les employés des SS ou de la Wehrmacht. Deux satisfactions à cette longue et tragique histoire :
1. les vaincus d’hier sont devenus les vainqueurs d’aujourd’hui et
2. les casques des guerriers modernes sont les mêmes que ceux portés hier par les hordes nazies.

Pendant ce temps, le Président américain Barack Obama remportait une victoire historique. Il a donné pour la première fois de son histoire une nouvelle santé aux Américains, ce qui leur avait été refusé depuis des siècles.